au programme, une perle rare de la britpop et même de la late-britpop puisque cet album est apparu quand, clairement, l'enthousiasme populaire généré par ces jeunes britons désœuvrés commençait sérieusement à s'essouffler.
Comme Oasis, le groupe est mené par deux frères. Comme Blur il ne rechigne pas à expérimenter avec son idiome de référence. Comme Kula Shaker, il inclut pas mal de psychédélisme dans sa marmite de hooks accrocheurs.
A lire toutes ces noms, d'aucun pourrait penser que The Electric Soft Parade n'est, in fine, qu'un infect clone du meilleur du pire de la britpop, il n'en est rien. Déjà, l'ensemble sonne nettement moins anglais que la moyenne de ses devanciers, ensuite, il y a chez ces jeunes-gens suffisamment de fantaisie et de savoir-faire pour éviter l'écueil de la redite trop évidente.
Et de fait, les 56 minutes de leur premier (et meilleur) album passent sans que jamais l'ennui ne vienne poindre le bout de son nez.
Originale la Parade de l'Electricité Molle ? Assurément pas. Cependant, avec juste ce qu'il faut de caractère et de talent, les White brothers nous entraîne dans une farandole tout ce qu'il y a de plus réjouissante.
Credits:
Tom White: drums, vocals, bass, synthesizers, violin, drum machine, piano
Alex White: vocals, guitars, synthesizers, bass, drum machine, piano
produced by The Electric Soft Parade, Chris Hughes & Mark Frith