undrgrnd Cliquez ici ValentinB nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Cliquez ici Acheter Fire Acheter Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo Montres soldes Bijoux Soldes

Commentaires client

3,8 sur 5 étoiles31
3,8 sur 5 étoiles
Format: BrochéModifier
Prix:11,95 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Kenneth Anger, auteur-acteur-réalisateur (dont le talent est soumis à divergences), a écrit ce livre dans une version allégée en 1959, puis sans doute alléché par un public toujours avide de scandales de "people" a terminé son oeuvre en 1975. Le livre fût alors interdit aux États-Unis eu égard aux scandales (fortement sexués) qu'il révélait (la fameuse face cachée et ébouriffante des célébrités). Enfin traduit en français, le livre était précédé d'une telle réputation sulfureuse qu'il ne pouvait qu'égayer les mirettes des amateurs de la plus grande usine à rêves du monde (pour mieux la dézinguer !) ; la couverture aguichante ne faisant que renforcer le désir de "savoir".

Dès les premières pages, les révélations s'enchaînent, toutes plus fracassantes les unes que les autres. Le lecteur reste estomaqué par ce qu'il y trouve. Enfin quelqu'un ose révéler les travers des stars ! Untel couchait avec plusieurs femmes, untel avait le nez poudrée toute la journée, untel fricotait avec de (trop) jeunes filles, ou encore un autre avait des liens ténus avec le crime organisé. Tout ça est assez intéressant, pour peu que l'on soit adepte du cinéma hollywoodien de ces années-là car les autres lecteurs s'ennuieront probablement rapidement. En effet tout l'attrait du livre fonctionne sur ces "révélations" de connexion entre tels stars.

Néanmoins, la narration de Kenneth Anger est à l'image du personnage, à savoir totalement ubuesque. Ces scandales sont émaillés de jugements personnels (avec une mauvaise foi amusante mais vite navrante) et surtout d'un manque cruel de références. Qui a réellement dit quoi ? Ou fait quoi ? A aucun moment l'auteur ne prend la peine de citer une source avérée et vérifiable. Anger semble ainsi s'amuser à colporter des ragots (alors même qu'il les condamne dans son livre, montrant par-là une certaine schizophrénie) sans fondements.

Cela nuit considérablement au propos du livre, sauf si le lecteur se plait à relire des reliques de journaux à scandales de l'époque. Celui qui voudra découvrir réellement la face cachée des stars terminera cet ouvrage avec un goût doux-amer : celui d'avoir été intronisé dans le cercle intimiste de ces gens-là. Ou alors d'avoir été pris pour un imbécile par un auteur avide de sensations, de reconnaissance. Et donc de scandales hollywoodiens. Et au final, on ne peut s'empêcher de penser que le tapage fait autour de ce livre a fait beaucoup de bruit pour rien.
0Commentaire7 sur 7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Monument trash et vipérin revenant sur les plus grands scandales de l'âge d'or Hollywoodien ce brûlot de Kenneth Anger, dans un esprit proche de la revue Confidential qui verra le jour dans les années cinquante, n'était jusqu'alors disponible dans sa version intégrale qu'en langue anglaise. Je le possédais ; la perspective de faire découvrir à des amis ce concentré de vitriol, de paillettes et de ragots m'a décidé à acquérir cette réédition où s'enchevêtrent dans un amalgame de données factuelles et de fantasmes relations incestueuses, perversions sexuelles, morts suspectes et addictions en tous genres.Dans un texte porté par de magnifiques photos noires et blancs des célébrités sortent du mausolée de l'oubli où elles avaient glissé avec certains autres astres du septième art: Fatty Arbucle, le comique présumé assassin, croise William Desmond Taylor le réalisateur assassiné. Le parcours de Wally Reid, roi de la Paramount dans les années 20 et notoire drogué, précède de quelques chapitres un persiflage de plusieurs pages à propos du goût de Chaplin pour les nymphettes. Bien évidemment Anger n'épargne personne et surtout pas les immortels dont les noms continuent de briller dans nos souvenirs de cinéphiles (on raconte que Montgomery Clift fit intervenir un de ses avocats pour que soit retiré de la version extented une allusion à la taille de son pénis!). Rudolph Valentino, Gloria Swanson, Clara Bow, Jean Harlow, Errol Flynn, Robert Mitchum, Lana Turner ils sont tous là réunis dans cette fantasmagorie non dénuée d'erreurs (page 255 Lela Rogers est ainsi présentée comme la fille de Ginger alors qu'elle était sa mère) qui en dit long sur les rapports qu'entretient notre inconscient de spectateur avec la Mecque du cinéma. Les demi-dieux décrits par Anger sont des monstres qui tendent au lecteur un miroir bien peu flatteur où est flatté, comme le font aujourd'hui avec infiniment moins de talent les Voici et autres Closer, son goût pour l'immondice et la fange. Anger ne s'y est pas trompé; il a donné une suite à ce Hollywood Babylon, tout aussi séditieuse faut-il le préciser.
0Commentaire30 sur 33 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 juillet 2013
Un livre qui se lit d'une traite et qui ressuscite quelques-uns des monstres sacrés du cinéma. Les chapitres sont chronologiques et consacrés chacun à un personnage où à un thème. Ils constituent une suite qui est une sorte d'histoire du cinéma hollywoodien, de ses débuts aux années soixante. L'intérêt vient de la désacralisation de certains de ces monstres sacrés, mais c'est au système que l'auteur s'attaque, et pas aux personnes. Certes, il est sans pitié. Mais il montre bien que ces idoles aux pieds d'argile sont d'abord des victimes, broyées quand elles ne servent plus à rien. J'ai appris énormément, surtout sur ces acteurs du cinéma muet, dont on ne se rappelle parfois plus que les noms et qui ont été, en leur temps, vénérés par le public puis, le lendemain, oubliés, au détour d'un scandale dont ils sont parfois les victimes. Beaucoup d'anecdotes, un style alerte et nerveux et beaucoup de superbes illustrations. Mais attention : l'auteur prend parfois pour des vérités de simples rumeurs, et ils faut, après lecture, vérifier ailleurs pour avoir une vision plus claire et moins orientée des personnages dont on a lu les aventures et la chute. Parmi les acteurs que je ne connaissais pas et dnt le destin m'a touché et m'a intéressée : "Fatty" Arbuckle, Wally Reid, Mae Murray, Clara Bow, Mary Astor, Thelma Todd, et la malheureuse Frances Farmer. A lire, pour revivre une époque (heureusement ?) disparue.
0Commentaire10 sur 11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Rarement la forme n'aura, comme les bonbons, autant collé au fond.

Sous une couverture souple et une iconographie laissant croire à un ouvrage leste (on m'a jeté de drôle de regards dans le train- paranoïa ?), étalé sur des pages épaisses et peu raffinées se cache un roman de même nature, mais indispensable.

Kenneth Anger dévide son écheveau de ragots (parfois avérés quand même), dans un style qui parait sortir tout droit de cette presse à scandale, qu'il raille avec un humour souvent cinglant.

Anger joue en permanence de ce décalage entre ce qui apparait finalement comme un moyen de dénoncer cette presse people (il faut voir ce qu'il écrit sur Louella Parsons fer de lance des publications de Citizen Hearst : "arriviste haletante et authentique Paganini de la sottise". Elle a même droit à 2 photos) et la propagation à son tour, des rumeurs les plus diverses ou sordides.

L'origine du titre "Hollywood Babylone" vient du Babylone de carton pâte érigé pour "Intolerance", le film de Griffith. Ces décors démesurés symboles de l'Hollywood arrogante du début du XXème siècle, pourriront sur place. Le règne de la démesure commençait avec pour moteur principal, l'argent, la débauche et...les stars.

Que penser de ces piliers de la Nouvelle Babylone, ces "celluloïd heroes" qui grisés par la vie facile couchent, se droguent, se tuent, se ruinent, s'effondrent ou naissent...mais sont payés pour faire rêver ? De ces présumés sadiques (Stroheim), masochistes (Laughton), bien membrés (Bogart, Chaplin), pédophiles (Chaplin encore), alccoliques (euh...à peu près tous !)...?

Comment ne pas s'émouvoir du sort d'une Frances Farmer à qui Kenneth Anger consacre justement une douzaine de pages avec des photos édifiantes et le rappel du rare commentaire de soutien qu'elle a reçu ?

Bien sûr, l'âge d'or d'Hollywood est révolu et la télévision a porté un coup terrible à cette usine à rêves. Mais ce qu'Anger dénonce avec brio et ironie existe toujours. Les descendants de ces stars de pacotille sont toujours là.

Aux starlettes d'hier ont succédé ces cerveaux lents attirés par la lumière et la perspective d'une gloire rapide -allo, quoi ?! dans des shows de télé-réalité.
Il y a t-il une si grande différence entre ces "aide-plombier" (Roscoe "Fatty" Arbuckle) devenus vedettes qui pètent les plombs (.."voilà ce qui arrive quand on ramasse un malotru dans la rue, qu'on lui donne un gros salaire et qu'on en fait une idole") et certains sportifs ou chanteurs qui se retrouvent du jour au lendemain, abreuvés de Ferrari, de p.tes et davantage le nez sur la ligne qu'un juge de chaise ?

Bien sûr, on pourra tiquer devant des approximations, des raccourcis : par exemple, comparer l'hara kiri de Lou Tellegen au suicide de Max Linder est un peu osé, ce dernier s'étant "simplement" tailladé les veines.
Mais ne chipotons pas.

300 pages, de nombreuses photos : un régal !
55 commentaires10 sur 12 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 21 février 2014
Livre fidèle à son descriptif : les plus noirs secrets du sein de sein sont dévoilés. On peut déplorer le fait que les éléments nommés ne soient pas plus développés. Le risque est de rester sur sa faim.
0Commentaire1 sur 1 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Ayant lu la version originale il y a déjà quelques années, j'ai eu envie de (re)découvrir cette version intégrale en français. J'ai dévoré ce bouquin en moins de deux jours.
L'ouvrage d'Anger n'a pas vieilli. Il suinte toujours de sous-entendus salaces et d'admiration éperdue pour les stars de l'Age d'Or hollywoodien. Des coulisses d'Intolerance de Griffith jusqu'au meurtre de Sharon Tate, le cinéaste underground - sataniste et provocateur autoproclamé - nous peint une fresque glauque de la Mecque du cinéma. Suicides ridicules, procès ignobles, orgies perverses, tragédies pitoyables, l'auteur ne nous épargne rien sur le côté sombre d'une usine à rêves qui s'est toujours évertuée à faire croire que les étoiles ne descendent jamais du firmament.
Commencé dans les années 50, ce livre a la particularité de ne jamais sombrer dans le style "presse people" qui a aujourd'hui tendance à niveler par le bas la mort des grandes stars avec les dernières sottises de Nabilla. Anger joue les voyeurs, bien sûr, mais il le fait avec le talent d'un historien de la fange qui veut redresser certains torts (le harcellement de Chaplin, le triste destin de Frances Farmer!), tout en n'hésitant pas à enfoncer les clous des cercueils des fossoyeurs des rêves (n'est-ce pas Louella Parsons?). Son style, heurté et très imagé, évoque celui des tabloïds des Fifties, à la façon d'un Ellroy maladroit. Anger n'a jamais été un écrivain, mais avec ce livre il a fait une oeuvre remarquable de chroniqueur. Son bouquin est indispensable à tous les amoureux du cinéma US à l'ancienne. Certains films prennent en effet des couleurs différentes quand on sait quels drames se sont noués en arrière-plan...
On pourra juste reprocher le manque de détails sur diverses affaires, un défaut qui ne peut qu'inciter le lecteur à effectuer ensuite, lui-même, ses propres enquêtes sur le Net.
Note sur cette édition française:
Un bouquin, à peine plus grand qu'un poche, à couverture souple plastifiée, imprimé sur un papier "cheap" grisaillant. Ce n'est pas beau, ni chic, mais le sujet s’accommode relativement de cette présentation bas de gamme. La traduction est "correcte", mais pas toujours très élégante. Comme je l'ai déjà dit, Anger n'est pas un écrivain, alors si le traducteur n'y met pas un peu du sien, certains passages deviennent vite quasi incompréhensibles. Dommage. On aurait pu avoir une édition définitive.
Si vous avez quelques notions en anglais, n'hésitez pas à lire cet ouvrage passionnant dans sa langue d'origine. Vous y retrouverez les mots choisis avec délice par le vieux Kenneth lui-même.
0Commentaire6 sur 8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 10 août 2013
Il faut se mettre en tête l'époque de ces scandales , c'est pas très joli , joli. la drogue , le sexe et l'argent , beaucoup d'argent surtout pour la période de la grande dépression aux Etats Unis.Après il y a une chose très amusante à faire , c'est d'aller sur internet et de voir que sur certain site les mêmes étoiles sont lavées de tout scandales et que certaines sont mortes d'une simple crise d'appendicite.Alors ,oui ce livre à un petit goût de scandale et il est très bien documenté avec des photos de l'époque.
0Commentaire3 sur 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 29 juin 2013
Un voyage intéressant au pays du faux
je n'ai qu'une seule critique négative à l'encontre de ce livre : c'est qu'il est trop court !
0Commentaire4 sur 5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 2 mai 2013
Superbe collection "souple" pour un sujet plutôt raide comme un coup de trique SM. C'est pas jojo, glauque à souhaits... bienvenue dans la machine à fabriquer des rêves cauchemardesques. Les étoiles holywoodiennes n'en ressortent pas "dorées", loin s'en faut. C'est un bouquin terrible, sans concessions, comme cet univers bidon et destructeur qu'est le show business ou le pathétique "star system" qui - pourtant - continue de fasciner le public que nous sommes tous. Assoiffés de rêves, de mythes de légendes... d'un mortel ennui. Lisez ce livre.
0Commentaire6 sur 8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
En restant au niveau du commérage et du fait divers sans jamais aborder véritablement le contexte politique et économique de l’époque, l’auteur a exposé son sujet à la banalisation et finalement à l’usure. En outre si la Babylone de pacotille fut le vaniteux mausolée des candidats à l’immortalité elle fut aussi un scénario grandeur nature à la Sin City avec cette union sacrée flicaille-mafia-politique, triumvirat maléfique que sut parfaitement magnifier James Ellroy. Aussi le temps ayant fait son œuvre les stars des années 1920/1940 devenues presque inconnues, les faits se sont ouverts les premiers rôles en nous offrant un catalogue des milles et une façons de réussir sa sortie de scène . L’art de la chute en somme ! Au final un livre qui passionnera les cinéphiles ou collectionneurs de ragots, mais laissera en manque les amateurs d’histoire.
0Commentaire2 sur 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus