Sans avoir le souffle des meilleurs Hathaway (je pense à
Cinq cartes à abattre, à
Nevada Smith ou au majestueux
Le jardin du diable) ni celui de John Ford dans le grand classique
La Chevauchée fantastique, le réalisateur américain Martin Ritt (1920 - 1990) nous propose un beau film sur le thème du racisme, de l'homme face à sa parole, face à ses propres trahisons, mensonges et vols.
"Hombre", réalisé en 1967, est imprégné de réflexion humaniste.
A la fin du XIX° siècle, John Russel (très bien campé par Paul Newman), blanc élevé chez les Apaches de la réserve de San Carlos, va souffrir de discrimination raciale lorsqu'il vient récupérer son héritage, une montre en or et un vieux motel.
Arrivé, en tenue de cow-boy, dans son motel, il fait face à la gérante, Jessie (superbe rôle féminin de Diane Cilento) qu'il "remercie" immédiatement en prenant la décision de vendre le motel contre de chevaux.
Vient le départ. Une dernière diligence. Huis clos entre un jeune couple, un outlaw, un couple ayant régi à sa manière la fameuse réserve indienne de San Carlos, un conducteur mexicain, l'ex-gérante et l'homme qui se fait appeler "Hombre" (Paul Newman).
Quels sont les mystères imprégnant l'atmosphère de plus en plus lourde de ce voyage ?
Film aux sentiments généreux, à l'action bien emmenée, il donne de l'homme une image noble; celle de l'action désintéressée devant le danger de mort. Ce film est beau.