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Homicide 31 : Au coeur de l'affaire Alègre, l'ex-directeur d'enquêtes parle
 
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Homicide 31 : Au coeur de l'affaire Alègre, l'ex-directeur d'enquêtes parle [Broché]

Michel Roussel
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Ce document plonge dans les méandres de l’affaire Patrice Alègre. Michel Roussel, le gendarme anciennement chargé de l’enquête avant son départ anticipé à la retraite, parle. La plus grande partie de l’ouvrage est consacrée aux victimes d’Alègre. Victimes avérées ou victimes supposées, car, au jour d’aujourd’hui, même si le jugement d’un emprisonnement à perpétuité assorti d’une peine de vingt-deux ans de sûreté a été rendu, le nombre des victimes d’Alègre reste encore inconnu, flou, indéterminé, effrayant. Condamné pour le meurtre de cinq femmes, ce sont en réalité plus d’une dizaine de meurtres qui pourraient être imputés à l’assassin en série. La section Homicide 31 qui a pour mission de "rechercher d’autres victimes potentielles" a recoupé des informations signifiant la présence d’Alègre alors toujours proche de crimes non élucidés. Litanie désespérante, Michel Roussel reprend dossier après dossier ces crimes non résolus et met en lumière l’étrange coïncidence de certains faits. Face à l’assassin qu’il a eu l’occasion d’interroger plusieurs fois, Michel Roussel décrit un homme qui a "la maîtrise complète de lui-même" et qui peut être "éminemment calculateur". L’autre versant de ces confessions raconte les entreprises de déstabilisation qu’a subies la cellule Homicide 31. Certains témoignages de prostituées ayant connu Alègre, Christelle B et Florence K, ont chargé sans ménagement les notables de la ville, faisant éclater le scandale.
Vérités ou mensonges des témoignages des prostituées… Michel Roussel pense que c’est à la Justice de nous dire ce qu’il en est. En tant que gendarme chargé de l’enquête, Michel Roussel avait pour fonction de "retranscrire les paroles des témoins", "de faire un acte de procédure". Curieusement, à partir du moment où l’affaire Alègre a pris une certaine ampleur, son travail est devenu de plus en plus difficile à effectuer, voire impossible à faire jusqu’à être mis "à l’écart de l’enquête, et des magistrats".
Dans ce document, Michel Roussel veut nous faire comprendre comment, une fois un certain seuil médiatique et politique atteint, une affaire peut être confisquée par un jeu de pressions hiérarchiques. Le témoignage de cet homme qui a le sentiment de ne pas avoir pu accomplir son travail jusqu’au bout est à entendre. --Denis Gombert

Présentation de l'éditeur

Le 5 septembre 1997, Patrice Alègre est arrêté en banlieue parisienne. Le soir même, Michel Roussel, enquêteur à la Section de recherche de la gendarmerie de Haute-Garonne, le rencontre pour la première fois. Premier face-à-face d'une longue série. En février 2002, Patrice Alègre est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour six viols suivis, pour cinq d'entre eux, de meurtre. L'obstination de l'adjudant Michel Roussel, redoutant que Patrice Alègre ait débuté sa carrière de tueur bien avant les meurtres pour lesquels il a été jugé, est à l'origine de la création, en 2000, de la cellule Homicide 31. Apprivoisant peu à peu Patrice Alègre et exhumant des dossiers oubliés, Michel Roussel parvient à recueillir suffisamment d'éléments nouveaux pour qu'il soit mis en examen dans six nouvelles affaires de meurtre et viol. Mais au printemps 2003, tout bascule. Le méticuleux travail d'investigation des gendarmes est mis à mal par une tempête médiatique : des notables toulousains sont accusés par des prostituées d'avoir un lien avec les activités de Patrice Alègre. Si le souffle médiatique est largement retombé depuis, les dégâts sur les enquêtes concernant des meurtres et des disparitions non résolus sont considérables. Devant le souci d'un " recadrage " valant apaisement général, Michel Roussel, plutôt que de lutter seul contre le système, a décidé de quitter la gendarmerie. Au-delà des noms jetés en pâture, cette affaire révèle les dysfonctionnements des services d'investigation et de la justice, qui n'ont pu empêcher un tueur en série de sévir pendant plus d'une dizaine d'années

Quatrième de couverture

Le 5 septembre 1997, Patrice Alègre est arrêté en banlieue parisienne. Le soir même, Michel Roussel,enquêteur à la Section de recherche de la gendarmerie de Haute-Garonne, le rencontre pour la première fois. Premier face-à-face d'une longue série. En févier 2002, Patrice Alègre est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour six viols suivis, pour cinq d'entre eux, de meurtre.
L'obstination de l'adjudant Michel Roussel, redoutant que Patrice Alègre ait débuté sa carrière de tueur bien avant les meurtres pour lesquels il a été jugé, est à l'origine de la création, en 2000, de la cellule Homicide 31. Apprivoisant peu à peu Patrice Alègre et exhumant des dossiers oubliées, Michel Roussel parvient à recueillir suffisamment d'éléments nouveaux pour qu'il soit mis en examen dans six nouvelles affaires de meurtre et viol.
Mais au printemps 2003, tout bascule. Le méticuleux travail d'investigation des gendarmes est mis à mal par une tempête médiatique : des notables toulousains sont accusés par des prostituées d'avoir un lien avec les activités de Patrice Alègre. Si le soufflé médiatique est largement retombé depuis, les dégâts sur les enquêtes concernant des meurtres et des disparitions non résolus sont considérables. Devant le souci d'un « recadrage » valant apaisement général, Michel Roussel, plutôt que de lutter seul contre le système, a décidé de quitter la gendarmerie.
Au-delà des noms jetés en pâture, cette affaire révèle les dysfonctionnements des services d'investigation et de la justice, qui n'ont pu empêcher un tueur en série de sévir pendant plus d'une dizaine d'années.

L'auteur vu par l'éditeur

Michel Roussel, quarante-trois ans, a servi la gendarmerie pendant vingt-quatre ans. De 1997 à 2003, il a dirigé les enquêtes de la cellule Homicide 31. Il est aujourd'hui à la retraite et s'exprime ici pour la première fois.
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