L’Inde est en elle-même, une œuvre d’esthète, naturellement belle dans sa tristesse. Ses couleurs et son exotisme semblent lutter contre sa propre misère, et ses contrastes sont partout : dans la rue, dans les paysages, dans les temples, sur les visages, dans l’air. Ainsi, il n’est nul besoin d’en rajouter pour rendre justice à sa splendeur naturelle. Hélas, Olivier Föllmi n’a pas compris que tout artifice entache la relation de cette esthétique au point de la rendre esthétisante. Son Inde surfaite est celle des brochures et des clichés touristiques basiques, et la mise en page de cet album, exaspérante. Quel gâchis !