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Hommes entre eux Poche – 30 avril 2008


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Descriptions du produit

Extrait

Hasselbank

Depuis des mois, il se savait atteint de la maladie qui avait emporté son père. Lorsque son médecin l'avait reçu pour lui annoncer la nouvelle, quelque chose s'était immédiatement modifié dans la perception qu'il avait de son corps. Un peu comme si, désormais, il éprouvait de la méfiance vis-à-vis de lui-même. D'une manière quasi instinctive, tel un animal fuyant une menace invisible, il s'était mis à marcher, à sillonner jour et nuit la ville sans autre but que l'oubli temporaire de soi et de cette douleur qui pouvait l'immobiliser au détour d'un boulevard. C'était alors comme si le flanc droit de son corps se trouvait pris dans l'étau d'une lourde mâchoire, percé par des crocs qu'il imaginait aussi blancs que de la neige. Venait ensuite une nausée, vase flottante, houle écoeurante aux amplitudes imprévisibles. Et, souvent, il se mettait à trembler de la tête aux pieds. Mais ce qu'il redoutait le plus, parmi tous les dérèglements engendrés par sa maladie orpheline, c'était la fièvre brûlante, la coulée de lave rou­geoyante qui se répandait en lui et le laissait pour mort à chaque crise.
Malgré tout, ce soir, il était entré dans un cinéma. Cela s'était décidé au dernier moment, presque en dehors de sa volonté. Il s'était simplement arrêté de marcher, avait payé sa place et s'était installé en bout de rangée afin de ne déranger personne s'il devait sortir. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Revue de presse

Le livre prend alors définitivement le tour d'une épreuve initiatique qui va tout faire basculer. Jusqu'au dernier acte, d'une brutalité fulgurante, parfaitement inattendu, ouvert à toutes sortes d'interprétation. On brûle de raconter cette histoire jusqu'au bout. Pour tenter de définir le désarroi que l'on ressent, une fois le livre refermé, l'opacité entêtante de cette dernière scène, la multiplicité de ses significations. On s'en gardera, pour ne pas compromettre la lecture de ce texte qui évoque avec une si belle urgence la fatigue de nos civilisations, l'insignifiance des combats et des espoirs humains, l'intranquillité fondamentale de nos vies, mais aussi la beauté du monde, les vertus du silence et de la présence aux choses, la nostalgie d'une sorte de grâce animale, d'une innocence sauvage. L'insouciance, désormais inaccessible, du premier matin. (Michel Abescat - Télérama du 3 janvier 2007)

Dans les étendues glaciales du Grand Nord canadien, le face-à-face étrange de deux hommes qui n'auraient jamais dû se rencontrer : un Toulousain gravement malade et un chasseur de gros gibier au coeur greffé...
C'est un roman magnifique que nous propose Jean-Paul Dubois. L'efficacité et la clarté du style, de la narration, de la construction, une efficacité très américaine, très «harrisonienne», se fond avec bonheur à une psychologie très européenne. L'analyse, fine, subtile des sentiments, conduit à une tension intense qui n'est pas sans rappeler les meilleures pages du Gide de la Symphonie pastorale ou du Nizan de La Conspiration. Étincelant, ce huis clos recroquevillé dans les frimas du Grand Nord canadien nous porte vers les sommets lumineux de la réflexion sur la condition humaine. (Philippe Lacoche - Le Figaro du 4 janvier 2007)

Après les énormes succès de ses deux précédents romans - Une vie française (prix Femina, 2004) et Vous plaisantez, monsieur Tanner (2006) -, Jean-Paul Dubois a visiblement ressenti le besoin de sortir du cadre étriqué de l'Hexagone. Pour l'essentiel, Hommes entre eux se passe en Ontario, aux alentours de North Bay. Au-delà de l'écriture - simple, efficace -, c'est le découpage quasi cinématographique qui frappe avant tout dans ce "roman à l'américaine"...
Ça se lit vite, de manière presque haletante, jusqu'au dénouement...
Mais, enfin, cet Hasselbank qui erre dans le froid canadien comme ces soldats aveugles qui, au temps d'Aguirre, avançaient sur leurs radeaux "dans le noir qui précède la nuit", a quelque chose de vraiment touchant. De vraiment humain. (Franck Nouchi - Le Monde du 19 janvier 2007)

Jean-Paul Dubois avait jadis titré - non sans humour - l'un de ses ouvrages L'Amérique m'inquiète. Le Canada aussi, pourrait-on ajouter à la lecture de son dernier roman, Hommes entre eux. Et plus particulièrement cet Ontario noyé sous le blizzard, où ses deux personnages, un Européen fatigué et un Nord-Américain débordant de vitalité, vont finir par se croiser en un huis clos glacial. Leur seul lien, une femme, qui n'apparaît jamais dans le récit. Avec en filigrane une question éminemment romanesque : la complicité invisible unissant deux hommes ayant connu la même amante n'est-elle pas plus forte que la jalousie mortelle censée les séparer ?
Sur cette trame, notre romancier brosse un tableau dépouillé en rouge et blanc... le récit est fluide et les dialogues sonnent juste. On lit d'une traite ce roman d'une redoutable homogénéité... (Jérôme Dupuis - L’Express du 25 janvier 2007)

Dubois se régale - et nous aussi - de personnages secondaires excessifs (un patron de motel parano, un naturaliste richissime qui mise sur les luttes d'Ultimate Fighting, un combattant primaire qui tue des chiens à coups de poing) et a composé là une symphonie duale, cruelle et désespérée, dont on ressort comme apaisé. Un roman qui porte en lui sa violence inassouvie et qui requinque, voilà un antidote rare au vacarme du monde moderne. (Gilles Pudlowski - Lire, février 2007) --Ce texte fait référence à l'édition Broché .


Détails sur le produit

  • Poche: 182 pages
  • Editeur : Points (30 avril 2008)
  • Collection : Points
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2757809148
  • ISBN-13: 978-2757809143
  • Dimensions du produit: 1,3 x 10,8 x 17,8 cm
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile  Par Victaureau TOP 500 COMMENTATEURS sur 22 février 2007
Format: Broché
Le titre serait assez trompeur s'il n'y avait sur la photo de la jaquette ces traces de sang dans la neige. Le quatrième de couverture ajoute qu'il y est question d'une femme aimée successivement par deux hommes mais ne dément pas le titre. En fait il faut lire ce roman pour comprendre qu'il n'est nullement question d'homosexualité mais bien d'un round d'observation entre deux hommes qui ont des raisons de s'en vouloir. Pourtant le deuxième prend mieux la mesure de la situation et bien qu'il soit un passionné de chasse et donc adepte d'une certaine violence , offre, par un temps à ne pas mettre un chien dehors, asile à son congénère malade et le soigne. Tous les dialogues sonnent juste: on sent la préoccupation et une certaine fébrilité de l'éconduit malade, le relatif détachement et la sérénité de l'éconduit en bonne santé. L'intensité du blizzard dans cet enfer blanc est rendue avec toute sa force. Alors pourquoi au terme de cette confrontation, finalement pacifique, ce retournement? Peut-être que Paul Hasselbank (quel curieux nom pour un Français !!) a eu la certitude, fausse ou exacte, que tout était déjà joué pour Anna et donc il a achevé le travail; au total ce roman soulève beaucoup d'interrogations mais confirme que quelles que soient les circonstances, l'homme reste un loup pour l'homme, surtout lorsqu'il est question de son honneur bafoué. Je ne pense pas que Jean-Paul DUBOIS à travers ces quelques 230 pages fort bien écrites, avec un suspens assez bien entretenu, ait eu la prétention de démontrer autre chose.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile  Par Valerie111 sur 21 février 2007
Format: Broché
Que faire lorsqu'il ne vous reste que quelques mois à vivre : Paul, toulousain atteint d'un mal incurable s'envole pour un patelin noyé de blizzard du grand nord canadien, sur les traces d'Anna, la femme de sa vie : elle l'a quitté il y a peu. La revoir, une dernière fois. Ce n'est pas sur elle qu'il tombe mais sur un Nord américain sauvage, un homme des bois misanthrope qui vit avec le cœur greffé d'un violeur.Ces deux cœurs d'homme aux pudeurs explosives vont se mesurer, fascinés et défaits, lorsqu'ils comprennent qu'ils ont été l'amant de la même femme, Anna ! J'ai été agréablement surprise par ce roman « Hommes entre eux » , écrit par Jean-Paul Dubois, étrange partition toute en dentelle âpre, ouatée da la neige du dehors, et qui bute sans fin sur le souvenir à vif de l'Absente.Sans doute le plaisir de comprendre de l'intérieur ce qui ressemble à des sentiments masculins !
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par KALIBAN TOP 1000 COMMENTATEURS sur 9 février 2013
Format: Poche
Condamné par une maladie dégénérative, Paul Hasselbank décide de partir, au Canada, à la recherche de son ex-femme Anna dont il n'a plus de nouvelles. Il va y rencontrer Floyd Paterson, un chasseur de cerfs, dernier amant de celle-ci. Une tempête de neige enfermera ces deux hommes que tout oppose.
Dans ce coin perdu du Canada, la nature sauvage révèle le caractère violent des hommes. La ville de North Bay, d'ailleurs, célèbre les combats sanglants de l'ultimate fighting. Les pulsions vitales, pleines d'énergie brute, de Paterson, vont se confronter et s'attacher aux pulsions mortifères d'Hasselbank.
Dans ses paysages enneigés règne un silence enveloppant. Hasseblank et Paterson ne se parleront pas beaucoup au cours de leur huis-clos. Les non-dits sont nombreux. Et Jean-Claude DUBOIS ne livrera aucune explication laissant le choix au lecteur d'imaginer, d'explorer les zones d'ombre du roman. Même la figure d'Anna, la femme aimée restera floue et mystérieuse, incomprise par tous ceux qui ont croisé son chemin.
HOMMES ENTRE EUX est un petit roman réussi facile et rapide (peut-être trop) à lire. La fin, brutale et surprenante, m'a laissé cependant un goût d'inachevé voire d'incomplétude.
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Par Bally sur 14 août 2014
Format: Poche
L'histoire relate un huit clos entre deux hommes pendant un blizzard. Deux hommes qu'une femme a quittés, et qui à priori n'ont aucune raison de s'en vouloir. Oui mais voilà, comme l'expliquera le Canadien pendant ces quelques jours, un blizzard a le pouvoir étrange et dangereux de ramener à la surface les côtés sombres des hommes, et de changer leur vie. Vous êtes prévenus, et on se doute du dénouement.
Une intrigue pleine de promesses, des personnages bien campés, un décor fascinant... Dommage que la fin déçoive. Bien qu'en partie prévisible, elle est mal amenée, mal expliquée, trop abrupte et au fond peu crédible. On referme l'ouvrage avec des "pourquoi" plein la tête. Un livre qui aurait pu être une grande réussite mais qui fait pschitt.
Il reste l'écriture de J.P. Dubois, toujours vraie et attachante, et le grand nord canadien, avec ses paysages à couper le souffle (littéralement), sa faune majestueuse, ses habitants rugueux, ses traditions brutales quelquefois,
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