Ce livre, d'une grande clarté, permet de parcourir avec facilité les grandes pensées de l'art depuis le début de l'époque moderne. Son érudition est intéressante. Pourtant le propos est, comme souvent avec Luc Ferry, habité par la caricature. Kant est présenté comme le sommet de la réflexion philosophique sur l'art. Tout tendait vers Kant. Mais après Kant, il n'y a rien, Nietzsche, Heidegger ne représentent que des retours à la tradition classique, qui rapproche l'art de la connaissance, ratant le goût. Si bien qu'on se dit en fermant l'ouvrage, que tout était joué d'avance. Dommage.