Hors-bord et plus d'un million d'autres livres sont disponibles pour le Kindle d'Amazon. En savoir plus
EUR 22,00
  • Tous les prix incluent la TVA.
Il ne reste plus que 1 exemplaire(s) en stock (d'autres exemplaires sont en cours d'acheminement).
Expédié et vendu par Amazon.
Emballage cadeau disponible.
Quantité :1
Hors-bord a été ajouté à votre Panier
Vous l'avez déjà ?
Repliez vers l'arrière Repliez vers l'avant
Ecoutez Lecture en cours... Interrompu   Vous écoutez un extrait de l'édition audio Audible
En savoir plus
Voir cette image

Hors-bord Broché – 9 janvier 2014


Voir les 2 formats et éditions Masquer les autres formats et éditions
Prix Amazon Neuf à partir de Occasion à partir de
Format Kindle
"Veuillez réessayer"
Broché
"Veuillez réessayer"
EUR 22,00
EUR 22,00 EUR 0,26

A court d'idées pour Noël ?

A court d'idées pour Noël ?
Découvrez dès aujourd'hui toutes nos Idées Cadeaux Livres. Vous trouverez sur nos étagères des milliers de livres disponibles pour combler ceux que vous aimez.

Offres spéciales et liens associés


Produits fréquemment achetés ensemble

Hors-bord + En finir avec Eddy Bellegueule
Prix pour les deux : EUR 39,00

Acheter les articles sélectionnés ensemble

Les clients ayant acheté cet article ont également acheté


Descriptions du produit

Extrait

ROQUE

Personne n'est mort cette année-là. Personne n'a prospéré. Il n'y a eu ni naissance ni mariage. Dix-sept satires révérencieuses ont été écrites - démolissant un cliché et créant sans doute un genre. C'était un rêve, bien sûr, mais j'ai l'impression que la plupart des choses essentielles sont celles que vous apprenez dans votre sommeil. La parole, le tennis, la musique, le ski, les manières, l'amour - au réveil, vous vous lancez, vous regimbez peut-être un instant, et voilà, vous avez franchi l'obstacle. Vous avez acquis leur rythme une bonne fois pour toutes, la nuit, en dormant. La ville, bien sûr, peut tout anéantir. Tellement d'insomnies. Tellement de rythmes qui s'entrechoquent. La vendeuse, le propriétaire, les invités, les passants, seize formes de circonstances sociales par jour. Ici, tout le monde a le pouvoir de remettre votre vie entière en question. Trop de gens ont accès à votre état d'esprit. Certains sont indifférents à l'antipathie, ils aiment ça, même. Dans mon entourage, quasiment personne n'est dans ce cas.

«Je dis juste que c'est idiot de larguer les voiles quand on a le vent de face, expliqua la femme du magnat de l'eau minérale italienne sur le pont de leur magnifique goélette restée au port tout l'été. Parce que, après, elles se retournent contre toi.»

La nuit dernière j'ai croisé un rat sur la 57e Rue. Il est sorti de sous la clôture en bois d'un terrain vague près de Bendel's, s'est arrêté pour regarder avant de traverser, puis il a rejoint le trottoir d'en face en direction du nord, a fait une autre pause dans le noir et s'est volatilisé. C'était mon deuxième rat de la semaine. Le premier avait surgi dans un restaurant grec où les rebords de fenêtre sont à hauteur de genou. Le rat courait sur le rebord, il s'est précipité vers moi puis a disparu.
«T'as vu ça ? a dit Will en sirotant sa bière.
- Une grosse souris, ai-je répondu. Aujourd'hui il y en a dans tous les bons hôtels, au bar et dans le hall d'entrée.» La dernière fois que j'avais vu Will, c'était à Oakland ; et avant ça, en Louisiane. Il fait du droit. Puis quelque chose, repéré sans doute par un sens en alerte dans ma vision périphérique, est apparu sur ma gauche, qui fonçait vers mon visage. Ma fourchette a heurté l'assiette.
«Tu étais parfaite, a commenté Will, sourire aux lèvres, jusqu'à ce que tu perdes ton sang-froid.»
Évidemment, le deuxième rat aurait pu être le même que le premier, celui aperçu dans le nord de la ville, auquel cas, soit je suis suivie, soit ce rat et moi avons les mêmes habitudes et les mêmes horaires. Néanmoins, je suis d'avis que la raison est le principe à adopter à notre époque. On s'en tiendra donc à deux rats. Les chauffeurs de taxi n'entendent même pas quand on leur donne notre destination, avec ces nouvelles parois de séparation qui, à mes yeux, n'ont pas vraiment l'air pare-balles, même si, bien sûr, je n'ai jamais vérifié. Pare-sons, ça oui. On se prend à coup sûr les doigts dans les nouveaux réceptacles destinés à la monnaie. Mais enfin, quelqu'un les a vendues, ces parois. Quelqu'un les a achetées. Une arnaque, manifestement. C'est comme s'il n'y avait pas d'air du temps. Alors que je sortais du lit à une heure indue, Will, qui sombre dans le sommeil aussi violemment que sa vie éveillée est douce, a dit : «Reste là. L'angoisse existentielle n'a rien d'exceptionnel.» J'ai fini par trouver devant une armurerie et sous la pluie un taxi pour rentrer chez moi.

Revue de presse

Assemblés selon une logique poétique très personnelle, fondée sur l'ellipse, le contre-pied et un sens certain de l'absurde, les centaines de fragments qui composent Hors-bord dessinent le portrait mouvant, ironique et plus qu'attachant d'une génération de bonne volonté, aimable et désorientée, étourdie, voire égarée, dans un monde privé de centre et de sens. (Nathalie Crom - Télérama du 8 janvier 2014)

La narratrice de Hors-bord est aussi journaliste. Elle travaille dans la presse à scandale, mais devient, comme Renata Adler en 1969, reporter au Biafra...
Hors-bord, le titre annonce le découpage et le tempo : roman à toute allure et par fragments, qui regarde en arrière pour mieux fuir en avant. L'écrivain est le pilote qui voit le temps émietté dans le rétroviseur d'une Porsche sur un circuit de Formule 1, on achève bien les étalons. Il guette et retranscrit les angles morts d'un moment de civilisation, comme si la vie vécue, cette illusion collectivement perdue, était toujours devant soi. (Philippe Lançon - Libération du 9 janvier 2014)

Qu'elle évoque un reportage, une soirée dans un bar, des cours donnés à l'université ou un songe, elle adopte la même concision, promène le même regard circonspect sur les êtres et le fonctionnement des choses. Elle avance dans les rues de New York - et ailleurs - sans carte ni boussole. Et le lecteur, happé dans son sillage, se retrouve autant saisi par l'impression d'étrangeté au monde qui se dégage de ce roman kaléidoscopique que par la drôlerie souvent pince-sans-rire, la précision et la justesse des phrases de Renata Adler. (Raphaëlle Leyris - Le Monde du 16 janvier 2014)


Détails sur le produit


En savoir plus sur l'auteur

Découvrez des livres, informez-vous sur les écrivains, lisez des blogs d'auteurs et bien plus encore.

Quels sont les autres articles que les clients achètent après avoir regardé cet article?

Commentaires en ligne

Il n'y a pour l'instant aucun commentaire client.
5 étoiles
4 étoiles
3 étoiles
2 étoiles
1 étoiles

Rechercher des articles similaires par rubrique


Commentaires

Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?