Ce livre est très agréable à lire car séquencé intelligemment. Cependant, le style est parfois maladroit car trop "parlé". la syntaxe parfois étrange... mais ce récit passionnant l'emporte.
Nous partageons chronologiquement les événements tout en les voyant au travers des yeux des trois protagonistes.
Nous pouvons aussi découvrir les déceptions relatives à différentes expériences de vie en communauté, qui cherchent à construire un autre système, une vie collective humaine et solidaire, sans toutefois y arriver en raison des dissensions propres aux rassemblements humains, qui attirent toujours des fouteurs de merde.
Mais il est agréable de voir la richesse de certaines rencontres humaines et la solidarité dont ont bénéficié les 3 hommes.
Grâce à ce livre, nous pouvons aussi prendre conscience de ce que devrait être l'éducation, l'engagement parental assumé, et l'enseignement (beaucoup de pratique et au rythme de l'enfant).
Un bémol cependant à la naïveté présentée sur les gitans (mais je ne connais pas tout le détail du fait relaté) : le coup du cadeau à Nicolas de l'ordinateur - apparu comme par magie... (obtenu honnêtement... ?)- m'a fait rire.
A l'époque où l'homme blanc devient plus que fou...
Mon admiration à ce père qui a su faire de ses enfants des Hommes droits, complets, dignes, intelligents, d'une maturité incroyable pour leur âge, et possédant un savoir-faire inestimable. S'ils avaient "vécu" avec leur mère, je suis persuadée qu'ils n'en auraient pas appris le dizième et auraient certainement mal tourné.
Car quoi de plus beau que de construire de êtres avec la conscience qu'ils font partie de la Nature !
Quand viendront le gros bordel social et la famine, je suis sûre qu'ils sauront se débrouiller et être autonomes. Ce sont deux enfants magnifiques qui ont compris beaucoup de choses, ont cerné les travers de notre société et sauront atteindre leur vérité, leur accomplissement personnel aux travers de mille expériences enrichissantes... contrairement aux citadins matérialistes dépendants, ne sachant pas faire pousser un radis pour la plupart, et malheureux avec leur pognon (ou leur manque de pognon).
mes amitiés à vous trois !