5.0 étoiles sur 5
Tout d'un Grand, 8 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hospice (CD)
Ce disque est une oeuvre d'art, une vraie. Le fruit d'excellents musiciens mais surtout d'un songwriter de génie. Le petit livret adjoint au disque dans lequel figurent les paroles est magnifique et pose le décor d'un disque mélancolique et torturé.
Ce qui rend Hospice si spécial, si envoutant, c'est le fait qu'il raconte une histoire, une histoire tragique et sans concession; l'histoire d'un amour impossible entre un medecin et sa patiente gravement malade. Les paroles sont très soignées, imagées, tantôt rêveuses, tantôt cruellement réalistes.
C'est au travers de ces paroles, de cette narration même, mais aussi au travers d'arragements aussi divers que subtils que cet album nous offre ce que la musique a de plus beau à nous offrir : de l'émotion.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Intimiste et bouleversant, 12 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hospice (CD)
Enfin... Après 1 an d'attente, on ne sera plus obligé de passer par l'import ou Myspace pour écouter cette merveille.
Obscur... Cet "Hospice" l'est assurément. Il faut dire que l'histoire du disque -de son prologue à son épilogue- est celle de la douleur, de la maladie, de la mort, dans la chambre d'un hôpital. C'est la déchirure de Peter Silberman, une histoire vraisemblablement vécue (sinon un concept album d'une justesse rare), la perte d'un être cher, sa lente agonie. Casse-gueule, le disque qui joue sur la mélancolie, les pensées morbides, la solitude face à la maladie, les cauchemars... Pourtant, l'expression intime de la douleur qui transpire de chaque morceau, sans pathos mais simplement brute, m'a littéralement transpercé : c'est splendide, ça hérisse le poil, l'écriture est d'une grande justesse.
Chaque piste de cette galette Indie-électro-pop soutenue par la voix splendide de Silberman (mais aiguë, hein, vous êtes prévenu), semble vouloir partir d'une immense douleur pour se relever, passer à travers, au-delà, en larmes, en loques, mais toujours debout. Il s'agit là d'une œuvre singulière, intimiste et bouleversante, qui n'est pas sans rappeler ici le magnifique "Funeral" d'Arcade Fire, tantôt le "I'm a bird now" d'Antony and The Jonsons, parfois les plus sombres des Radiohead, dans l'expression de cette si violente tristesse qui confine au génie. On en bave avec Peter Silberman, on est transpercé et on en redemande.
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