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5.0 étoiles sur 5
Paradise Lost "Host", 8 août 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Host (CD)
Paradise Lost n'en ont jamais fait qu'à leur tête... constamment insouciants du qu'en dira-t-on, ces gays lurons Britons ont toujours préféré faire ce qui leur plaisait sans prendre en compte les attentes des fans... quitte à parfois justement froisser ces derniers. S'ils avaient côtoyé les plus hautes sphères du monde du metal avec l'oecuménique « Draconian times » en 1995, les voilà qui allaient plus ou moins se voir traiter de moutons galeux quatre années plus tard avec ce « Host ». Et pourtant... deux années, plus tôt, l'excellent « One second » nous en avait prévenu... le groupe évoluait et commençait petit à petit à flirter avec l'electro. Et Dieu sait que le monde du metal précédemment cité n'est jamais des plus vivaces à louer ce genre d'évolution. En se mettant à sonner comme Depeche Mode, Paradise Lost surprenaient autant qu'ils rebutaient... ou séduisaient. Car « Host » est un album aussi somptueux qu'épisodique dans la carrière du groupe. Somptueux de classe, de courage et de noirceur. Extrêmement synthétique dans son approche, c'est au grès de violons, de violoncelles, de samples et de guitares à contre-emploi qu'il berce l'auditeur. Guidé par le timbre et la grisaille lyrique d'un Holmes extrêmement inspiré sur les refrains, impossible de résister à cet album qui paradoxalement se révèle finalement très accessible. Alors bien sur, « Host » n'est pas destiné à tout le monde non... mais seulement à ceux suffisamment ouverts pour se laisser submergés par la beauté d'une telle œuvre.
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4.0 étoiles sur 5
Un album original, 31 août 2000
Ce commentaire fait référence à cette édition : Host (CD)
Cet album marque vraiment une coupure avec les albums précédents. Plutot que de rabacher le meme style au risque de se repeter, Paradise Lost a choisi (et pris le risque) de changer de style et ce de facon radicale. Certains se borneront a reconnaitre un style "depeche mode", mais si on prend le temps de l'ecouter et de le comprendre, cet album est vraiment tres riche et excellent. Les incontionnels de Paradise Lost ne peuvent etre decus, les autres decouvriront un album plein de suprises et de charme.
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5.0 étoiles sur 5
Electro-pop conceptuelle et inégalable, 27 mai 2004
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Inimitable, indépassable, inégalable, les superlatifs me manque pour qualifier cet album que je vénère parmis tous.
Paradise Lost à un mérite incontestable, celui de savoir évoluer musicalement, 'évoluer' intelligemment : En l'occurrence, un groupe passant en à peine quelques années d'un métal 'extrême' à une pop expérimentale douce et complexe, c'est pas vraiment banal !
Host, sorti en 99, est une confirmation de l'orientation électronique du groupe principalement ambitionnée par le guitariste Greg MacIntosh et amorcée par l'énorme One Second, précèdent album sorti 2 ans plus tôt. Mais cette fois ci, le reste d'influences métalliques présent sur One Second sous forme de tempos percutants et de grattes entraînantes s'éclipse pour laisser place à une pop alternative, voir expérimentale, dont les arrangements électroniques en sont le noyau dur.
Certains considèrent que le groupe à inventer un nouveau genre : le dark rock. Ca colle plutôt pas mal. La voix désormais posée de Nick Holmes est grave, sombre et mélancolique. Les guitares, toujours présentes, sont par contre extrêmement discrètes, presque en arrière plan, maquillées par divers effets ce qui rend parfois leur son très singulier et radicalement différent de ceux la production pop-rock-metal traditionnelle. Les compositions, toutes remarquables et loin d'être réductibles à leur pseudo influence new-wave sont probablement les meilleures du groupe à ce jour (évidement, c'est subjectif et d'autres préféreront éternellement leur début death/gothic), un groupe qui sous la pression des fans et l'obligation commerciale, a du mettre en sourdine sa volonté d'expérimentation depuis quelques années.
Ca n'a jamais été explicite, mais il faudrait être bien naif pour ne pas l'avoir remarqué : Host fut un echec commercial, ce qui était prévisible puisque le 'fan' à dans certains cas, par déficience culturelle ou par manque d'ouverture d'esprit, du mal à avaler sans broncher un virage musical a 180°. Et c'est encore plus flagrant dans l'univers metal ou lorsqu'un groupe s'assagit il est montré du doigt par une quantité d'idiots qui n'ont qu'à peine écouté l'album, et le rejète sous prétexte que "ce n'est pas du metal, ya pas de gross riffs, ya pas de hurlements".
Bref, Host ne s'est pas vendu, ou très mal, et Paradise Lost à necessairement enclenché la marche arrière pour débloquer la machine à pognon.
Dommage, car s'ils avaient persistés dans la voix expérimentale, nul doute qu'on aurait eu droit à d'autres merveilles, en lieu et place des derniers opus beaucoup moins ambitieux (Believe in Nothing, Symbol of Life, pas mauvais tous les deux, loin de là, mais bien moins digne d'un groupe aussi talentueux et innovateur)
Bref, Host est un album génial, à mon gout un album majeur de la scène rock au sens le plus large du terme, d'une créativité et d'une singularité rare. Un album concept qui ne se laisse pas découvrir en quelques écoutes, ça c'est certain !
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