Depuis longtemps déjà, le LSD est difficile à trouver. Les types du Beta Band ont dû réussir à en dénicher. Car le premier terme qui vient à l'esprit à l'écoute de cette musique barrée, c'est psychédélique.
Des hurluberlus décalés comme Jason Pierce (Spiritualized) ou Sean O'Hagan (High Llamas) ont dû se sentir moins seuls en écoutant ce « Hot Shots II » sous forte influence acide années 66-67.
C'est le Pink Floyd (surtout celui de Syd Barrett) qui affleure souvent derrière ces mélodies aigrelettes enfantines et ces sons « spatiaux ». D'ailleurs le dernier titre, sommet du disque (avant le dispensable bonus rap que l'on trouve sur certaines rééditions) s'appelle « Eclipse ». « Eclipse » c'était déjà le titre du dernier morceau de « Dark Side of the Moon » de ... Pink Floyd.
Mais comme le Beta Band est un groupe plus malin qu'il n'en a l'air, des bruits de machines, des samples, des boucles actuels viennent rattacher ce disque à ce début des années 2000 où il est paru. Et donc pas besoin d'avoir en tête des albums « préhistoriques », ce « Hot Shots II » s'intègre parfaitement dans l'air du temps.
Pas si bêta que ça, le Beta Band.