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Une mère argentine et un père moitié russe, moitié marocain, Raphael a grandi à Paris où il a commencé le piano à l'âge de quatre ans. C'est peut-être pour cela qu'il préfère parler de musique et uniquement de musique. Le jeune artiste renoue avec la tradition du song-writing à l'américaine. À la fois revendicatif ("Choisis ton camp") et tendre ("T'apporter mon amour", "Libre service"), il nous entraîne dès les premières secondes sur de haletants accords de guitare. Et ce n'est pas un hasard si son premier album vibre autour de réminiscences pop et rock. Plongé très jeune dans l'univers de Bowie, Iggy et autres Lou Reed, Raphael décline ses compositions sur d'étourdissants gimmicks (qui rappellent de temps à autre, le déferlement électrique du groupe Noir Désir). Avec une mention toute spéciale pour "Cela nous aurait suffi" qui sent le tube à plein nez. Qu'on se le dise. --Valérie Dupouy
Compact
Pop-rock - Pour ceux qui sinquiètent à tort de la bonne santé de notre écurie nationale, larrivée du jeune poulain Raphael, devrait les rassurer, même si ce premier album comporte en plus dune aura musicale on ne peut plus prometteuse les sempiternelles erreurs de jeunesse. Raphael est concerné par les problèmes de son temps et veut quon le sache (cest surtout de ce point de vue-là quil se rapproche de Saez, auquel on pense dès louverture de "Cela nous aurait suffi" qui, soit dit en passant, a létoffe dun grand single), il écrit dailleurs plutôt bien. Mais cest sa faculté à composer des morceaux imparables qui surprend, car il compose tout et sa maîtrise, sa maturité et sa créativité sont impressionnantes. Lalternance du salé et du sucré, de lélectricité phosphorescente et de lacoustique étayé sur plusieurs strates, fait ainsi plutôt bel effet ; reste à savoir maintenant si ce Raphael venu de nulle part tiendra la route, réussira le passage souvent difficile de la scène et se révèlera être le véritable homme à tout penser quil semble bien être. Si tel est le cas, il ne serait pas étonnant quil trouve rapidement une place dans notre horizon musical et quil la garde très longtemps...
Platine
Dans la famille des jeunes recrues du rock français, comptant déjà Saez, Manu Lanvin et Calogero, il va désormais falloir compter avec Raphaël. Sous une belle pochette, sobre et hors mode, se cache en effet le premier album très prometteur d'un garçon qui n'a pas que sa beauté racée et son insolente jeunesse pour atouts. Si ses compositions lorgnent plutôt du côté de Manset ou de Noir Désir et alors que sa voix fragile se promènerait plutôt dans les aigus contrôlés d'un Christophe ou d'un Aubert, Raphaël Haroche (de son nom) avoue devoir sa passion à l'écoute intempestive de David Bowie, Bob Dylan, Neil Young et, côté français, de Jacques Brel. C'est qu'en plus, il a bon goût ce garçon ! Autant d'influences qui ont conduit l'auteur- compositeur en herbe à nous concocter un album nerveux et original, aux textes violents et incisifs, égrenés avec une froideur presque mécanique, qui tranche en tout cas avec son physique angélique d'adolescent romantique et tourmenté. Autant de qualificatifs caractéristiques du rock français depuis des lustres, mais qui ici (et c'est plutôt rare...) n'excluent en rien la qualité et la rigueur de l'écriture. Entre autres réussites, on relève "Libre service", "Ici tout va bien", "Petite annonce" ou encore "Cela nous aurait suffi" (Dayenou), inspiré d'une prière juive.
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HOTEL DE L'UNIVERS