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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
PHENOMENE FAMILIER ..., 12 septembre 2008
Différent des quatre premiers volumes, Houses Of The Holy est comme un rêve lucide, une sorte de paysage sur lequel se surexposent diverses tonalités. Lumière intérieure pour la musique, lumière extérieure par sa pochette sur laquelle les enfants d'Icare semblent se tourner vers un avenir hypothétique, ce disque, doué d'une personnalité à la fois violente et discrète, est un révélateur de sentiments dont on ne mesure que trop tard l'impact sur le milieu ambiant. Inscrits au tableau d'honneur de cette nouvelle aventure, ce sont certains silences, quelques notes en apesanteur, qui vont apporter à cet album de hautes tensions, cette touche d'exception lui permettant de se distinguer dès la première écoute.
Principal maître d'aeuvre de cette mutation, John Paul Jones. Eclatant de sobriété, le prudent bassiste est en fait un immense claviériste, doublé d'un arrangeur hors pair. Bien que jusqu'alors, son travail n'ait réussi qu'à éprouver nos résistances, pour le coup, dans cet album imprégné de mystère, il ne lui suffit que d'un titre pour démontrer tout son art et nous faire rendre les armes. Curieuse reddition, dès lors que dans No Quarter, car c'est bien de ce moment d'étrange qu'il s'agit, le guerrier viking n'abandonne jamais. Piège intemporel, dans lequel on supposera que l'homme ne trouvera le repos qu'à la seule condition d'une intervention des dieux, No Quarter brûle d'une émotion à suspendre le temps.
Peut-être un peu moins puissant qu'à l'habitude, Houses Of The Holy est un véritable patchwork propice aux rêves inattendus. Rejetant toute similitude avec le passé, celui-ci parcoure le rock avec une telle évidence, une telle variété de climats improbables, qu'il devient vite impossible d'en déterminer les limites. Véritable symbole de cette orientation, The Rain Song ouvre, sur des paroles plutôt légères, les quatre saisons d'une entreprise qui n'hésite pas à franchir les genres. C'est ainsi que l'on trouvera, associés dans ce cinquième album, le tempo reggae de D'yer Mak'er à l'effervescence de The Song Remains The Same, tout comme la séquence instrumentale de Over The Hills And Far Away aux rythmes funkysants d'un The Grunge plus que soutenu.
SI la mélancolie possède une voix, elle s'appelle Robert Plant. Passé ce postulat, on retiendra également le travail produit par John Bonzo Bonham sur un océan aux marées sous influences, les guitares plus que pertinentes d'un Jimmy Page, chef de production inspiré, pour qui le succès rime de plus en plus avec exploration. Toujours attendu là où on ne trouvera pas, le Zeppelin change de cap au gré de ses humeurs et le comble, c'est qu'il le fait bien. Traduction d'un temps qui n'hésitait pas à prendre des risques, la maison mère de Led Zeppelin est un endroit dans lequel chaque pièce s'ouvre sur une inconnue devenant rapidement familière.
A la fois étrangers les uns aux autres, tout en étant semblables, chaque disque de l'aéronef aura poussé la musique dans ses derniers retranchements. Sans faillir à cette règle, ce nouvel enregistrement en est l'indiscutable révélation.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
sacré dirigeable ou saint Zeppelin ?, 4 décembre 2009
Avec le recul, tout cela nous paraît confus mais sans doute 1973 fut-elle une année charnière entre les derniers soubresauts des merveilleuses sixties et le début des désillusions accompagnant le choc pétrolier. Sur le plan musical, la fracture est sensible, entre les années d'insouciance et de création débridée, et celles du savoir-faire, de la planification et de l'allégeance au tout puissant dollar. La plupart n'ont pas résisté à cette terrible transition et ont perdu définitivement leur âme, mais quelques-uns (rares) ont su s'élever au-dessus de la mêlée. C'est évidemment le cas du plus grand parmi les grands, de ce majestueux dirigeable que rien ni personne n'a jamais pu dévier de sa céleste trajectoire et qui ne toucha terre que pour mourir.
Comme toujours à propos des grandes oeuvres, les combats de fans font rage pour établir la hiérarchie des albums, encenser tel morceau, fustiger tel autre. Ce « House of the holy » ne fait pas exception à la règle. Pour ma part, « D'Yer Mak'Er » m'agace, « The Crunge » et « Dancing Days » me semblent anecdotiques, mais les cinq autres chansons de l'album sont phénoménales. Du reste, Jimmy Page ne s'y est pas trompé qui les a réintégrées sur la version 2007 du live de l'époque (The Song Remains The Same (Bof)). Les mots me manquent pour commenter ces chefs-d'oeuvre que sont « The Song Remains the Same », « No Quarter » ou « The Ocean ». Mieux vaut se taire et écouter.
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5.0 étoiles sur 5
Une sacrée leçon de rock n'roll, 27 juillet 2006
Il y a un peu de tout dans ce disque : du Led Zeppelin pur sucre, à l'image de 'The song remains the same'. Parfois un poussée plus forte dans la direction du hard-rock, avec des riffs de guitare solides (The song remains the same, et surtout le californien 'The Ocean'). Et il y a aussi des morceaux insolites, comme par exemple le James Brownien 'The Crunge'. Tout ceci est très convaincant. Et puis une incursion dans le reggae avec D'yer Mak'er. Dommage que les paroles de cette dernière soient si creuses.
Mais ne soyons pas cynique : comme c'est dit à la fin du disque, 'It's so good !'
Ce qui donne le piment supplémentaire à ce disque, c'est l'arrivée en force de claviers (piano et synthés). On croirait entendre du Radiohead avant l'heure.
Après le succès de Led Zeppelin IV, il ne se sont pas contenté de reprendre une recette éprouvée. N'est-ce pas la marque des grands groupes ?
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