Rapide présentation du bonhomme. Né en 1977, KWS sort son premier album, Ledbetter Heights, en 1995. Oui, à 18 ans ! Résolument blues, l'album fait comme une bombe dès sa sortie. Le nouveau Steevie Ray Vaughan, rien de moins ! Plusieurs autres albums de ce nouveau guitar hero, dont certains en live que je vous recommande chaudement, vont suivre. Mais toujours blues.
Dans "How I go", la note est différente. L'opus commence par revisiter le hard-rock des années 70. Les trois premiers titres ont des sonorités qui font penser à Deep Purple (Come on Over) ou Black Sabbath, mais à un niveau supérieur, moins bourrin, plus virtuose mais tout aussi efficace que Ritchie Blackmore. A du Led Zep, aussi, dans "Yer Blues". Puis suivent un titre pop-rock (Show me the Way back home) et le très beau "Cold" qui m'évoque fortement Génésis (le vrai, le beau, celui du temps de "Nursery Cryme" ou "Foxtrot").
La suite parcourt les facettes du rock des seventies, à mes yeux la plus riche décennie dans ce domaine, dans ce qu'elle a produit de meilleur. Il y a même du folk-rock bien sympathique avec "Who's gonna catch you now"
Et le blues, me direz-vous ! Parce que tout de même, c'est bien ce genre qui l'a fait connaître. Ben il n'est pas oublié, loin s'en faut. "Dark Side of Love" commence à y revenir, puis on y entre de plain pied avec "Heat of the Sun" mais surtout "Backwater Blues" avec une intro très "roots" et la suite plus swinguée.
Rien donc n'est à jeter dans cet album. Dans chaque titre, KWS y apporte une touche personnelle, et avec une chaude virtuosité de très bon aloi. Même les 4 titres bonus ne sont pas, comme (trop) souvent, des ajouts sans trop d'intérêt, mais bel et bien de la même veine que les autres.
Voilà donc un bel artiste qui sait évoluer, nous livrer plusieurs facettes de son talent sans jamais jouer un cran en dessous. Que demander d'autre ? Si, une chose.... continuer comme ça !