Trois caméras pour une image à 180 degrés( ou presque...).How the West was won: un tel titre légitime l'entreprise à lui tout seul.Au moins quatre réalisateurs-on ne compte pas les secondes équipes-et quant à la pléiade d'acteurs,elle laisse pantois.Seul Zanuck s'est approché de ça dans The Longest Day...et encore.Le plus fascinant,ici,c'est que tous sont d'absolues icônes du genre,et s'il manque Coop,c'est la faute aux prairies éternelles,où il etait parti galoper l'année précédente.Tout ça,peut-on légitimement penser,ne fait pas forcément un film.Effectivement,pas forcément.Mais avec des Henry Hathaway,George Marshall,Richard Thorpe derrière la (les) caméras,on s'attend à du spectacle,et il y en a:la descente des rapides de l'Ohio qui disloque le radeau,les steamboats remontant le Mississippi,la charge des bisons contre le chantier avancé de l'Union Pacific,l'attaque du train jusqu'à l'apocalypse ferroviaire...Et le meilleur pour la fin(de ces quelques propos):la guerre civile et ses multiples déchirements , sous l'oeil unique, dans tous les sens du terme, de Monsieur Ford,qui appuie là où la douleur et la nostalgie font mal.La musique de Newman, qui se souvient du Dvorak des opus 95 et 96... est somptueuse. Caroll Baker renversante, James Stewart, inoubliable(trappeur, Mr Smith!).Et il y a tous les autres,avec,c'est le moins que l'on puisse dire,de l'espace tout autour...Ah oui...c'etait déjà(1962) pour concurrencer la télé.