Née en 1938 à New York, auteur d’une cinquantaine de romans qui l’ont placée au premier rang des écrivains contemporains, Joyce Carol Oates enseigne la littérature à l’université de Princeton.
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12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La bourgeoisie désoeuvrée selon Oates,
Par Servane Lusset (Midi-Pyrénées, France) - Voir tous mes commentaires (TESTEURS) (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hudson River (Poche)
A Salthill-on-Hudson, le sculpteur Adam Berendt, célébrité plus locale qu'internationale, meurt brutalement dans un accident de bateau ; ou plutôt : meurt en essayant de sauver une gamine en train de se noyer...La paisible et bourgeoise commune, dans laquelle il ne se passe jamais rien, va soudain se retrouver confrontée au deuil et à la confusion. Et des squelettes seront rapidement découverts au fond des placards : des histoires d'amour avortées, de la jalousie, des vies ratées, de la rancaeur. Oates, sous prétexte de nous retracer la vie d'Adam Berendt, va nous révéler toutes les pensées des personnes qui ont côtoyé le sculpteur nous permettant encore une fois de nous prouver que les apparences sont souvent trompeuses et que les fantasmes ont une part plus que généreuse dans la vie des riches désoeuvrés. La mort de Berendt sera un déclencheur de prises de conscience ; un bien pour un mal... Hudson River est curieusement souvent drôle ; je dis « curieusement » car les romans de Oates à la lecture desquels on ébauche un sourire ne font pas légion. Alors évidemment, Hudson River n'est pas drôle à se taper sur les cuisses mais il n'est pas rare de sourire à la lecture de certains passages. Voici donc un roman parfois un poil cynique sur les apparences trompeuses, le désoeuvrement, la lâcheté, le conformisme domestique et conjugal, les fantasmes foireux... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Joyce Carol Oates, 'Hudson River',
Par tête de linotte (france) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hudson River (Poche)
Un abstinent sexuel déchaîne les passions...Chacune de ses amoureuses frustrées s'ouvrira un chemin, à partir de ce qu'il lui a donné... ou de ce qu'elle lui a pris. Un roman qui pose, par le biais de personnages variés, autant de questions sur le désir qu'on veut bien en entendre, selon le lecteur. Très beau, et un style hypnotisant comme d'habitude. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3.0 étoiles sur 5
Grosse déprime à Hudson River,
Par
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hudson River (Poche)
Ce roman est déconcertant : il ne s'y passe pas grand-chose, les personnages sont blasés, tristes et sans chaleur, l'ambiance y est pesante, et ce n'est pas la petite intrigue concernant le passé de A. Berendt (qui meurt au début du roman) qui incite le lecteur à tourner les 664 pages... Il faut cependant saluer le talent de J.C Oates qui parvient à décrire avec beaucoup de justesse le mal-être, les frustrations, les mensonges et autres non-dits, et finalement l'implosion de cette communauté bourgeoise dont les habitants révèleront finalement leur vrai visage. Réflexion sur le poids du regard des autres, les conventions sociales, le rôle que chacun se compose, et sur la fragilité du vernis qui, un jour, peut se fissurer.
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