Voici donc le tant attendu troisième album des Arctic Monkeys, produit par Josh Homme (QOTSA) et James Ford. Il a été enregistré à Los Angeles avec Josh Homme puis à Brooklyn avec James Ford (producteur de l'album précédent, des Klaxons et des Last Shadow Puppets).
Suite aux déclarations du groupe dernièrement et au choix de Josh Homme aux manettes, on pouvait s'attendre à un album particulièrement épique et heavy (mais quoi d'étonnant pour ceux qui, comme moi, furent captivés dès leurs débuts par le surpuissant Oh My God ?). Pourtant après quelques écoutes, ce n'est peut être pas forcément cette direction qui a finalement été retenue par le groupe mais bien plus un accent particulier sur des chansons plus calmes et plus cabossées sans doute que des hymnes pour stade dont le groupe s'était fait une spécialité jusqu'à maintenant. Faut-il y voir là l'influence du leader des QOTSA ? peut etre un peu mais il ne faudrait surtout pas perdre de vue que les Monkeys ont une personnalité et une expérience bien à eux.
Oui, Cornerstone, Secret Door, Fire and the Thud, Dance Little Liar ou encore The Jeweller's Hand sont loin d'être des titres survitaminés et bondissants comme seuls les Artic Monkeys savent en trousser, mais il n'en demeure pas moins que cette relative nouveauté dans l'écriture porte, à n'en point douter, la patte irrésistible d'Alex Turner et que c'est un plaisir de voir que ce groupe, loin de rester sur ses acquis sait se renouveller à chaque album sans rien perdre de ce qui fait son charme depuis le début.
Que les fans se rassurent, ils trouveront leur peusant de choeur à hurler dans les stades avec les surpuissants Crying Lightning, Dangerous Animals et, mais çà reste un avis qui n'engage que moi, l'imparrable Pretty Visitors.
En résumé, les Artics Monkeys savent, comme ils nous l'avaient déja prouvé par le passé, se renouveller en puissant à diverses sources d'inspiration parfaitement digérées, sans pour autant abandonner les fondamentaux qui ont fait leur succès. Une réussite !