11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le secret de son succès!, 10 avril 2011
Les Etats-Unis aujourd'hui : tout s'y casse la gueule et ça a commencé à Detroit (voir aussi la sérié télévisée actuelle 'Detroit 1-8-7'), ville symbole car capitale de l'industrie automobile américaine, celle-là même qui régna sur le monde pendant tant de décades.
Thomas Jane ('The punisher') est un quadra qui travaille comme professeur d'histoire et entraîneur sportif dans un lycée. Il est divorcé (son épouse -Anne Heche dans sa meilleure prestation à ce jour- l'a quitté pour un sémillant dermatologue) et vit avec leurs deux enfants, des jumeaux adolescents (un garçon et une fille) en surpoids (ça aussi c'est l'Amérique d'aujourd'hui), dans une maison en bois qui dès le début du feuilleton part en fumée, amenant ses enfants à retourner provisoirement chez leur impossible mère, pendant que notre héros s'installe sous la tente sur la pelouse de sa 'propriété' à côté d'un nouveau voisin qui a fait ériger un véritable petit manoir à côté duquel sa 'cabane en bois' et désormais en ruines fait un peu tâche.
Comme son travail ne rapporte rien, que sa maison a brûlé, que ses enfants l'ont quitté et que la crise financière a laminé ses économies, Thomas Jane se retrouve donc au bord du gouffre.
Américain et fier de l'être et parce qu'il faut de l'argent pour avoir une vie dans notre actuelle société, notre quadra décide de suivre un séminaire de développement personnel durant lequel il apprend que pour s'en sortir il faut 1. arriver à identifier son outil de travail (tout le monde en ayant un) et 2. trouver comment l'utiliser. Aux grands maux, les grands remèdes : inspiré par une remarque de sa maîtresse du moment, une employée de bureau/poétesse qui n'en revient pas de la puissance de sa dague d'amour, Thomas Jane décide de mettre sa poutre faîtière sur le marché et sa poétesse d'amante de devenir son mac (car comme le travail de bureau, ce n'est plus très 'fun' de nos jours et que la poésie ne rapporte pas vraiment non plus dans le monde d'aujourd'hui, elle a elle aussi quelques besoins monétaires). Secondés par une ancienne collègue de travail de son mac, qui œuvre elle dans le conseil en habillement pour riches 'desperate housewives' et qui a donc de ce fait un idéal carnet d'adresses, notre héros devient 'the new dick in town'.
Tout comme le héros de 'Californication', le héros de 'Hung' ('Bien monté') est avant tout désemparé : il ne voudrait pas devoir demeurer en reste par rapport à son ex, il voudrait pouvoir assurer (ne serait-ce que financièrement) par rapport à ses enfants, mais surtout il voudrait tout simplement pouvoir avoir une vie digne de ce nom. Et contrairement au héros de 'Californication', il ne fait montre d'aucun cynisme, au contraire : il essaie seulement de s'en sortir et fait donc feu de tout bois, parce qu'il n'a pas d'autre possibilité.
A noter: l'excellent générique de début qui voit notre héros quitter le centre-ville en costume-cravate pour, petit à petit, et tout en traversant la ville et en passant par sa banlieue un peu moins chic, puis ses taudis, se déshabiller complètement jusqu'à se retrouver à l'extérieur de la ville à poil sur les bords d'un lac où pour finir il se 'jette à l'eau'...; parfaite allégorie d'un rêve américain qui, après vous avoir tout offert, vous reprend tout et vous laisse 'sur le bord de la route'..., à moins que...?
Si vous voulez voir ce qu'est devenu le rêve américain aujourd'hui, ne manquez surtout pas ce nouveau décapant feuilleton 'HBO' idéalement interprété qui vous fera sourire et souvent même rire, mais qui vous fera aussi réfléchir : et si demain, c'est à vous qu'il incombait de devoir mettre tous vos atouts sur le marché ?
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20 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Original et Cocasse, 3 janvier 2011
(commentaire basé sur l'édition US)
C'est l'histoire de Ray, la quarantaine, divorcé, deux enfants, prof dans un lycée de Détroit où il est également entraîneur de baseball.
Suite à un incendie, sa maison un peu vieillotte (mais j'adore l'emplacement en bordure du lac !!!), tombe en cendres, peu de temps après avoir appris que le lycée où il travaille est obligé de se "restructurer" et donc qu'il sera au chômage à la fin de l'année scolaire. Bref : plus de maison, plus d'argent... d'où problème pour continuer à recevoir ses enfants (limite obèses, mais qui ont viré complètement gothique) dont la garde a été confiée à leur mère, son ex-femme, qui l'a quitté pour refaire sa vie avec son dermatologue.
Désespéré, Ray cherche une solution pour gagner de l'argent, vite, et beaucoup... Et il réalise que son seul atout dans la vie, c'est son anatomie masculine tout particulièrement avantageuse (c'est un artifice scénaristique : on aura jamais la preuve à l'image... lol...). Il décide donc de devenir gigolo (prostitué pour femmes riches)... Seulement voilà : comment on fait pour se lancer ?
Saluons à nouveau la créativité de la chaîne américaine HBO. Le sujet de cette petite série (10 épisodes format court) est une trouvaille. Déjà, le casting fonctionne et, côté scénario, les situations les plus cocasses sont abordées avec humour et finesse sans tomber dans le graveleux. Du coup on se régale à suivre les péripéties de ce gentil quadra complètement paumé qui tente de s'improviser prostitué de luxe avec l'aide d'une proxénète encore plus improvisée...
A déguster sans modération...
TheParadox, 2010-09-13
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13 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Très bonne surprise !, 10 janvier 2011
Cette série est un bijou !
Jamais vulgaire, toujours très juste, l'histoire aborde avec humour et pudeur un sujet pourtant des plus scabreux : un tour de force. Vivement la deuxième saison !
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