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| 1. Ashes In Snow |
| 2. Burial At Sea |
| 3. Silent Flight, Sleeping Dawn |
| 4. Pure As Snow |
| 5. Follow The Map |
| 6. The Battle To Heaven |
| 7. Everlasting Light |
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Commentaires client les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
On fabrique pas du rêve tous les jours : Aregato !,
Par Coke_Babies "coke_babies" (Bordeaux) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hymn To The Immortal Wind (CD)
Hymn to the Immortal Wind est mon album préféré de Mono (avec Palmless Prayer mais qui a un statut particulier puisqu'ils sont en collaboration dessus). Étant le dernier sorti, il paraît normal qu'il soit le plus abouti. Mono est un grand groupe. Mais il est toujours difficile quand on parle d'eux de ne pas citer ceux qui ont (presque) inventé le genre sur lequel ils naviguent : GY!BE. Les membres de Mono doivent être fatigués qu'on les ramène toujours à ces sources, mais soyons clairs, c'est vraiment de là qu'ils sont partis, et leurs premiers opus ressemblent vraiment à des pastiches.Ce qui est intéressant, c'est qu'à partir de ce tremplin qui n'est pas à eux, Mono s'élance et réussit à voler à sa propre façon : si elle fut parfois claudicante ou maladroite, il faut constater qu'elle s'affirme au fur et à mesure. Sur Hymn, les compositions prennent une teinte, une consistance qu'elles n'avaient pas, me semble-t-il, avant. Et un aspect 'fini' qui doit certainement beaucoup à Steve Albini. Il peut paraître déplacé de parler de l'aspect 'fini' d'un disque, sur lequel un groupe passe généralement des semaines, voire des mois, mais soulignons-le tout de même dans le cas de Mono, puisque de nombreux avis regrettent justement que les albums peinent à retranscrire ce qu'est leur musique en live. Et effectivement, les prestations live de Mono sont régulièrement un cran au-dessus des albums. Je veux dire un cran VRAIMENT au-dessus. Du coup : pourquoi acheter leurs disques ? Leurs morceaux éphémères et fragiles en concert, et pourtant surpuissants, perdaient souvent à être gravés définitivement dans des sillons. Il me semble que c'est différent pour Hymn. Je crois que c'est pour beaucoup redevable à l'ensemble (presque) philharmonique qui est venu jouer dessus : les parties de cordes sont vraiment somptueuses, et contrastent avec les arpèges acérés et les envolées saturées des guitares. Là encore, cette formule fait très GY!BE, mais Mono la sublime à sa manière. Par ce côté cinématographique que je ne développe pas tant il a été souligné par d'autres et de belle façon, mais je la constate simplement à mon tour : la capacité de Mono à éveiller en vous des images, et du mouvement. Après l'ouverture magistrale (je pèse le mot) d'un Ashes in the Snow, c'est Burial At Sea qui vous cueille, de l'avis de beaucoup l'un des meilleurs morceaux de Mono tous albums confondus. Après ça, difficile de croire qu'on pourra faire mieux. Et le reste ne fait pas mieux, ce qui fait la force et la faiblesse de l'album : je veux dire que Hymn vous balance une telle claque d'entrée que vous êtes à la fois bouche bée et avide, en attente. Le moment qui va passer au dessus de Burial ne vient pas. A la place, c'est Silent Flight, Sleeping Dawn qui vous fait redescendre en douceur, mouvement classique dominé par le piano et les violons/violoncelles, qui vient offrir un répit après l'ouverture en fanfare, comme aurait pu le faire un groupe comme Silver Mt Zion. On ne pouvait plus monter alors on apaise, et on reste en suspens. Je trouve pour ma part cet enchaînement brillant, génial. Pure As Snow repart lentement sur un arpège pour une longue chevauchée de 12 mn ou presque dans la neige, portée par la batterie - autre élément qui démarque Mono de GY!BE, et participe grandement à son identité. Peu à peu le thème se dessine et il est ici envoutant, d'une beauté à la fois musicale et cinématographique, tout en montée. Il explose enfin aux 2/3 du morceau. Superbe. Du chaos final déboule Follow the Map, un aparté, une clairière au milieu de la forêt, aux accents médiévaux. Les deux derniers morceaux offrent le contre-point aux 2 premiers, et s'ils tablent sur les même ingrédients, ils sonnent différemment. Peut-être plus épiques, surtout ce The Battle to Heaven, en crescendo jusqu'au calme médian, et repartant à nouveau. Je crois que ce morceau est grandiose. Je dis 'je crois' parce qu'arrivé à ce moment du disque, on ne s'en rend plus bien compte. D'une cohérence remarquable, cet album se clôt avec Everlasting Light, qui réussit ce paradoxe : tout en n'étant pas meilleur que les autres (pour moi moins inspiré), ce morceau arrive à sublimer le tout, fermer la parenthèse. Il y a un moment que je voulais laisser quelques mots sur Hymn. Si vous aimez GY!BE, Silver Mt Zion, iLiKETRAiNS, Explosions in the Sky, vous êtes a priori les oreilles qu'il faut pour cet album, mais aussi celles qui doivent déjà le connaître. Pour les autres, offrez-vous le voyage. From Japan. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Romantisme noir,
Par mercipourlemorceau "mercipourlemorceau" (Star Acacademy,Resident du château) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hymn To The Immortal Wind (CD)
Mono est une merveille pure, une comète du Post-Rock période "Nouveau Millénaire". Formation japonaise composée de Tamaki Kunishi (basse, piano, etc.), Takaakira "Taka" Goto (guitare, fondateur de Mono), Yoda (guitare, orgue Hammond), Yasunori Takada (batterie), elle écume la scène depuis une presque dizaine d'années, jusqu'à s'offrir un statut culte (largement mérité) au sein de cette dernière."Hymn To The Immortal Wind" confortera assurément cette singulière position. Si les précédents albums avaient très largement convaincu de la capacité de Mono à réveiller le merveilleux (et à y induire une parasitaire tourmente noise, un charme légèrement obscur), on a rarement entendu mieux que ce qui naît en 2009 dans le champ de ce genre instrumental, spatial et cinématographique. Mono, dont les armatures sonores portent une substance comparable à celle de nombreux groupes post-rock européens (travail atmosphérique, prédominance des guitares, en clair comme en saturations, occupation d'espaces-temps défaits des contraintes de format de la musique Pop), porte toujours en sa musique une coloration/source asiatique. Cette nouvelle aeuvre originale se distingue alors naturellement de l'orientation américaine qu'avait pu suggérer l'histoire du projet collaboratif de remixes post-11 septembre titré "New York Soundtracks", en 2004. Cette source d'Asie donne d'ailleurs une magie supplémentaire à une série de beautés spectrales et noise, toujours riches en guitares et pourvues d'orchestrations splendides, orchestrations dont Mono a su tirer parti depuis le départ. Ainsi ce nouvel album consacre-t-il un mode opératoire aussi exigeant que cette musique reste délicate et bien amenée. Un orchestre de chambre complet, impliquant vingt-sept personnes dont le chef Paul Von Mertens, est au rendez-vous. Il pousse beaucoup de choses dès l'inaugural et épique "Ashes in the Snow". Très peu de formats courts marquent ce cinquième opus à fuites bruitistes ("Pure as Snow") : "Silent Flight, sleeping Dawn" et "Follow the Map", respectivement six et quatre minutes, sont bien les seuls à donner une alternative à un disque qui préfère, très largement, prendre le temps de poser les choses, comme l'ont si bien fait certains géants du genre depuis le milieu des années 1990. Enregistré et mixé en juin et novembre 2008 à Chicago par un certain Steve Albini, féru de mises en perspective noise, "Hymn To The Immortal Wind" marque avant tout par un potentiel cinématographique renouvelé et une aura plus romantique que noire. Il trouvera une place de forte estime au caeur de la discographie d'un groupe dont le potentiel n'en finit plus de croître, comme ce désir particulier à lui de concevoir chaque tournée, avant toute autre chose, comme le moyen assuré de rencontrer physiquement son public. Une vraie philosophie, doublée d'une rare force émotionnelle. "Hymn To The Immortal Wind" en est une trace supplémentaire, précieuse. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 8 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
un coup de plus pour rien,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hymn To The Immortal Wind (CD)
Un disque prévisible, pas original pour deux sous et sans la moindre inspiration: le résultat est ennuyeux à souhait.Mono n'a écrit qu'un morceau de toute sa carrière et ne cesse de le rejouer au fur et à mesure de ses albums. La production de Steve Albini ne change rien à l'affaire. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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