Laura Marling en est à son deuxième album, elle a vingt ans et on ne sait où elle va aller, c'est une sorte d'événement très rare en musique : elle est vraiment absolument pleine de talents. Je n'en reviens pas d'être le premier à commenter ce disque, qui est un bijou folk d'une extrême rareté, que je vous recommande absolument.
La voix est pure, lumineuse, très déterminée aussi ("Rambling man", "Devil's spoke") et surtout sans affectation, avec un accent délicatement anglais - le son est acoustique, pas de grosses batteries ou de guitare électrique déchaînées !! c'est très folk et aussi décidément très anglais... (voir son lien avec ce qu'on nomme la "scène" folk anglaise, Noah & the Whale et Mumford and sons) ; certains moments peuvent évoquer, musicalement, le style des ballades des Beatles, tandis que d'autres, cela dit, vont renvoyer à Léonard Cohen ("What he wrote"). ' Sur scène elle a repris il y a quelques temps "Blues run the game" de Jackson C. Franck, ou "The needle and the damage done" de Neil Young : elle est à la hauteur. Que des grands noms, mais juste pour vous donner une idée du style de musique : idée imparfaite, elle est très originale, très libre - une très jeune femme, à la maturité éclatante, qui avance avec une sorte de charme et de calme déconcertant, chantant des textes très adultes, loin des artifices de la scène pop... quelque chose comme un miracle souriant.