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19 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Courez !!!,
Par M. Marc Levy "Marcuslivingstone" (Montpellier, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 1000 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : I'M New Here (CD)
Le trop rare Gil Scott Heron revient au sortir de sa dernière détention en date (pour possession de stupéfiant). Ce nouvel opus surprend par sa variété : spoken words comme à la belle époque, nappes électros ou encore un I'm New Here étonnamment country, le point cardinal de ces perles restant sa voix profonde, cassée, envoutante. De façon surprenante peu connu en France, il reste, à mon sens le dernier géant de la musique noire américaine. Dans l'esprit proche de son dernier album Spirits par son fond intimiste (on a toujours l'impression qu'il s'adresse à nous), il en diffère par la forme plus novatrice et dépouillée, ne reste alors que la substantifique moelle de sa musique : la beauté à l'état pur. Du grand art. Courez l'acheter !!!
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9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Vieux lion,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : I'M New Here (CD)
Brumeux, insolite, captivant... tel est le nouvel album de Gil Scott-Heron, petit miracle après quinze ans de silence discographique et une vie privée toujours plus tumultueuse.On pouvait s'attendre à du lard comme à du cochon avec I'm New Here, venant d'un poète légendaire, père du spoken-word, dont les visions et hallucinations étaient autrefois accouchées par un New-York bouillonnant et instable, source de créativité comme de meurtrissures. Le livret célèbre en une poignée de clichés cette ville sanctuaire et l'un de ses artistes les plus originaux et intransigeants - le Gil. Lequel est toujours aussi bon (et presque mystique), avant même l'écoute, dans ces notes de pochette préventives, invitation à redécouvrir et savourer le disque, contenu et contenant. La brièveté de l'album (28'24) annonce également la couleur. Gil Scott-Heron s'est vraisemblablement refusé au superflu, qui aurait pu transformer la galette du grand retour en charge inégale et vite passée à la trappe. Dès la première plage, c'est une voix qui s'installe, incroyable, burinée, telle le visage du poète sur la première photo du livret. Une déclamation hors du temps, teintée par une indiscutable authenticité. Le groove toxique de « Me and the Devil », montre, immédiatement après, qu'il est loin d'avoir perdu le fil de ce qui se fait, depuis quelques années, dans le milieu du hip-hop créatif. Quant il chante, comme dans le morceau-titre - country épurée et mélancolique - et plus encore dans « I'll take care of you », sa voix laisse poindre une fragile assurance qui en dit long... En contrepoint de l'art vocal, on est constamment ébahi par la matière musicale, d'une richesse stupéfiante, même dans les instants les plus dépouillés. L'incroyable « New-York is killing me » illustre bien le rapport ambigu qu'entretient Gil Scott-Heron avec la ville qui l'a incessamment bercé et secoué depuis des décennies. Elle a su lui inspirer un nouveau chef-d'aeuvre tout en demi-teintes subtiles. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Back in the streets,
Par Ben "http://autre.chose.over-blog.com" (France) - Voir tous mes commentaires (TOP 1000 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : I'M New Here (CD)
Après plus de quinze ans d'absence, Gil Scott-Heron est enfin de retour. Comme il est sûrement totalement inconnu du profane moyen, petit retour sur l'importance du gazier: au début des années 1970, ce natif de Chicago, poête revendicatif de son état, rencontre un collectif blues et décide d'associer ses lectures à la musique du groupe. En découle un premier disque, fruit d'un spoken words dans un bar, puis un disque capital: Pieces Of A Man, dont l'influence aura des répercutions énormes sur la soul de l'époque, le militantisme afro-américain avant d'inspirer les premiers rappeurs quelques années plus tard.S'ensuivront plusieurs albums essentiels, des hauts, des bas et quelques déboires judiciaires pour cause d'usage de stupéfiants divers. N'ayant rien enregistré depuis plus de quinze ans, I'm New Here était plus qu'inattendu. Gil Scott-Heron a toujours plus au moins suivi les évolutions stylistiques et techniques de la musique black et ce nouvel album s'inscrit parfaitement dans l'époque actuelle. La base reste la même: un style lyrique mi-chanté, mi-déclamé, sur fond d'orchestrations cordées, de samples ou de guitares blues. Une ambiance urbaine au possible (magnifiquement appuyée par l'artwork du disque), nostalgique sans être passéiste. On ressent l'écrasement des villes, la solitude et son incompréhension face à une société dans laquelle il se sent toujours aussi perdu. Mais la flamme revendicative s'est amoindrie, comme s'il avait passé le flambeau, trop vieux pour ces conneries. Il n'a aucune prétention à être pertinent. Les morceaux de I'm New Here sont des chroniques, des récits d'un homme décalé qui veut vivre sa vie sans qu'on lui marche sur les pompes. La pochette en est d'ailleurs la première preuve. Mal cadrée, en noir et blanc, une bonne taffe ostensiblement jouissive. Et tout ça avec une iconographie hommage au King. Free-style complet, il se fait plaisir un point c'est tout. Aucun compte à rendre. Il place même quelques pensées parlées entre les morceaux. Hommage à sa grand-mère qui l'a élevé, éloge de la famille et autres traits d'esprits improvisés de sa voix dantesque, grave et rauque de patriarche expérimenté. Dommage que I'm New Here soit si bref. Moins d'une demi-heure après des années d'attente c'est un peu cheap. Reste tout de même un bon paquet de bonnes chansons au style variant. Une reprise trip-hop de "Me And The Devil" de Robert Johnson, un gospel/blues sudiste typique ("New-York Is Killing Me"), une déchirante folk song désenchantée ("I'm New Here")... Un mélange unique et réussi. Fruit d'une inspiration foisonnante et sans limite. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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