Le père de Larry Max, un célèbre réalisateur d'Hollywood, fut victime d'un accident d'avion. Quelque temps plus tard, après ses obsèques, l'agent de l'I.R.S. apprend de la part du lieutenant Trina Dash, de la L.A.P.D., que le présumé accident s'avère être un homicide volontaire, dont le coupable est un certain John Caristos qui, avant de se suicider, écrivit une lettre d'aveux rendant compte de l'ensemble de ses crimes (« Je vous tire ma révérence. Je vais rejoindre tous ceux que j'ai butés. Pendant vingt ans, j'ai été le champion de la mort mécanique. Bagnoles trafiquées, avions sabotés. J'ai exécuté tous les contrats possibles. ») Néanmoins, si Caristos décrit dans le détail les neufs meurtres dont il s'accuse, il demeure silencieux sur l'identité du ou des commanditaires à la solde de qui il exécuta les contrats. Dès lors, Larry Max décide de prendre contact avec Feinstein, un journaliste d'investigation qui s'intéresse à la part d'ombre de l'univers d'Hollywood, et qui lui révèle des secrets sur le passé trouble de son père, notamment au regard des relations de ce dernier avec une call girl nommée Kate Absynth, laquelle était connue pour fréquenter « la bande de Medusa », un réseau de prostitution de luxe très prisé par le gotha, y compris même par l'ancien président des États-Unis John Sanderson, atteint d'une maladie jusqu'à présent gardée secrète...
Dans cette oeuvre, au demeurant, Vrancken et Desberg se proposent de lever le voile sur les arcanes d'un pouvoir corrompu au contact d'un réseau mafieux régnant sur l'envers du décor hollywoodien avec son cortège de tueurs, de proxénètes et de prostituées de luxe. L'enquête de Larry Max se heurte ici à des obstacles de grande envergure nécessitant le recours à l'aide d'une inspectrice de la L.A.P.D. pour parfaire la résolution des meurtres qui stigmatisent la Cité des Anges ; un climat ambigu, un univers sombre, somme toute, remarquablement traduits par le réalisme du graphisme et l'originalité du scénario.