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Ibert / Khatchaturian : Concertos pour flûte
 
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Ibert / Khatchaturian : Concertos pour flûte

Emmanuel Pahud , Zurich Orchestre de la Tonhalle , Jacques Ibert , Aram Khatchaturian , David Zinman CD
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Détails sur le produit

  • Chef d'orchestre: David Zinman
  • Compositeur: Jacques Ibert, Aram Khatchaturian
  • CD (22 septembre 2003)
  • Nombre de disques: 1
  • Label: Voix de Son Maitre
  • ASIN : B0000AKPRC
  • Autres versions : CD
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Époustouflant !!! 10 novembre 2003
Format:CD
Ne connaissant pas le concerto pour violon de Khatchaturian, la version présentée ici (arrangée par J.-P.Rampal pour la flûte)est absolument électrisante ! Une énergie formidable émerge de cette orchestration ou fougue et beauté se cotoient avec une grande et belle justesse. Envolées virtuoses exécutées à une vitesse stupéfiante par le soliste; orchestre fougueux laissant émerger, tel un volcan, les notes virevoletantes de Pahud, ce disque en est un d'exception. Nous pouvons dès maintenant parler du "Grand Pahud" . Les amateurs d'Ibert seront également choyés: musique presque fauréenne, allegro tournoyant : tout converge vers le sublime et la beauté. Une interprétation qui fera date. Un très grand disque.
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Par JRL
Format:CD
Jacques Ibert est né à Paris en 1890. Il étudia au Conservatoire de Paris de 1910 à 1914 avec Emile Pessard (1843-1917), André Gedalge (1856-1926) et Paul Vidal (1863-1931), et, après la guerre, remporta le Prix de Rome en 1919. Il fut directeur de l'Académie de France à Rome (villa Médicis) de 1937 à 1940 et de 1946 à 1960. Sans quitter ses fonctions à Rome, il fut appelé en 1955 à prendre la charge d'administrateur de la Réunion des théâtres lyriques nationaux. Toutefois, à cause de sa santé fragile, de la lourdeur de la tâche et des attaques dont il faisait l'objet, il se retira dès 1956. Il mourut à Paris en 1962.

Parmi les œuvres majeures d'Ibert, on peut noter « Escales » (1922), « Jeux » (1923) et « Paris » (1930) pour orchestre, un Concerto pour violoncelle et instruments à vent (1925), un Concerto pour flûte (1934), un Concertino da camera pour saxophone et onze instruments (1936), une Symphonie concertante pour hautbois et orchestre (1949), un Divertissement pour orchestre de chambre (1931), un Capriccio pour dix instruments (1938), un Quatuor à cordes (1942), un Trio pour violon, violoncelle et harpe (1944), deux Ballet, « Diane de Poitiers » (1934) et « Le Chevalier errant » (1935), sept Opéras, dont L'Aiglon (1937) et « Les Petites Cardinal » (1938) en collaboration avec Arthur Honegger (1892-1955), et « Barbe-Bleue » (1943), des Mélodies, dont les « Chansons de Don Quichotte » pour baryton (1932), et plusieurs musiques de film.

En 1940, Aram Khatchatourian (1903-1978), ancien élève de Nikolaï Miaskovsky (1881-1950) au Conservatoire de Moscou, compose son Concerto pour violon, élaboré, pour sa partie soliste, en collaboration étroite avec David Oïstrakh. « Il y a dans le concerto beaucoup de pages où Oïstrakh a proposé des procédés techniques fort intéressants, et pleines d'imagination » écrivit par la suite le compositeur. Un certain nombre de traits rapprochent le Concerto pour violon du Concerto pour piano écrit, lui, en 1936 : une architecture cyclique d'ensemble comparables, des rapports semblables entre les différents thèmes, de même qu'entre les éléments « classiques » et arméniens. Le premier mouvement, Allegro con fermezza, présente, dans une courte introduction, les éléments du premier thème, rythmiquement puissant, suivi d'un second thème, alliage étonnant d'un thème nordique - en partie tiré d'un thème de la troisième Sonate pour piano d'Edvard Grieg - pimenté d'éléments caucasiens ! Les arabesques du soliste superposent bientôt les deux thèmes, qui apparaissent fondus dans les cadences - puisqu'il en existe deux, une due à Oïstrakh, qui n'aimait pas la cadence initialement écrite par Khatchatourian, trop longue à son goût, et la version abrégée par le compositeur lui-même de sa propre cadence. Dans le mouvement lent qui suit, Khatchatourian revient au modèle de son Concerto pour piano, qui est de bout en bout maintenu dans l'esprit propre à la musique traditionnelle arménienne, alliant langueur et véhémence, animé d'ornementations qui deviendront des éléments thématiques en eux-mêmes dans la seconde partie du mouvement ; toutefois, rythmiquement, celui-ci est une sorte de valse lente et triste, qui n'est pas sans rappeler l'atmosphère de la musique d'Erik Satie, attestant de la diversité des éléments stylistiques que Khatchatourian emprunte à des cultures les plus diverses, réunis par une osmose très subtile. Le final est une fête arménienne dans toute sa joie ensoleillée ; sur un accompagnement animé, le soliste, faisant office de chanteur, développe les thèmes de façon effrénée, tournoyante, d'une allégresse irrésistible - avant de tisser une dentelle de doubles croches, qui se resserrent dans un nouvel épisode faisant office de scherzo, avec des répliques fulgurantes échangées entre les bois ; le motif rythmique du premier mouvement, déjà maintes fois pressenti, finit par s'imposer, dans une effervescence finale triomphante. David Oïstrakh créa le Concerto le 16 novembre 1940 à Moscou, sous la direction d'Alexandre Gaouk.

Jean-Pierre Rampal rencontra un jour Aram Khatchatourian, et lui demanda de lui écrire un Concerto pour flûte. "Pourquoi ne transcririez-vous pas vous-même mon Concerto pour violon", lui répondit le compositeur. Ce que fit le flûtiste. Ainsi naquit le Concerto pour flûte d'Aram Khatchatourian.
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