Carl Nielsen est né en 1865 à Nørre Lyndelse (Danemark). Son père, ouvrier peintre en bâtiment, était aussi très apprécié comme musicien de village, et il apprit à jouer du violon à ses enfants. En 1879, il quitta sa famille pour occuper une place de cornettiste dans l'orchestre militaire d'Odense, où il va rester quatre ans avant de rejoindre Copenhague pour sa formation musicale. Il est mort en 1931 à Copenhague. Parmi ses œuvres majeures, on peut en particulier noter une « Suite symphonique » pour piano, ainsi que des Préludes pour orgue, deux Sonates pour violon et piano, cinq Quatuors à cordes, une « Serenata In Vano » pour clarinette, basson, cor, violoncelle et contrebasse, un Quintette à vent, un Concerto pour violon, un Concerto pour flûte et un Concerto pour clarinette, six Symphonies, trois Opéras, « Snefrid », « Saul et David » et « Maskarade », de la musique chorale, ainsi que des mélodies pour voix soliste.
Jacques Ibert est né à Paris en 1890. Il étudia au Conservatoire de Paris de 1910 à 1914 avec Emile Pessard (1843-1917), André Gedalge (1856-1926) et Paul Vidal (1863-1931), et, après la guerre, remporta le Prix de Rome en 1919. Il fut directeur de l'Académie de France à Rome (villa Médicis) de 1937 à 1940 et de 1946 à 1960. Sans quitter ses fonctions à Rome, il fut appelé en 1955 à prendre la charge d'administrateur de la Réunion des théâtres lyriques nationaux. Toutefois, à cause de sa santé fragile, de la lourdeur de la tâche et des attaques dont il faisait l'objet, il se retira dès 1956. Il mourut à Paris en 1962. Parmi ses œuvres majeures, on peut noter « Escales », « Jeux » et « Paris » pour orchestre, un Concerto pour violoncelle et instruments à vent, un Concerto pour flûte, un Concertino da camera pour saxophone et onze instruments, une Symphonie concertante pour hautbois et orchestre, un Divertissement pour orchestre de chambre, un Capriccio pour dix instruments, un Quatuor à cordes, un Trio pour violon, violoncelle et harpe, deux Ballets, « Diane de Poitiers » et « Le Chevalier errant », sept Opéras, dont L'Aiglon et « Les Petites Cardinal » en collaboration avec Arthur Honegger (1892-1955), et « Barbe-Bleue », des Mélodies, dont les « Chansons de Don Quichotte » pour baryton, et plusieurs musiques de film.
Joaquín Rodrigo est né en 1901 à Sagunto (Espagne). Devenu aveugle à trois ans suite à une épidémie de diphtérie, il commença ses études musicales au Conservatoire de Valence avec Eduardo Lopez Chavarri (1881-1970), Francisco Antich et Enrique Goma. Il se rendit ensuite à Paris, où il suivit les cours de Paul Dukas (1865-1935) à la Schola Cantorum, de 1927 à 1931. Il fréquenta alors le milieu musical parisien, et rencontra Maurice Ravel (1875-1937), Manuel de Falla (1876-1946), Igor Stravinski (1882-1971), Darius Milhaud (1892-1974) et Arthur Honegger. Il revint définitivement en Espagne en 1939 après la guerre civile, s'installa à Madrid, et occupa dès 1939 la chaire de musique « Manuel de Falla » créée pour lui à l'Université de Madrid. Le 9 novembre 1940, à Barcelone, fut créé son fameux « Concierto de Aranjuez » pour guitare et orchestre, en hommage à la ville d'Aranjuez, qui possède un palais dans lequel ont résidé les Bourbons d'Espagne. Rodrigo est mort à Madrid en 1999. Devenu immensément célèbre après ce premier succès, il ne cessera de composer, bien qu'il s'en défendait, dans un style « néo-classique » (il disait « national »), pour livrer une oeuvre variée, qui comprend de nombreuses pièces pour guitare, en particulier une Sonate « Giocosa », une Sonate « a la española » et « Tres Piezas Españolas », mais aussi quelques oeuvres pour piano, une Sonate « pimpante » pour violon et piano, trois concertos (« Aranjuez », « Fantasía para un gentilhombre » et « para una fiesta ») pour guitare, un Concerto « Madrigal » pour deux guitares, un Concerto « Andaluz » pour quatre guitares, un Concerto « Heroico » pour piano, un Concerto « de estio » pour violon, deux Concertos (« en modo galante » et « como un divertimento ») pour violoncelle, un Concerto « pastoral » pour flûte et un Concerto « Serenata » pour harpe, « Soleriana » pour orchestre, ou bien encore les « Cantos de Amor y de Guerra » pour Choeur.