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Cette fois, Siméon Nevzorov serait-il arrivé au bout de ses peines ? Le voici qui débarque sur une petite île, au large d'Istanbul. Un bout de terre envahi par les cafards, peuplé de Russes blancs et d'aigrefins de tout poil. Voilà notre Siméon qui se croit tiré d'affaire... Mais c'est sans compter avec les contre-révolutionnaires russes, qui n'ont pas renoncé à le voir tenir sa promesse : exécuter Burstein. Il a beau se raser le crâne et se déguiser en Turc, Siméon n'échappera pas à son destin. Lequel se joue de lui comme un chat avec une souris. Mais lui réserve, comme à son habitude, quelques surprises de son cru. Et voilà Siméon transformé en maquereau. Avant de retrouver Rtichtev, son compagnon d'aventures et de galères. Et de rebondir grâce à des... cafards. Ironie du sort ! Car, dans le premier volet d'
Ibicus, une Gitane lui avait déclaré : "tu n'es qu'un cafard, mais tu es sous le signe d'Ibicus, le crâne qui parle"... Ouf !
Décidément, Siméon Nevzorov n'en finit pas de se faire ballotter par la vie. Rabaté, lui, conclut avec ce quatrième tome son adaptation foisonnante du roman d'Alexeï Tolstoï. Une adaptation déroulée sur plus de 500 pages, qui donne au livre une ampleur et un souffle nouveaux. Sa maîtrise du noir et blanc, son dessin au lavis, son sens de la composition traduisent à merveille toute la démesure de l'aventure vécue par le pauvre Siméon. Les dialogues sont secs comme un coup de knout et pleins d'un humour revigorant. Quant aux personnages, ils promènent leurs trognes inoubliables tout au long d'une épopée jubilatoire à souhait. Dommage : ici prend fin le fabuleux destin de Siméon Nevzorov. Le lecteur le regrettera. Pas Siméon : il doit sans doute éprouver le besoin de souffler un peu après avoir vécu autant de rebondissements... --Philippe Actère
Présentation de l'éditeur
Le bateau laissé en quarantaine, dans lequel croupit Siméon, finit par accoster sur une petite île au large d'Istambul. En attente de visas, les Russes réorganisent une micro-société sur une île infestée par les cafards.Epié par le contre-espionnage, Siméon se déguise en Turc, mais se fait tout de même attraper par Liverovski, la veille d'obtenir son visa ! Le message est clair : soit Siméon assassine Burstein, soit il est balancé aux forces alliées. Mais il rate son coup et se fait rosser par la police du contre-espionnage. Laissé pour mort dans la forêt, sans un sou, on le retrouve mendiant dans les bas quartiers d'Istambul, réduit à faire les poubelles, lui, le comte Nevzorov ! Et voilà qu'il vire maquereau... « Tu n'es qu'un cafard, mais tu es sous le signe d'Ibicus, le crâne qui parle... » lui avait dit la tsigane. Et comme par hasard, ce sont les cafards qui vont lui sauver la vie. Voici le dernier livre de la fabuleuse série expressioniste de Rabaté. Sa vision de l'être humain est noire et pessimiste, mais ô combien réaliste et fascinante.