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Nevzorov vit dans un quartier de Petersbourg qui empeste le pâté bon marché. Seule lecture : les potins consacrés aux aristocrates. Au détour d'une ruelle, une tzigane lui prédit l'avenir. Un destin ! Il sera riche et célèbre. De fait, voici que le hasard lui tombe dessus sous la forme d'un gros meuble écrasant un ami antiquaire
Des bandits viennent de dévaliser sa boutique. L'antiquaire agonise sous son meuble. Par chance, Nevzorov sait où est caché le magot que les bandits n'ont su trouver. Il s'en empare, jette sur le mourant un regard indifférent et s'enfuit. Le voilà riche ! Il se fait aristocrate, mais tombe aussitôt sur une vraie grue qui le plume, tandis que la révolution gronde dans les rues. Il ne cessera dès lors de fuir, de monter des plans plus foireux les uns que les autres et d'être le jouet d'aventures qu'il n'a pas voulues. Le voici comptable d'une bande de brigands. En 1919, il atteint Odessa, fait par hasard main basse sur leur trésor, fuit de nouveau. Rêveur impulsif, il ne cesse de marcher "la tête en l'air à la rencontre du danger".
Ibycus est un roman picaresque, appliqué à un personnage qui, au fond, ne rêve que de mettre fin au récit de ses aventures, le type même de la personnalité moderne, sans morale, sans ambition ni espérance, centrée sur un moi minuscule et veule. A croire qu'il ne vaut rien, même comme héros de roman, ainsi que l'affirme son auteur. Il finira tout de même riche, bookmaker de courses de cafards dressés.--Joël Jégouzo--
Ibycus est un roman picaresque, appliqué à un personnage qui, au fond, ne rêve que de mettre fin au récit de ses aventures, le type même de la personnalité moderne, sans morale, sans ambition ni espérance, centrée sur un moi minuscule et veule. A croire qu'il ne vaut rien, même comme héros de roman, ainsi que l'affirme son auteur. Il finira tout de même riche, bookmaker de courses de cafards dressés.--Joël Jégouzo--
Présentation de l'éditeur
Côté cour, Sémion Ivanovitch Nevzorov partage son existence entre de vagues rêveries de midinette et quelques polissonneries avec sa maîtresse Knopka. Côté rue, la monotonie des semaines de bureau nest guère rompue quà loccasion des heures passées au cabaret du Pôle Nord. Ses camarades de beuverie naccordent donc guère crédit aux propos dune voyante qui prédit à notre homme « un destin rempli daventures variées ».
Cest alors que la guerre puis la révolution russe se chargent de réaliser au-delà de toute espérance les prophéties de la Tzigane. « On sengagea dans un gouffre, on versa les quatre roues en lair » .
Alexeï Tolstoï place dès lors son talent multiforme au service du plus échevelé des romans-feuilletons, et la vie de Nevzorov se confond bientôt avec une suite déchaînée de péripéties qui le mènent de Saint-Pétersbourg à Istanbul en passant par Odessa. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.