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16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
La science de l'essentiel, 22 juin 2007
Quoiqu'on en pense, la musique des White Stripes n'a rien de fondamentalement nouveau. C'est du pur rock, délivré à l'énergie et dans le plus simple apparat, sauf qu'évidemment là où les Stones et consorts étaient 3, 4, 5 et plus, les White Stripes ne sont que deux. De cette carence sur le papier ils ont fait un concept, leur code couleur bichromique, et une force, leur science de l'essentiel. Il leur manque la basse, autant dire la pulsation du rock, et pourtant leur musique vit, bouge, respire (ô combien), se trémousse comme une diablesse, sur Icky Thump plus que jamais. Après la sereine pause de Get Behind Me Satan, Meg & Jack convoquent à nouveau les riffs à la fête, et quels riffs! Celui du morceau-titre, celui de Little Cream Soda, rivalisent avec le déjà légendaire Seven Nation Army, et pour le reste le duo jongle sans peine avec les cycles éternels du blues, les intermèdes zeppeliniens en acoustique, les mariachis, tout lui réussit ou presque. Il malaxe, triture, secoue tous les cocotiers qu'il trouve! Prenez le She's Got Balls d'AC/DC et le La Grange de ZZ Top, mixez violemment, et vous obtenez le boogie vicelard de Rag And Bone. Réécoutez certains phrasés hystériques de Ted Nugent, les soliloques habités d'un écossais à rayure, feu Alex Harvey, et vous comprendrez mieux l'art narratif de Jack White. Au fond, Meg et lui n'ont certes rien inventé mais réinventent tout en moins de deux... Sacré prodige!
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23 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Pas loin d'Elephant, 27 juin 2007
Après la déception Get behind me Satan (2005) et l'agréable mais anecdotique échappée vers The Raconteurs (2006), Jack et Meg se sont retrouvés à Nasville, TN pour un retour aux sources. Et que dire, sinon qu'après une première face poussive, on ne quitte plus les sommets. Revue d'effectif:
1-Icky Thump : consacré aux drames de l'immigration, ce premier titre sonne comme un inédit, voire un pur plagiat, de Led Zeppelin. Son lourd et plombé, ponts très 70es : loin d'Immigrant song, on pense plutôt aux pénibles albums d'après Physical Graffiti.
2-You don't know what love is (you just do as you're told) : ballade rugueuse façon Deep South. Une belle simplicité, qui rappellera le Creedence Clearwater Revival aux plus âgés.
3-300 M.P.H. Torrential Outpour Blues : une autre ballade, plus apaisée et très typique du groupe. Aurait pu figurer sur White blood cells.
4-Conquest : premier sommet de l'album avec cette irrésistible espagnolade et ses trompettes de pacotille.
5-Bone Broke : deuxième plagiat de Led Zeppelin. Un bon titre, qui ne déchaînera pas les foules.
6-Prickly Thorn, But Sweetly Worn : troisième plagiat de Led Zeppelin, mais cette fois-ci versant gaélique (The battle of evermore et ce genre de choses). Personnellement, ça m'ennuie.
7-St. Andrew (This Battle Is In The Air) : Interlude et variation sur le thème précédent. On commencerait presque à s'ennuyer mais les choses sérieuses commencent...
8-Little cream soda : c'est un peu le Seven Nation Army de l'album. Classique instantané.
9-Rag and bone : un blues joué très vite et très fort. AC/DC en rêvait, les White Stripes l'ont fait. Un autre classique instantané qui rendra Angus Young jaloux (et j'adore Angus).
10-I'm slowly turning into you. Un autre excellent titre ! Après une introduction un rien poussive, le motif qui se dégage est parmi les meilleurs écrits par Jack. Une grande chanson perverse.
11-A martyr for my love for you. Une belle ampleur pour cette ballade remarquable. L'orgue discret et efficace, la guitare acoustique et le très beau texte feraient presque penser à Nick Cave période Let love in.
12-Catch hell blues. C'est pour moi le sommet de l'album et plus généralement la quintessence de l'art des White Stripes. Deux accords à la slide guitar, une montée progressive de la tension, la batterie furieuse de Meg qui surgit, un pont inattendu, des ruptures, des échappées, puis à nouveau la grosse guitare et la caisse claire avant de conclure sur la slide. Royal.
13-Effect and cause. Ballade redneck façon Stones période Beggars Banquet.
Si les 33 t existaient toujours, les deux faces du disque ne connaîtraient pas la même usure. Achat indispensable : à leur top, Meg et Jack n'ont pas de concurrents dans le délicat exercice d'archivistes et refondateurs du blues rock.
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10 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
objectivement bien mais subjectivement problématique , 22 juin 2007
oui objectivement cet album est bien, c'est même un de leurs meilleurs. à part "conquest" horrible, les compos sont efficaces et l'album coule bien. mais une fois le disque fini, il demeure toujours un doute avec les white stripes, qu'est ce que ce disque apporte réellement à l'histoire de la musique? Cet album lorgne ici beaucoup du côté de led zeppelin et puise toujours autant aux racines du blues et de la musique américaine (sauf exception puisqu'il y a même des cornemuses)mais ne vaut il pas mieux écouter les artistes originaux que cette bonne copie remise au goût du jour.
En fait, c'est un cliché, mais cet albu est un peu le symptôme de notre époque musicale, il sort toujours de bons disques de rock, mais au final c'est un peu vain tant on se demande s'il ne vaut pas mieux écouter les artistes princeps et fondateurs. néanmoins, les white stripes sont quand même les meilleurs dans le genre.
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