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Commentaires client les plus utiles
37 internautes sur 37 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un premier CD transcendant,
Par jacqueslefataliste (Albi, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 50 COMMENTATEURS) (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Icon: Dinu Lipatti (Coffret 7 CD) (CD)
Rien n'est médiocre dans ce coffret (si ce n'est parfois le son, en particulier dans les concertos), mais ce qui relève du sublime et à quoi on revient sans cesse, c'est le premier disque: la partita n° 1 de Bach est exceptionnelle de simplicité, de clarté et d'intériorité; puis arrivent, prodigieux, envoûtants et comme venant d'un autre monde, "Nun komm', der Heiden Heiland" et "Ich ruf' zu dir, Herr Jesu Christ" (transcrits par Busoni), "Jesu bleibet meine Freude" (transcrit par Hess) et la Sicilienne de la 2e sonate pour flûte et clavecin (transcrite par Kempff). Ces quatre pièces font partie des enregistrements les plus transcendants, émouvants et définitifs que je connaisse.Vient ensuite une fabuleuse sonate K310 de Mozart: l'interprétation du mouvement lent, "Andante cantabile con espressione", est ici encore un sommet absolu, un moment d'une intensité vraiment inouïe (et je vous assure que je pèse mes mots). La grâce des deux sonates de Scarlatti et du nocturne de Chopin qui suivent est, pour finir, un baume pour nos coeurs. Rien que pour ce disque, ce coffret mérite d'être acheté. Mais il y a aussi un remarquable enregistrement des 14 valses de Chopin, le légendaire dernier récital enregistré à Besançon le 16 septembre 1950 (dans lequel Lipatti interprète de nouveau la partita n° 1 de Bach et la K 310 de Mozart + 13 valses de Chopin, mais je préfère les enregistrements du premier CD) et, accompagné par Karajan, le concerto de Schumann et le n° 21 de Mozart. Le reste est, me semble-t-il, moins essentiel et ne peut égaler le bouleversement provoqué par le premier disque. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
COFFRET D'EMOI : LA SENSIBILITE DANS L'AME,
Par PHIL007 "ANACHRONIC JAZZ FAN" (france) - Voir tous mes commentaires (TESTEURS) (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 10 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Icon: Dinu Lipatti (Coffret 7 CD) (CD)
Dinu LIPATTI, né en Roumanie en 1917, disparaissait en Suisse à l'âge de 33 ans rongé par la leucémie. Vers, la fin de sa vie, il n'avait même plus les moyens financiers de se procurer un tout nouveau traitement : la cortisone. D'autres interprète majeurs se cotiseront et y pourvoiront.Il m'a semblé utile de compléter la description d'Amazon par des informations trouvées sur internet et notamment la chronologie de ses enregistrements. * 1937 o Johannes Brahms, Valses, op. 39 n° 1, 2, 5, 6, 10, 14 et 15 (avec Nadia Boulanger) * 1943 o Georges Enesco, Sonate pour piano n° 3, op. 24, en ré majeur o Georges Enesco, Sonate pour piano et violon n° 2, op. 6, en fa majeur (avec Georges Enesco, violon) o Georges Enesco, Sonate pour violon et piano n° 3, op. 25, en la mineur "dans le caractère populaire roumain" (idem) * 1947 o Johann Sebastian Bach, Concerto pour piano n° 1, BWV 1052 (Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam, dir. Eduard van Beinum) o Frédéric Chopin, Nocturne en ré bémol majeur, op. 27 n° 2 o Frédéric Chopin, Sonate pour piano n° 3, op. 58 o Franz Liszt, Sonetto del Petrarca n° 104 o Franz Liszt, Concerto pour piano n° 1 (Orchestre de la Suisse romande, dir. Ernest Ansermet) o Edvard Grieg, Concerto pour piano et orchestre en la mineur, op. 16 (Philharmonia Orchestra, dir. Alceo Galliera) o Domenico Scarlatti, Sonate en mi majeur, Kk 380 o Domenico Scarlatti, Sonate en ré mineur, Kk 9, « Pastorale » * 1948 o Béla Bartók, Concerto pour piano n° 3, Sz 119 (Orchester des Südwestdeutschen Rundfunks, dir. Paul Sacher) o Frédéric Chopin, Barcarolle en fa dièse majeur, op. 60 o Maurice Ravel, Alborada del gracioso o Robert Schumann, Concerto pour piano et orchestre en la mineur, op. 54 (Philharmonia Orchestra, dir. Herbert von Karajan) * 1950 o Johann Sebastian Bach, Partita n° 1 en si bémol majeur, BWV 825 o Frédéric Chopin, 14 valses o Frédéric Chopin, Mazurka en ut dièse mineur, op. 50 n° 3 o Frédéric Chopin, Concerto pour piano et orchestre n° 1 en mi mineur, op. 11 (Orchestre de la Tonhalle de Zurich, dir. Otto Ackermann) o Wolfgang Amadeus Mozart, Concerto pour piano et orchestre n° 21 en ut majeur, K. 467 (Orchestre du Festival de Lucerne, dir. Herbert von Karajan) o Wolfgang Amadeus Mozart, Sonate en la mineur, K 310 * Dernier récital, donné au Festival de Besançon le 16 septembre 1950 o Johann Sebastian Bach, Partita n° 1 en si bémol majeur, BWV 825 o Wolfgang Amadeus Mozart, Sonate en la mineur, K 310 o Franz Schubert, deux Impromptus, D899 n° 3 et 2 o Frédéric Chopin, 13 valses En 1933, Dinu LIPATTI ne finit deuxième à la Compétition internationale de piano de Vienne de 1933. Alfred Cortot, qui pensait que Lipatti méritait la première place, démissionna immédiatement du jury en signe de protestation. Dinu LIPATTI a su conjuguer avec bonheur une technique pianistique assez incroyable avec des interprétations pleine d'humanité. C'était un perfectionniste comme nul autre : il considérait qu'il lui faudrait 2 ans de travail pour maitriser le concerto n°1 pour piano de Tchaïkovsky et 3 de plus pour maitriser le concerto n°5 de Beethoven. Ces interprétations étant toutes exceptionnelles, chacun y trouvera ses préférées. En ce qui me concerne, l'enregistrement des 14 valses de Chopin est MA merveille. Dès l'écoute de la première plage, (la quatrième valse), on est pris par un tourbillon d'émotion. Comme cela a déjà été dit, les 13 valses jouées lors du récital de Besançon sont de qualité musicale inférieure : Lipatti était rongé par une leucémie, ses forces l'abandonnaient (à tel point que la radio na pas voulu prendre le risque de retransmettre en direct le concert). Ce concert, Ses derniers instants de grâce, il n'aura pu aller jusqu'au bout. Jouant, sur un tempo plus rapide pour économiser ses forces, les valses, il s'écroula avant de pouvoir jouer la seconde. Porté hors de la scène inconscient, il reviendra 30 minute plus tard, pour laisser un dernier testament (aussi sens étymologique : "témoignage") en jouant "Jésus que Ma Joie Demeure". Cette dernière interprétation de Lipatti n'a pas été enregistrée. Mais il en avait, auparavant, enregistrée une autre, qui a marquée toutes les générations. Je ne connais pas plus belle définition de Beauté et Emotion que cette interprétation. Dinu Lipatti était un perfectionniste. Tout ce qu'il a enregistré se situe à un niveau rarement atteint. Selon son goût, on pourra préférer telle ou telle interprétation de référence mais chaque enregistrement de Lipatti apportera une vision particulière et beaucoup de richesse. Que dire : des interprétations de légende d'oeuvres majeures, un travail méticuleux de restauration (et je peux comparer ces CDs avec la première édition 33t des Valses) le tout à moins de 4 euros le CD... INDISPENSABLE Et souhaitons que bon nombre d'artistes réfléchissent à cette phrase de Dinu LIPATTI que je fais mienne : « Ne vous servez pas de la musique, servez-la. » Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
un idéal de musicien,
Par discophile "lediscophile" (Montpellier, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Icon: Dinu Lipatti (Coffret 7 CD) (CD)
si la perfection pianistique existe, c'est dinu lipatti qui l'incarne le mieux. Chaque interprétation est un jalon historique: la musique est exprimé avec un sens de la pudeur et l'émotion qui vous étreint a chaque écoute. Le style pianistique est pur et pourtant les pièces sont incarnées avec un art qui défie l'analyse, un peu comme pour sa compatriote Clara Haskil. Une idée de la perfection sur terre.
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