Iggy Pop

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Biographie

D'origine vaguement suédoise, James Newell Osterberg naît le 21 avril 1947 à Muskegon, dans la banlieue de Detroit (Michigan). Fils d'un professeur d'anglais, il baigne déjà dans l'excentricité puisqu'il passe toute son enfance et son adolescence à Ypsilanti, dans une caravane au confort plutôt rudimentaire.

Désireux de devenir musicien, il pratique d'abord la batterie, jouant dans un groupe local, les Iguanas, ne commettant qu'un unique simple, la reprise du classique de Bo Diddley « Mona » (1965) avant qu'ils ne lui inspirent son nom de scène. Il passe alors brièvement dans les Prime ... Lire la suite

D'origine vaguement suédoise, James Newell Osterberg naît le 21 avril 1947 à Muskegon, dans la banlieue de Detroit (Michigan). Fils d'un professeur d'anglais, il baigne déjà dans l'excentricité puisqu'il passe toute son enfance et son adolescence à Ypsilanti, dans une caravane au confort plutôt rudimentaire.

Désireux de devenir musicien, il pratique d'abord la batterie, jouant dans un groupe local, les Iguanas, ne commettant qu'un unique simple, la reprise du classique de Bo Diddley « Mona » (1965) avant qu'ils ne lui inspirent son nom de scène. Il passe alors brièvement dans les Prime Movers avant de tenter sa chance à Chicago. Très jeune, il devient père d'un fils, Eric, avec qui il n'aura que peu de contacts.

C'est alors qu'il travaille dans un magasin de disques de Detroit où il est retourné qu'il fait la connaissance de trois petites frappes qui semblent tout droit sorties de la nouvelle de Charles Bukowski Le meurtre de Ramon Vasquez et qui traînent chaque jour leur ennui sur la devanture de la boutique : ce sont les frères Asheton et Dave Alexander. Il se lie d'amitié avec eux et fondent ensemble les Psychedelic Stooges, donnant leur premier concert le soir d'Halloween 1967. Le nom est raccourci en Stooges une fois le groupe signé chez Elektra.

Lors de l'enregistrement du premier album du groupe en 1969 (« No Fun », « I Wanna Be Your Dog »), il devient l'amant de la chanteuse Nico, tournant même dans une mise en scène bien allumée de sa chanson « Evening Of Light ». La belle allemande l'initie alors au sexe et aux drogues dures, et plus spécialement à l'héroïne, dont il aura beaucoup de mal à décrocher. A New York, Nico l'introduit dans la Factory d'Andy Warhol, un monde qui ne lui plaira guère. C'est pourtant là que Gérard Malanga le photographie nu, dans toute la splendeur de sa jeune virilité, son cliché étant repris plus de vingt-cinq ans plus tard pour la pochette de la compilation Nude & Rude dans une version censurée.

L'aventure Stooges se poursuit à Los Angeles pour l'enregistrement de leur deuxième album, Fun House (1970), considéré comme un acte fondateur du punk. Mais Elektra rend leur contrat à la suite de prestations jugées choquantes et de problèmes de drogues. Un moment, les Doors songent à lui pour la succession de Jim Morrison - Iggy a toujours reconnu l'influence du « Lizard King » sur son jeu de scène et sa façon de chanter - mais le projet ne se concrétise pas.

Installé en Floride afin de se refaire une santé dans un emploi de gardien de terrain de golf (!), il n'attend guère le coup de pouce provenant de son plus grand fan, l'Anglais David Bowie qui lui procure un nouveau contrat au sein de l'agence MainMan et du label CBS, et s'occupe de réunir les Stooges pour l'album Raw Power qu'il se charge de produire au printemps 1972 (« Search And Destroy »). Le disque est crédité à Iggy & The Stooges, Ron Asheton passant à la basse et James Williamson reprenant la guitare. La carrière d'Iggy Pop semble relancée, mais c'est sans compter sur son addiction qui lui coûte un nouveau renvoi de sa maison de disques.

Après la dissolution du groupe, Iggy - que la marginalité n'a jamais rebuté - et James Williamson se retrouvent un moment sans abri, vivant dans la rue, des largesses de prostituées. Un peu plus tirés d'affaire, ils enregistrent en duo un album, Kill City, dans l'appartement qu'ils louent ensemble. Mais Iggy est toujours héroïnomane et, au pied du mur, pour se désintoxiquer, il demande à être interné en hôpital psychiatrique. Il y reste à peu près un an, recevant quelques visites, dont celle de David Bowie. C'est encore une fois de lui que viendra le salut : il le fait sortir de son isolement forcé, obtient pour lui un contrat chez sa maison de disques RCA, l'emmène à Hérouville pour enregistrer son premier album solo, The Idiot fin 1976 (dont il signe toutes les compositions, de même que celles du suivant, Lust For Life), le fait participer en même temps à son Low et va jusqu'à jouer de l'orgue lors des premiers concerts de sa tournée. Iggy s'est alors exilé en Europe pour s'installer avec Bowie dans un appartement du quartier turc de Berlin, où ils mènent avec Corinne Schwab, l'assistante de Bowie, une vie de bohème. Nous sommes en 1977, une année que les deux complices vont résolument marquer de leur empreinte.

A l'occasion de son tout premier concert à Paris, au Pavillon de la Porte de Pantin, la France profonde le découvre, médusée, lors du journal télévisé de 13 heures : habillé d'un simple short noir, Iggy, le visage couvert d'une épaisse couche de fond de teint, fait une démonstration de culturisme au présentateur-vedette Yves Mourousi avant d'entreprendre de le déshabiller en direct. La chaîne reçoit des milliers de lettres de plaintes de téléspectateurs outragés par cette provocation, mais grâce à ce « coup » médiatique, Iggy a consolidé sa légende dans l'intelligentsia rock française, qui a accueilli The Idiot avec enthousiasme.

Il n'y a alors pas un groupe punk sur terre qui ne le cite parmi ses héros et ne le reprenne, les Sex Pistols eux-mêmes ayant presque depuis leurs débuts ajouté « No Fun » ou « I Wanna Be Your Dog » à leur répertoire. En tout cas, il ne s'est guère assagi depuis l'époque des Stooges, ses concerts restant parmi les plus mouvementés qui soient : il ne rechigne pas à faire toutes sortes d'acrobaties sur scène, à se rouler torse nu dans des tessons de bouteilles, à porter une vraie queue de cheval accrochée à son pantalon ou à descendre dans le public, où il doit souvent se bagarrer avec des excités. Ceci lui assure au moins un succès de curiosité et draine les foules, ses albums se vendant mal.

En 1980, lors de la tournée de son disque Party qui se solde presque par un désastre, il cède à nouveau aux tentations du rock'n'roll lifestyle et échappe de peu à une mort par épuisement. Fauché, il enregistre avec Chris Stein de Blondie l'album Zombie Birdhouse  (1982), qui sera un échec de plus, et sitôt la tournée de promotion finie, il vit dans un dénuement quasi total. Il autorise alors la parution de beaucoup de disques semi-officiels live ou studio pour toucher un peu d'argent. Une fois de plus, c'est David Bowie qui le tirera d'affaire, sa version de « China Girl » (un titre de The Idiot) devenant un tube mondial. Les royalties lui permettent alors de se refaire une santé financière. En 1986, il obtient même un mini-hit en Angleterre (n°10) et aux Etats-Unis avec « Real Wild Child (Wild One) », une reprise de Johnny O'Keefe extraite de son album Blah Blah Blah , dont Bowie a supervisé l'enregistrement. Iggy a alors retrouvé son équilibre et a réorganisé son existence, vivant avec Sushi, une fan japonaise rencontrée lors d'un de ses concerts et qu'il finira par épouser. Le réalisateur Alex Cox fait appel à son charisme pour les films Repo Man (1984) et Sid & Nancy (1986) basé sur l'histoire de Sid Vicious et Nancy Allen, et Martin Scorsese l'engage pour une furtive apparition dans La Couleur de l'argent (1987).

Même s'il avoue alors qu'il n'aurait rien contre un gros succès commercial, celui-ci le fuit pourtant comme la peste et à partir de la fin des années 80, il doit constamment enregistrer des albums de qualité parfois très variable (Instinct en 1988, Brick By Brick avec les Guns N'Roses Slash et Duff McKagan, American Caesar, Naughty Little Doggie, Beat'Em Up) et surtout donner beaucoup de concerts - exercices dans lesquels il est depuis longtemps passé maître - avec des musiciens jeunes et sous-payés, ceci pour vivre décemment de sa musique.

Avec Debbie Harry de Blondie, il participe à la compilation Red, Hot And Blue où ils reprennent brillamment en duo « Well, Did You Evah » de Cole Porter (1990). Après avoir participé à la B.O. du film Arizona Dream d'Emir Kusturica, il a la surprise de se voir figurer au sommet des meilleures ventes de simples en France avec « In The Death Car » (1993), un rap sur fond de musique traditionnelle serbo-croate ! Trois ans plus tard, un autre film, Trainspotting, permet à toute une génération de teenagers de découvrir sa musique de l'époque The Idiot / Lust For Life.

Il poursuit sa carrière d'acteur dans Cry Baby de John Waters (1990), Coffee and Cigarettes et Dead Man de Jim Jarmusch, Tank Girl, The Crow II  de Tim Pope (avec Brandon Lee, 1996), The Brave (Johnny Depp)...jusqu'à Star Trek et Les Razmoket !

Toujours très populaire en France, il enregistre un nouveau duo, cette fois-ci avec son admiratrice Françoise Hardy, « I'll Be Seeing You ». A la sortie d'Avenue B (1999), un de ses disques les plus personnels, il a même droit à une émission spéciale sur Canal +, où, en grand admirateur de Frank Sinatra, il peut faire la démonstration de ses talents de crooner. Il est alors depuis peu séparé de Sushi et est parti s'installer à Miami avec sa nouvelle compagne.

L'ex-affreux Jojo du rock est entre temps devenu un chanteur respecté, auquel on fait désormais souvent appel pour des collaborations, comme avec The Cult ou Death In Vegas. Plus récemment, après la re-formation des Stooges, il accepte de figurer dans une publicité pour l'opérateur de téléphonie SFR qui lui attire encore un nouvel auditoire.

Aujourd'hui, en dépit de problèmes persistants à la hanche (séquelles de tous ses excès passés), les performances scéniques intenses qu'Iggy Pop continue de donner tous les soirs ou presque, à soixante ans passés avec ses Stooges reformés font l'admiration de tout le monde, fans comme profanes, qui ne peuvent que reconnaître son importance dans la notion même de spectacle rock : tout ce que Mick Jagger a fait, Iggy peut le refaire et même aller plus loin que lui. Toujours sur le fil du rasoir, débordant d'énergie et de roublardise, il reste un showman hors pair, qui, un peu comme s'il avait découvert le secret de l'éternelle jeunesse, a gardé le corps - à défaut du visage - et la voix de ses vingt ans, de sorte qu'il pourra se permettre de chanter sans aucun ridicule des titres comme « 1969 » ou « 1970 » jusqu'à la fin de ses jours. 

Entre la fin définitive de The Stooges après le décès de Ron Asheton le 6 janvier 2009 et la reformation d'Iggy & The Stooges avec James Williamson, Iggy Pop sort le déroutant Préliminaires en juin 2009. Inspiré par le jazz et la chanson française, Préliminaires laisse dubitatifs les fans de l'Iguane. Se disant déçu par les maisons de disque, Iggy Pop confirme sa nouvelle orientation discographique en 2012 avec Après. Distribué via le site Vente-Privée.com et le label internet Believe, Après comprend des reprises de Joe Dassin, Serge Gainsbourg, Edith Piaf, ou Frank Sinatra. Celui qui pose volontiers pour les Galeries Lafayette ou avec la ministre française Roselyne Bachelot, aime à ce point la France qu'il lui réserve son inspiration en mode crooner. Copyright 2014 Music Story Frédéric Régent

D'origine vaguement suédoise, James Newell Osterberg naît le 21 avril 1947 à Muskegon, dans la banlieue de Detroit (Michigan). Fils d'un professeur d'anglais, il baigne déjà dans l'excentricité puisqu'il passe toute son enfance et son adolescence à Ypsilanti, dans une caravane au confort plutôt rudimentaire.

Désireux de devenir musicien, il pratique d'abord la batterie, jouant dans un groupe local, les Iguanas, ne commettant qu'un unique simple, la reprise du classique de Bo Diddley « Mona » (1965) avant qu'ils ne lui inspirent son nom de scène. Il passe alors brièvement dans les Prime Movers avant de tenter sa chance à Chicago. Très jeune, il devient père d'un fils, Eric, avec qui il n'aura que peu de contacts.

C'est alors qu'il travaille dans un magasin de disques de Detroit où il est retourné qu'il fait la connaissance de trois petites frappes qui semblent tout droit sorties de la nouvelle de Charles Bukowski Le meurtre de Ramon Vasquez et qui traînent chaque jour leur ennui sur la devanture de la boutique : ce sont les frères Asheton et Dave Alexander. Il se lie d'amitié avec eux et fondent ensemble les Psychedelic Stooges, donnant leur premier concert le soir d'Halloween 1967. Le nom est raccourci en Stooges une fois le groupe signé chez Elektra.

Lors de l'enregistrement du premier album du groupe en 1969 (« No Fun », « I Wanna Be Your Dog »), il devient l'amant de la chanteuse Nico, tournant même dans une mise en scène bien allumée de sa chanson « Evening Of Light ». La belle allemande l'initie alors au sexe et aux drogues dures, et plus spécialement à l'héroïne, dont il aura beaucoup de mal à décrocher. A New York, Nico l'introduit dans la Factory d'Andy Warhol, un monde qui ne lui plaira guère. C'est pourtant là que Gérard Malanga le photographie nu, dans toute la splendeur de sa jeune virilité, son cliché étant repris plus de vingt-cinq ans plus tard pour la pochette de la compilation Nude & Rude dans une version censurée.

L'aventure Stooges se poursuit à Los Angeles pour l'enregistrement de leur deuxième album, Fun House (1970), considéré comme un acte fondateur du punk. Mais Elektra rend leur contrat à la suite de prestations jugées choquantes et de problèmes de drogues. Un moment, les Doors songent à lui pour la succession de Jim Morrison - Iggy a toujours reconnu l'influence du « Lizard King » sur son jeu de scène et sa façon de chanter - mais le projet ne se concrétise pas.

Installé en Floride afin de se refaire une santé dans un emploi de gardien de terrain de golf (!), il n'attend guère le coup de pouce provenant de son plus grand fan, l'Anglais David Bowie qui lui procure un nouveau contrat au sein de l'agence MainMan et du label CBS, et s'occupe de réunir les Stooges pour l'album Raw Power qu'il se charge de produire au printemps 1972 (« Search And Destroy »). Le disque est crédité à Iggy & The Stooges, Ron Asheton passant à la basse et James Williamson reprenant la guitare. La carrière d'Iggy Pop semble relancée, mais c'est sans compter sur son addiction qui lui coûte un nouveau renvoi de sa maison de disques.

Après la dissolution du groupe, Iggy - que la marginalité n'a jamais rebuté - et James Williamson se retrouvent un moment sans abri, vivant dans la rue, des largesses de prostituées. Un peu plus tirés d'affaire, ils enregistrent en duo un album, Kill City, dans l'appartement qu'ils louent ensemble. Mais Iggy est toujours héroïnomane et, au pied du mur, pour se désintoxiquer, il demande à être interné en hôpital psychiatrique. Il y reste à peu près un an, recevant quelques visites, dont celle de David Bowie. C'est encore une fois de lui que viendra le salut : il le fait sortir de son isolement forcé, obtient pour lui un contrat chez sa maison de disques RCA, l'emmène à Hérouville pour enregistrer son premier album solo, The Idiot fin 1976 (dont il signe toutes les compositions, de même que celles du suivant, Lust For Life), le fait participer en même temps à son Low et va jusqu'à jouer de l'orgue lors des premiers concerts de sa tournée. Iggy s'est alors exilé en Europe pour s'installer avec Bowie dans un appartement du quartier turc de Berlin, où ils mènent avec Corinne Schwab, l'assistante de Bowie, une vie de bohème. Nous sommes en 1977, une année que les deux complices vont résolument marquer de leur empreinte.

A l'occasion de son tout premier concert à Paris, au Pavillon de la Porte de Pantin, la France profonde le découvre, médusée, lors du journal télévisé de 13 heures : habillé d'un simple short noir, Iggy, le visage couvert d'une épaisse couche de fond de teint, fait une démonstration de culturisme au présentateur-vedette Yves Mourousi avant d'entreprendre de le déshabiller en direct. La chaîne reçoit des milliers de lettres de plaintes de téléspectateurs outragés par cette provocation, mais grâce à ce « coup » médiatique, Iggy a consolidé sa légende dans l'intelligentsia rock française, qui a accueilli The Idiot avec enthousiasme.

Il n'y a alors pas un groupe punk sur terre qui ne le cite parmi ses héros et ne le reprenne, les Sex Pistols eux-mêmes ayant presque depuis leurs débuts ajouté « No Fun » ou « I Wanna Be Your Dog » à leur répertoire. En tout cas, il ne s'est guère assagi depuis l'époque des Stooges, ses concerts restant parmi les plus mouvementés qui soient : il ne rechigne pas à faire toutes sortes d'acrobaties sur scène, à se rouler torse nu dans des tessons de bouteilles, à porter une vraie queue de cheval accrochée à son pantalon ou à descendre dans le public, où il doit souvent se bagarrer avec des excités. Ceci lui assure au moins un succès de curiosité et draine les foules, ses albums se vendant mal.

En 1980, lors de la tournée de son disque Party qui se solde presque par un désastre, il cède à nouveau aux tentations du rock'n'roll lifestyle et échappe de peu à une mort par épuisement. Fauché, il enregistre avec Chris Stein de Blondie l'album Zombie Birdhouse  (1982), qui sera un échec de plus, et sitôt la tournée de promotion finie, il vit dans un dénuement quasi total. Il autorise alors la parution de beaucoup de disques semi-officiels live ou studio pour toucher un peu d'argent. Une fois de plus, c'est David Bowie qui le tirera d'affaire, sa version de « China Girl » (un titre de The Idiot) devenant un tube mondial. Les royalties lui permettent alors de se refaire une santé financière. En 1986, il obtient même un mini-hit en Angleterre (n°10) et aux Etats-Unis avec « Real Wild Child (Wild One) », une reprise de Johnny O'Keefe extraite de son album Blah Blah Blah , dont Bowie a supervisé l'enregistrement. Iggy a alors retrouvé son équilibre et a réorganisé son existence, vivant avec Sushi, une fan japonaise rencontrée lors d'un de ses concerts et qu'il finira par épouser. Le réalisateur Alex Cox fait appel à son charisme pour les films Repo Man (1984) et Sid & Nancy (1986) basé sur l'histoire de Sid Vicious et Nancy Allen, et Martin Scorsese l'engage pour une furtive apparition dans La Couleur de l'argent (1987).

Même s'il avoue alors qu'il n'aurait rien contre un gros succès commercial, celui-ci le fuit pourtant comme la peste et à partir de la fin des années 80, il doit constamment enregistrer des albums de qualité parfois très variable (Instinct en 1988, Brick By Brick avec les Guns N'Roses Slash et Duff McKagan, American Caesar, Naughty Little Doggie, Beat'Em Up) et surtout donner beaucoup de concerts - exercices dans lesquels il est depuis longtemps passé maître - avec des musiciens jeunes et sous-payés, ceci pour vivre décemment de sa musique.

Avec Debbie Harry de Blondie, il participe à la compilation Red, Hot And Blue où ils reprennent brillamment en duo « Well, Did You Evah » de Cole Porter (1990). Après avoir participé à la B.O. du film Arizona Dream d'Emir Kusturica, il a la surprise de se voir figurer au sommet des meilleures ventes de simples en France avec « In The Death Car » (1993), un rap sur fond de musique traditionnelle serbo-croate ! Trois ans plus tard, un autre film, Trainspotting, permet à toute une génération de teenagers de découvrir sa musique de l'époque The Idiot / Lust For Life.

Il poursuit sa carrière d'acteur dans Cry Baby de John Waters (1990), Coffee and Cigarettes et Dead Man de Jim Jarmusch, Tank Girl, The Crow II  de Tim Pope (avec Brandon Lee, 1996), The Brave (Johnny Depp)...jusqu'à Star Trek et Les Razmoket !

Toujours très populaire en France, il enregistre un nouveau duo, cette fois-ci avec son admiratrice Françoise Hardy, « I'll Be Seeing You ». A la sortie d'Avenue B (1999), un de ses disques les plus personnels, il a même droit à une émission spéciale sur Canal +, où, en grand admirateur de Frank Sinatra, il peut faire la démonstration de ses talents de crooner. Il est alors depuis peu séparé de Sushi et est parti s'installer à Miami avec sa nouvelle compagne.

L'ex-affreux Jojo du rock est entre temps devenu un chanteur respecté, auquel on fait désormais souvent appel pour des collaborations, comme avec The Cult ou Death In Vegas. Plus récemment, après la re-formation des Stooges, il accepte de figurer dans une publicité pour l'opérateur de téléphonie SFR qui lui attire encore un nouvel auditoire.

Aujourd'hui, en dépit de problèmes persistants à la hanche (séquelles de tous ses excès passés), les performances scéniques intenses qu'Iggy Pop continue de donner tous les soirs ou presque, à soixante ans passés avec ses Stooges reformés font l'admiration de tout le monde, fans comme profanes, qui ne peuvent que reconnaître son importance dans la notion même de spectacle rock : tout ce que Mick Jagger a fait, Iggy peut le refaire et même aller plus loin que lui. Toujours sur le fil du rasoir, débordant d'énergie et de roublardise, il reste un showman hors pair, qui, un peu comme s'il avait découvert le secret de l'éternelle jeunesse, a gardé le corps - à défaut du visage - et la voix de ses vingt ans, de sorte qu'il pourra se permettre de chanter sans aucun ridicule des titres comme « 1969 » ou « 1970 » jusqu'à la fin de ses jours. 

Entre la fin définitive de The Stooges après le décès de Ron Asheton le 6 janvier 2009 et la reformation d'Iggy & The Stooges avec James Williamson, Iggy Pop sort le déroutant Préliminaires en juin 2009. Inspiré par le jazz et la chanson française, Préliminaires laisse dubitatifs les fans de l'Iguane. Se disant déçu par les maisons de disque, Iggy Pop confirme sa nouvelle orientation discographique en 2012 avec Après. Distribué via le site Vente-Privée.com et le label internet Believe, Après comprend des reprises de Joe Dassin, Serge Gainsbourg, Edith Piaf, ou Frank Sinatra. Celui qui pose volontiers pour les Galeries Lafayette ou avec la ministre française Roselyne Bachelot, aime à ce point la France qu'il lui réserve son inspiration en mode crooner. Copyright 2014 Music Story Frédéric Régent

D'origine vaguement suédoise, James Newell Osterberg naît le 21 avril 1947 à Muskegon, dans la banlieue de Detroit (Michigan). Fils d'un professeur d'anglais, il baigne déjà dans l'excentricité puisqu'il passe toute son enfance et son adolescence à Ypsilanti, dans une caravane au confort plutôt rudimentaire.

Désireux de devenir musicien, il pratique d'abord la batterie, jouant dans un groupe local, les Iguanas, ne commettant qu'un unique simple, la reprise du classique de Bo Diddley « Mona » (1965) avant qu'ils ne lui inspirent son nom de scène. Il passe alors brièvement dans les Prime Movers avant de tenter sa chance à Chicago. Très jeune, il devient père d'un fils, Eric, avec qui il n'aura que peu de contacts.

C'est alors qu'il travaille dans un magasin de disques de Detroit où il est retourné qu'il fait la connaissance de trois petites frappes qui semblent tout droit sorties de la nouvelle de Charles Bukowski Le meurtre de Ramon Vasquez et qui traînent chaque jour leur ennui sur la devanture de la boutique : ce sont les frères Asheton et Dave Alexander. Il se lie d'amitié avec eux et fondent ensemble les Psychedelic Stooges, donnant leur premier concert le soir d'Halloween 1967. Le nom est raccourci en Stooges une fois le groupe signé chez Elektra.

Lors de l'enregistrement du premier album du groupe en 1969 (« No Fun », « I Wanna Be Your Dog »), il devient l'amant de la chanteuse Nico, tournant même dans une mise en scène bien allumée de sa chanson « Evening Of Light ». La belle allemande l'initie alors au sexe et aux drogues dures, et plus spécialement à l'héroïne, dont il aura beaucoup de mal à décrocher. A New York, Nico l'introduit dans la Factory d'Andy Warhol, un monde qui ne lui plaira guère. C'est pourtant là que Gérard Malanga le photographie nu, dans toute la splendeur de sa jeune virilité, son cliché étant repris plus de vingt-cinq ans plus tard pour la pochette de la compilation Nude & Rude dans une version censurée.

L'aventure Stooges se poursuit à Los Angeles pour l'enregistrement de leur deuxième album, Fun House (1970), considéré comme un acte fondateur du punk. Mais Elektra rend leur contrat à la suite de prestations jugées choquantes et de problèmes de drogues. Un moment, les Doors songent à lui pour la succession de Jim Morrison - Iggy a toujours reconnu l'influence du « Lizard King » sur son jeu de scène et sa façon de chanter - mais le projet ne se concrétise pas.

Installé en Floride afin de se refaire une santé dans un emploi de gardien de terrain de golf (!), il n'attend guère le coup de pouce provenant de son plus grand fan, l'Anglais David Bowie qui lui procure un nouveau contrat au sein de l'agence MainMan et du label CBS, et s'occupe de réunir les Stooges pour l'album Raw Power qu'il se charge de produire au printemps 1972 (« Search And Destroy »). Le disque est crédité à Iggy & The Stooges, Ron Asheton passant à la basse et James Williamson reprenant la guitare. La carrière d'Iggy Pop semble relancée, mais c'est sans compter sur son addiction qui lui coûte un nouveau renvoi de sa maison de disques.

Après la dissolution du groupe, Iggy - que la marginalité n'a jamais rebuté - et James Williamson se retrouvent un moment sans abri, vivant dans la rue, des largesses de prostituées. Un peu plus tirés d'affaire, ils enregistrent en duo un album, Kill City, dans l'appartement qu'ils louent ensemble. Mais Iggy est toujours héroïnomane et, au pied du mur, pour se désintoxiquer, il demande à être interné en hôpital psychiatrique. Il y reste à peu près un an, recevant quelques visites, dont celle de David Bowie. C'est encore une fois de lui que viendra le salut : il le fait sortir de son isolement forcé, obtient pour lui un contrat chez sa maison de disques RCA, l'emmène à Hérouville pour enregistrer son premier album solo, The Idiot fin 1976 (dont il signe toutes les compositions, de même que celles du suivant, Lust For Life), le fait participer en même temps à son Low et va jusqu'à jouer de l'orgue lors des premiers concerts de sa tournée. Iggy s'est alors exilé en Europe pour s'installer avec Bowie dans un appartement du quartier turc de Berlin, où ils mènent avec Corinne Schwab, l'assistante de Bowie, une vie de bohème. Nous sommes en 1977, une année que les deux complices vont résolument marquer de leur empreinte.

A l'occasion de son tout premier concert à Paris, au Pavillon de la Porte de Pantin, la France profonde le découvre, médusée, lors du journal télévisé de 13 heures : habillé d'un simple short noir, Iggy, le visage couvert d'une épaisse couche de fond de teint, fait une démonstration de culturisme au présentateur-vedette Yves Mourousi avant d'entreprendre de le déshabiller en direct. La chaîne reçoit des milliers de lettres de plaintes de téléspectateurs outragés par cette provocation, mais grâce à ce « coup » médiatique, Iggy a consolidé sa légende dans l'intelligentsia rock française, qui a accueilli The Idiot avec enthousiasme.

Il n'y a alors pas un groupe punk sur terre qui ne le cite parmi ses héros et ne le reprenne, les Sex Pistols eux-mêmes ayant presque depuis leurs débuts ajouté « No Fun » ou « I Wanna Be Your Dog » à leur répertoire. En tout cas, il ne s'est guère assagi depuis l'époque des Stooges, ses concerts restant parmi les plus mouvementés qui soient : il ne rechigne pas à faire toutes sortes d'acrobaties sur scène, à se rouler torse nu dans des tessons de bouteilles, à porter une vraie queue de cheval accrochée à son pantalon ou à descendre dans le public, où il doit souvent se bagarrer avec des excités. Ceci lui assure au moins un succès de curiosité et draine les foules, ses albums se vendant mal.

En 1980, lors de la tournée de son disque Party qui se solde presque par un désastre, il cède à nouveau aux tentations du rock'n'roll lifestyle et échappe de peu à une mort par épuisement. Fauché, il enregistre avec Chris Stein de Blondie l'album Zombie Birdhouse  (1982), qui sera un échec de plus, et sitôt la tournée de promotion finie, il vit dans un dénuement quasi total. Il autorise alors la parution de beaucoup de disques semi-officiels live ou studio pour toucher un peu d'argent. Une fois de plus, c'est David Bowie qui le tirera d'affaire, sa version de « China Girl » (un titre de The Idiot) devenant un tube mondial. Les royalties lui permettent alors de se refaire une santé financière. En 1986, il obtient même un mini-hit en Angleterre (n°10) et aux Etats-Unis avec « Real Wild Child (Wild One) », une reprise de Johnny O'Keefe extraite de son album Blah Blah Blah , dont Bowie a supervisé l'enregistrement. Iggy a alors retrouvé son équilibre et a réorganisé son existence, vivant avec Sushi, une fan japonaise rencontrée lors d'un de ses concerts et qu'il finira par épouser. Le réalisateur Alex Cox fait appel à son charisme pour les films Repo Man (1984) et Sid & Nancy (1986) basé sur l'histoire de Sid Vicious et Nancy Allen, et Martin Scorsese l'engage pour une furtive apparition dans La Couleur de l'argent (1987).

Même s'il avoue alors qu'il n'aurait rien contre un gros succès commercial, celui-ci le fuit pourtant comme la peste et à partir de la fin des années 80, il doit constamment enregistrer des albums de qualité parfois très variable (Instinct en 1988, Brick By Brick avec les Guns N'Roses Slash et Duff McKagan, American Caesar, Naughty Little Doggie, Beat'Em Up) et surtout donner beaucoup de concerts - exercices dans lesquels il est depuis longtemps passé maître - avec des musiciens jeunes et sous-payés, ceci pour vivre décemment de sa musique.

Avec Debbie Harry de Blondie, il participe à la compilation Red, Hot And Blue où ils reprennent brillamment en duo « Well, Did You Evah » de Cole Porter (1990). Après avoir participé à la B.O. du film Arizona Dream d'Emir Kusturica, il a la surprise de se voir figurer au sommet des meilleures ventes de simples en France avec « In The Death Car » (1993), un rap sur fond de musique traditionnelle serbo-croate ! Trois ans plus tard, un autre film, Trainspotting, permet à toute une génération de teenagers de découvrir sa musique de l'époque The Idiot / Lust For Life.

Il poursuit sa carrière d'acteur dans Cry Baby de John Waters (1990), Coffee and Cigarettes et Dead Man de Jim Jarmusch, Tank Girl, The Crow II  de Tim Pope (avec Brandon Lee, 1996), The Brave (Johnny Depp)...jusqu'à Star Trek et Les Razmoket !

Toujours très populaire en France, il enregistre un nouveau duo, cette fois-ci avec son admiratrice Françoise Hardy, « I'll Be Seeing You ». A la sortie d'Avenue B (1999), un de ses disques les plus personnels, il a même droit à une émission spéciale sur Canal +, où, en grand admirateur de Frank Sinatra, il peut faire la démonstration de ses talents de crooner. Il est alors depuis peu séparé de Sushi et est parti s'installer à Miami avec sa nouvelle compagne.

L'ex-affreux Jojo du rock est entre temps devenu un chanteur respecté, auquel on fait désormais souvent appel pour des collaborations, comme avec The Cult ou Death In Vegas. Plus récemment, après la re-formation des Stooges, il accepte de figurer dans une publicité pour l'opérateur de téléphonie SFR qui lui attire encore un nouvel auditoire.

Aujourd'hui, en dépit de problèmes persistants à la hanche (séquelles de tous ses excès passés), les performances scéniques intenses qu'Iggy Pop continue de donner tous les soirs ou presque, à soixante ans passés avec ses Stooges reformés font l'admiration de tout le monde, fans comme profanes, qui ne peuvent que reconnaître son importance dans la notion même de spectacle rock : tout ce que Mick Jagger a fait, Iggy peut le refaire et même aller plus loin que lui. Toujours sur le fil du rasoir, débordant d'énergie et de roublardise, il reste un showman hors pair, qui, un peu comme s'il avait découvert le secret de l'éternelle jeunesse, a gardé le corps - à défaut du visage - et la voix de ses vingt ans, de sorte qu'il pourra se permettre de chanter sans aucun ridicule des titres comme « 1969 » ou « 1970 » jusqu'à la fin de ses jours. 

Entre la fin définitive de The Stooges après le décès de Ron Asheton le 6 janvier 2009 et la reformation d'Iggy & The Stooges avec James Williamson, Iggy Pop sort le déroutant Préliminaires en juin 2009. Inspiré par le jazz et la chanson française, Préliminaires laisse dubitatifs les fans de l'Iguane. Se disant déçu par les maisons de disque, Iggy Pop confirme sa nouvelle orientation discographique en 2012 avec Après. Distribué via le site Vente-Privée.com et le label internet Believe, Après comprend des reprises de Joe Dassin, Serge Gainsbourg, Edith Piaf, ou Frank Sinatra. Celui qui pose volontiers pour les Galeries Lafayette ou avec la ministre française Roselyne Bachelot, aime à ce point la France qu'il lui réserve son inspiration en mode crooner. Copyright 2014 Music Story Frédéric Régent


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