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Il était une fois Hollywood [Relié]

Juliette Michaud

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Descriptions du produit

Extrait

L'ÂGE DE L'INNOCENCE

Des innovations de D. W. Griffith au génie de Charlie Chaplin, des fresques babyloniennes à l'extase du gros plan : le cinéma muet dura moins de 20 ans, mais bouleversa le monde. «Faire des films devint comme une drogue», dira Cecil B. DeMille. Le premier long métrage hollywoodien, c'est lui.
Il y a 100 ans ! Travelling sur tous ces pionniers du septième art, cette troupe de visionnaires qui inventèrent leur propre légende, et qui, au passage, révolutionnèrent une petite communauté bien tranquille nommée... Hollywood.
Pour le spectateur actuel, le muet peut ressembler à un autre monde. Les acteurs s'y expriment différemment, les mouvements semblent ou trop brusques, ou trop lents, les actrices agitent leurs bouches de poupées de porcelaine sans qu'aucun son n'en sorte. Un dialogue candide s'inscrit sur un carton, et la musique s'emballe pour accompagner l'action !
C'est un monde d'autant plus étrange à aborder que nous voyons rarement ces films à la vitesse à laquelle ils étaient supposés être montrés.
Tournés au départ avec des caméras à manivelle et projetés en accéléré, avec un accompagnateur live, les films seront déformés au fil des décennies pour pouvoir être exploités à la télévision avec de la musique. Le résultat (même si heureusement des corrections sont maintenant possibles), ce sont ces oeuvres resonorisées, souvent retravaillées en sépia, qui paraissent trop frénétiques et sujettes aux sautes d'humeur. La critique américaine Pauline Kael dira qu'avoir montré ainsi les silent films constitue «le pire crime jamais perpétré contre notre héritage de cinéma».
Et pourtant ! En dépit de ces conditions maladroites, qui ne s'est pas fait happer, un jour, à l'impromptu, par une scène d'un film muet ? Celle de Chariot, les yeux pleins de larmes, qui serre dans ses bras le petit Jackie Coogan dans Le Kid {The Kid) : comment y résister ? N'importe laquelle des pitreries de Chariot, d'ailleurs. Ou n'importe quelle pitrerie casse-cou du pince-sans-rire si émouvant Buster Keaton, ou du timide à grosses lunettes d'écaillé Harold Lloyd.
Le visage de Greta Garbo en gros plan ! Mystère, érotisme, son âme est mise à nu dans un jeu incroyablement subtil et complexe. Tout le contraire de l'image que l'on peut avoir des acteurs du cinéma muet, qui prêtaient à des films obsédants une sensibilité à fleur de peau, une sauvagerie représentée à elle seule par la longue chevelure indomptée de l'évanescente Lillian Gish. On comprend difficilement comment une invention aussi fulgurante que celle du cinéma ne put résoudre plus vite le casse-tête de la synchronisation du son, mais c'est aussi grâce au manque de paroles que les images du muet furent si puissantes. Dès les années 1910, la grammaire est inventée : profondeur de champ, ellipse, plan-séquence, flash-back : tout est déjà là - même des triptyques - et le mélange d'un cinéma au premier abord antique avec autant de modernité coupe le souffle. A propos de flash-back, revenons un peu en arrière. En 1886, à Los Angeles. Par une de ces belles journées chaudes qui ont fait la réputation de ce nouvel Eldorado, la jeune épouse d'un roi de l'immobilier du Kansas, Mme Wilcox, s'entiche d'un magnifique terrain de terre vierge et bucolique, 48 hectares de chênes verts et de figuiers sur les contreforts de la vallée de Cahuenga. Pour une poignée de dollars, M. Wilcox offre ce pan de paradis à sa femme, qui baptise son futur ranch «Hollywood», bien qu'il n'y ait pas la moindre branche de houx dans les parages. Daeida Wilcox entreprend alors de transformer Hollywood à son image. Sur l'ancienne chêneraie, elle fait planter des poivriers, les figuiers sont réarrangés façon jardin français (elle va monter une petite affaire de fruits en conserve), elle fait construire de jolies églises, moins «païennes» que les missions mexicaines et, en 1887, une rue principale est tracée, Prospect Avenue. Il ne reste qu'à revendre à bon prix les parcelles de terrain longeant l'avenue qui deviendra plus tard Hollywood Boulevard.
(...)

Revue de presse

« L'essai de Juliette Michaud explore au plus près l'âge d'or de la « fabrique
des rêves », agrémenté d'entretiens passionnants avec des légendes, telles
que Tippi Hedren, Shirley MacLaine, Mickey Rooney ou Kirk Douglas. » --Madame Figaro Pocket

« Comment un petit coin de Californie est-il devenu « l'usine à rêves » ?
Ce livre le raconte sur le mode de la promenade, égrenant souvenirs de
stars-des interviews de Lilian Gish ou de Jane Fonda-, notules pédago
et photos glamour. Instructif. » --Télérama

« Une évocation panoramique et superbement illustrée de
l'apport d'Hollywood à l'histoire du cinéma.
L'auteur analyse tour à tour le rôle et le pouvoir des majors,
leur rôle et leur identité mais aussi le star system (belle
galerie de quelques unes de ses figures les plus marquantes
et mythiques du cinéma américain), s'arrêtant sur ces genres
emblématiques produits par Hollywood comme les comédies
musicales, les films noirs, les drames ou encore les westerns.
Chaque chapitre se concluant par un entretien avec un ou une
comédien(ne) qui illustre le faste mais aussi parfois la face
cachée de cette usine à rêves (Jane Fonda, Farley Granger...). » --Studio Ciné Live

Biographie de l'auteur

Juliette Michaud est une journaliste indépendante qui a longtemps été la correspondante française de Studio Magazine à Los Angeles. Elle est l'auteur du roman Junket : Les Tribulations de Juliette à Hollywood (Sonatine) paru en 2008.
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