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Commentaires client les plus utiles
11 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Confus, conventionnel, et contradictoire...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Il était une fois la paléoanthropologie : Quelques millions d'années et trente ans plus tard (Broché)
J'annonce d'abord ma couleur: je partage complètement l'approche de l'auteur.En effet, "l'essentialisme, l'anthropocentrisme, le finalisme et le scalisme" sont des fléaux de la pensée occidentale. Diogène déjà s'était battu contre ces idées montantes, mais son humour sournois n'avait pas réussi à convaincre. Deux mille cinq cent ans plus tard, les chances de réussir sont encore plus minces: le poids de la tradition, et de la réligion monothéiste, qui a épousé le platonisme, font grand obstacle. De surcroît, les sciences sont handicappées par le fait qu'elles ne peuvent pas formuler des vérités, mais des hypothèses dont le sort ne peut être que d'être "falsifiées" tôt ou tard. Celà devrait me mettre dans le même coin que l'auteur. Malheuresement, ce n'est guère le cas. Le problème est la confusion de ses propos, les répetitions qui tiennent lieu d'approfondissements, le manque de tableaux explicatifs - en bref, aucune aide à la compréhension. Un example pour tous: du coup on lit "(P4 - M1)" à la page 164. L'auteur s'imagine que le lecteur à fait des cours en odontoiatrie et qu'il comprenne d'emblé ce que cette identification represente? L'auteur aime les chercheurs américains: il suffit de voir la façon d'écrire de Jerry COYNE Why Evolution Is True, qui est un modèle de clarté, précision, et approfondissement du sujet. Ce n'est son style bavard et copain-copain qui fait défaut: c'est que sa présentation est fort conventionnelle. L'auteur n'a pas bien lu son S. J. Gould, qui s'est débattu toute sa vie avec le grand problème de la théorie de l'évolution: la complexification. Les plantes (eh oui, on est tellement zoo-centriques qu'on oublie les plantes, nos précurseurs sur terre ferme) ont eu besoin de 50 millions d'années avant de trouver le juste équilibre entre feuille, tronc, et racines The Emerald Planet: How Plants Changed Earth's History. Une fois cet équilibre acquis, c'était la fleuraison des espèces végétales. Les plantes étaient devenues plus complexes, et, sauf des cas de dégéneressance parasitaite, sont restées sur ce plateau avec un module de base très constant. Sans être finaliste, il y a ici différence qualitative entre l'avant et l'aprés. À un certain point, le cumul se transforme en module - et dès ce moment il reste acquis, quitte à se transformer à la marge. S.J. Gould en parlait dans Wonderful life Wonderful Life: Burgess Shale and the Nature of History: nous sommes tous de chordates, et nous partagéons ce module de base. Quand Haeckel parlait de "récapitulation" il se référait surtout à ce type de cumul/module, dont il voyait les traces dans l'embryologie. Notre cerveau n'est pas une élaboration ex novo - il est composé de la superposition de trois modules différentes: le saurien, le mammifère, et le primate (avec variation à la fin). Le resultat est assez baroque - ce que S.J. Gould appelait "jury-rigged", mais l'essentiel est que, une fois acquis, un module n'est jamais rejété - son usage est transformé aux bords, ou alors il reste en forme véstigiale. Le grand problème de l'évolution est de comprendre ce phénomène de cumul/module - un équilibre entre l'acquis et le nouveau. Le grand problème de l'évolution n'est pas tellement d'expliquer pourquoi on partage 98% de notre DNA avec des singes, mais pourquoi on continue à partager - en l'utilisant - le 50% du DNA avec les oiseaux, ou même avec les nématodes. (Si un singe tapant sur la machine à réussi à rédiger aujourd'hui l'Odyssée, cela est dû au fait qu'il n'a pas commencé ex novo, mais qu'il a utilisé des fragments de texte de ses prédécesseurs). La biologiste contemporaine qui à plus oeuvré dans ce domaine, et que l'auteur ignore, est Lynn Margoulis, qui a démontré que la cellule eucyryote est la symbiose de trois organismes précurseurs (elle parle des "cinq" - pas "trois" come l'auteur - royaumes de la vie [ses livres ne sont pas disponibles sur amazon.fr, dommage]). Selon elle, les organismes multicellulaires, seraient des symbioses aussi - malheuresement elle n'a pas su compléter ce volet. La symbiose est "saltationelle" tout en étant "gradualiste" - et elle continue à oeuvrer sous nos yeux. Les ruminants sont un example contemporain. Les bactéries dans le rumen sont obligatoires pour la survie du veau, mais il ne sont pas (encore) englobés dans le DNA. On est en face d'un consortium obligatiore, qui, dans mille ans? un million d'années? se transformera en union symbiotique. La symbiogenèse n'est probablement pas la réponse complète, mais il faudrait creuser dans cette direction, car la complexification est un fait - c'est sur ce fait que se basent (à tort) les finalistes. Pour vraiment combattre le finalisme il faut expliquer la complexification comme phènomène naturel. Darwin a surtout vu le changement, et n'a pas refléchi suffisamment à la persistence du cumul - ce n'est pas une erreur, mais il faut compléter Darwin. Lamarck a vu le cumul, mais il n'a pas su trouver une justification pour le phénomène, ce qui a laissé la porte grande ouverte aux finalistes. Tout à fait sur un autre régistre: l'auteur est physicien de formation - mais il se prive des avancöes dans ses domaines d'origine, et qui eux seraient moins "controversées" que serait la théorie de l'évolution - tout en étant très percutantes contre toute approche "finaliste". Pourquoi ne pas débalaier le terrain en utilisant la mathématique fractale et la théorie du chaos, qui à elle seule, détruit sans appel toute vision mechanique et ahistorique d'une réalité complexe? Ou de Gödel, Heisemberg et Wittgenstein, pour ne pas parler de Bouridan? Pour en venir enfin à la fin du livre: ici l'auteur se contredit profondement. L'évolution, comme le souligne S.J. Gould, n'a pas de direction. Bon. Mais dans la foulée M. Picq appelle (pg. 219) à "une éthique moderne, celle qui engage notre avenir"... "une éthique du rapport de l'homme aux autres espèces consubstantielle à son humanité (Kant)..." (ça veut dire quoi au fait?) Ca semble impliquer justement une direction - sous l'impulsion de notre volonté - vers une meilleure gestion de nos rélations avec l'environnement, avec le but d'un devéloppement durable en faveur de notre descendence (ce qui est très à la mode). Oublions le fait qu'un tel objectif est un contresens. Comme il y aura toujours de descendence, la génération présente à elle toute seule sera toujours perdante face aux besoins infinis des infinies générations futures - à n'importe quel moment de son histoire. Mais "être responsable" est justement sortir du paradigme non-directionnel de l'évolution pour imprimer une direction et une volonté au processus évolutif. C'est de l'idéalisme dans sa forme pure et dure, n'est ce pas? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2.0 étoiles sur 5
Homo ego,
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Il était une fois la paléoanthropologie : Quelques millions d'années et trente ans plus tard (Broché)
Decu par ce livre qui polemique beaucoup , tres sur la défensive , qui emploie beaucoup de mots absconsFinalement je ne connais toujours pas si je descends de Lucy , par contre j'ai decouvert une nouvelle espece d'homidé que j'appellerais Homo-Ego! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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