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Il y a des dieux Broché – 28 septembre 2012

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Extrait

Lorsque j'étais enfant, je lisais des volumes de la collection des «Contes et Légendes» : je me rappelle les Contes et légendes de Grèce, les Contes et Légendes de Rome, les Contes et Légendes de l'Ancienne Égypte.
Probablement l'histoire ne commence-t-elle vraiment qu'avec la remarque qu'on m'avait faite sur le Parthénon alors que j'avais dix-neuf ans : j'apprenais qu'à l'âge classique subsistaient encore des cultes archaïques - dans un petit temple, chaque année, un homme faisait l'amour à une jeune fille vierge, afin que les semailles lèvent. J'ai été très frappée par cette coexistence des rites, par cette superposition de croyances et de pratiques cultuelles qui ne s'excluaient pas, qui ne se chassaient pas l'une l'autre - très attirée par la coexistence de Y archaïque avec ce qui ne l'était pas.
L'étape suivante aura été issue de la lecture de Freud : tour à tour l'apprentissage de la coexistence stratifiée des impressions psychiques, de l'indestructibilité de ce qui est dans le psychisme, de l'impossibilité radicale de s'en tenir aux concepts pacifiques de la philosophie. Apprentissage de l'ambivalence, de la coexistence des contraires, de dispositifs tels que le double bind.
Peut-être apprenais-je dans le même temps, dans mes propres modifications psychiques, quelque chose qui m'apparaissait de l'ordre de la possession - de la ventriloquie.
A un moment, il y eut également l'influence d'un rêve que fit Stravinsky avant de composer Le sacre du printemps : celui d'une jeune femme qui dansait jusqu'à l'épuisement dans une ronde de vieillards. Je ne sais pas comment intervient l'érotisme présent dans tel ou tel de ces traits.
Le séjour que j'ai fait au Mexique, plus exactement le voyage que j'ai fait dans le Chiapas, en 1987, m'a ouvert des yeux nouveaux. Je me rappelle l'étrangeté de la visite de l'église, à San Juan Chamula. Un homme guidait nos pas, une sorte de majordome. L'église était jonchée de fleurs. Des gens sont assis en tailleur, ils ont avec eux des offrandes, des bouteilles de Coca-Cola. Ils discutent entre eux. Les tableaux qui représentent les saints sont retournés contre le mur. Le majordome nous dit, brutalement, d'avancer. - Adelante.
Il nous mène à un tronc qu'il désigne afin que nous y déposions notre offrande.
Nous visitons rapidement cette église dans laquelle je côtoie ma première assemblée polythéiste. Une femme du village, sortant de l'église, se signe en direction du soleil.
Une autre église, dans un village dont je retrouverai le nom. Il n'y a pas de touristes, le village est très pauvre. Alors que nous sommes dans l'église, un Indien y entre presque en courant. Il se jette à genoux, il se précipite sur ses genoux, et commence à prier en pleurant dans une langue indienne. Nous sortons tout de suite. Il est impossible de rester dans une église pour simplement la visiter lorsque quelqu'un qui souffre y prie avec autant de ferveur et de violence mêlées.
Je pense à la manière dont Judas court dans la forêt pour se pendre dans L'Évangile selon saint Matthieu de Pasolini. Il court entre les arbres, il est pressé de se tuer tant sa trahison est incommensurable à sa pensée et à sa vie.
Je me rappelle les visites du Louvre, et les sarcophages, Le livre des morts des anciens Égyptiens ; Isis, la petite soeur-épouse. En Égypte, je me rappelle la splendeur de Nout, son corps voûte céleste, dans l'une des grandes tombes de la vallée des Rois.

Revue de presse

Voilà un livre rare. Déconcertant aussi, au premier abord, parce qu'il mêle - délibérément, joyeusement, subtilement - journal intime et travail de la pensée, réflexions philosophiques et récit de voyage, remarques savantes et souvenirs d'analyse. Ne pas se fier à sa taille modeste, son allure sans façon...
Ce n'est pas une promenade de plus parmi les bibliothèques, les références, les notes de bas de page. Plutôt une escapade pour réfléchir en direct, comme à mains nues...
Accepter de ne pas tout savoir, sur le monde comme sur soi-même, constater que nous sommes toujours plusieurs, jamais vraiment un - que ce soit chez les dieux ou bien à l'intérieur de notre propre tête -, sans pour autant que s'ensuive le chaos, songer que la philosophie, dans le fond, n'en veut rien savoir, et le christianisme non plus, rêver dès lors que tout soit à repenser, conclure provisoirement que la vie s'offre à mille interprétations et s'y dérobe en même temps... voilà quelques chemins esquissés par ce livre. Rare, on vous dit. (Roger-Pol Droit - Le Monde du 4 octobre 2012 )

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Un ouvrage intéressant, qui invite à s'ouvrir à l'autre. Toutefois, il me semble que l'auteur entretient une confusion entre multiplicité et altérité. La multiplicité peut être multiplication du "un", de la même chose et n'ouvre pas nécessairement sur l'altérité. Cela étant, c'est bien d'altérité que traite cet ouvrage. Le style est parfois un peu déroutant, mais l'ouvrage traitant également d'une rencontre avec l'autre, étranger et étrange, il faut accepter de se laisser dérouter.
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Format: Broché Achat vérifié
J’ai pris beaucoup de plaisir à lire le livre de Frédérique Ildefonse. Comment faire face au désarroi présent des sociétés occidentales ou comment utiliser au mieux « la multiplicité ». (Pour reprendre ici un titre de Marc Augé, oui il y a bien un Génie du paganisme). Mais au-delà du constat d’une philosophie (trop) terriblement textualisée et de l’action thérapeutique qu’il appelle (les fameux investissements), il y a lieu, au niveau du lien social, me semble-t-il, à s’investir en priorité pour redéfinir (et revaloriser) la notion de citoyen face à tous les Pouvoirs – religieux ou séculiers peu importe – qui n’ont de cesse de vouloir le rapetisser. La trahison des clercs est toujours d’actualité : aller en quelque sorte vers une « laïcité païenne » dans une mise en scène sociale désormais ritualisée ailleurs que dans ses deux piliers : le travail et la consommation à outrance. A cette fin, l’analyse serait-elle la panacée pour évacuer hors de soi (transférer) cette pression des pouvoirs, pour oublier cette tyrannie du sens ? Mais les excès dénoncés par l’auteur – travail/consommation - ne participent-t-ils pas à l’apaisement/ abrutissement de l’individu, conséquence directe de la mise à l’écart du sens ? Se reposer ? S’oublier soi-même ? « On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux » nous dit Reverdy.Lire la suite ›
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