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17 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
....!?,
Par Emmanuel Gautier (Strasbourg, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Illud Divinum Insanus (CD)
Voici une première réaction à ce dernier album de l'ange morbide, d'autres succéderont certainement, il s'agit d'un avis personnel mais que pas mal de personnes semblent partager.D'abord les faits: la bande de Trey Azagthoth a passé ces huit dernières années à tourner et fait attendre une horde de fans qui trépigne d'impatience depuis la sortie de "Heretic" en 2003. Pour mémoire ou pour ceux qui ne connaîtraient pas le groupe, ils font partie de ces formations qui ont défini les codes du death metal moderne avec des albums du genre "Altars of Madness" (1989) ou "Blessed are the sick" (1991). En cette année 2011, le line-up a été quelque peu modifié avec le retour de David Vincent qui avait quitté le navire en 1996, l'arrêt maladie de Pete Sandoval remplacé aux fûts par le talentueux Tim Yeung, batteur de Divine Heresy (projet de Dino Cazares) et ayant joué pour des groupes de la trempe de Vital Remains et Hate Eternal, et enfin Destructhor rescapé de l'éclatement de Zyklon l'année dernière. Et Trey, évidemment... Musicalement: il y a deux sortes de morceaux sur cet album, les "conventionnels" et les "expérimentaux": -les "conventionnels", comme "Existo vulgoré", disponible en écoute depuis belle lurette, plutôt prometteur, "Nevermore" qui offre de très bons riffs, des ch½urs assez discrets, une variation de tempo très typique du groupe et un solo où l'on constate avec plaisir que les années n'ont pas rendu le père Trey manchot ; mêmes commentaires pour "10 more dead" et "Blades for Baal". Nonobstant leur efficacité, ces titres manquent un peu de saveur, de ce côté sombre qui a fait la renommée du combo floridien, on est loin de la lourdeur d'un "Day of Suffering" ou d'un "Where the Slime lives", même s'ils bénéficient d'une production moderne et très propre sans être pour autant aseptisée et impersonnelle. -les "expérimentaux": pour les vieux fans, dont je fais partie, c'est là que réside le faux pas ; et en plus, ça ne prévient pas, dès le deuxième morceau on est happés dans une spirale hardcore techno pas vraiment du meilleur goût sur laquelle sont posés des riffs de guitare qui sonnent comme une voiture de course d'un mauvais jeu vidéo, puis vous ajoutez des ch½urs foireux et le tour est joué ; on pourrait un peu rapprocher ce titre d'un remix raté issu de "Remanufacture". "Destructos vs the Earth/Attack", un titre qui n'inspire guère pour un morceau franchement pas ragoûtant, là encore une espèce de batterie au son synthétique grossier et un riff plat et simpliste ; et les voix, sans commentaire... "I am morbid" et son ambiance de Coupe du Monde, non merci, pas vraiment l'hommage aux fans que j'imaginais. Et pour nous achever, "Radikult" ; la comparaison avec Marilyn Manson -mais du mauvais- que j'ai vue dans un commentaire colle tout à fait. David Vincent a passé trop de temps avec sa femme chez Genitorturers à faire de l'indus, semble-t-il. Voilà. Bilan des courses, Morbid Angel trébuche sur la prochaine marche de son évolution tout en perdant certains de ses précédents acquis, essentiellement en terme d'ambiance. Les quelques bons morceaux ne parviennent pas à sauver cet album car je n'y vois aucun morceau de l'envergure de "Blasphemy" ou "Dominate". Je laisse le soin à ceux qui auront eu le courage de s'y attarder d'en approfondir l'analyse. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
la continuité dans le changement,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Illud Divinum Insanus (CD)
morbid angel m'a toujours fasciné. j'ai découvert le groupe avec l'album covenant, et c'est en allant voir le groupe en concert sur cette tournée que je me suis rendu à mon second concert metal (le premier fut metallica avec the cult et suicidal tendencies à l'hippodrome de vincennes en 1993), je me suis bien sûr procuré les disques précédents, et ce fut une énorme claque: altars of madness était "tubesque", blessed are the sick était innovant et osait des interludes au clavecin et à la guitare sèche, abominations of desolation, le premier album avorté, montrait que tout cela était en germe dès les tout débuts!d'ailleurs, il reste des stigmates de ce disque jusque sur formulas fatals to the flesh. morbid angel n'est pas et n'a jamais été un groupe unidimentionnel, même s'il fait partie d'un style assez conservateur, le death metal, ou du moins ses fans le sont. pourtant, l'un des géniteurs de ce style, le génial chuck schuldiner, a répété à longueur d'interview que le death metal est l'un des styles qui a le plus de marge de progression car il se nourrit des autres styles. pour peu que les musiciens n'aient pas d'oeuillères. ensuite, ça plait ou pas... mais au final, souvent ces artistes et leurs oeuvres sont adulés par la suite (les cas cynic ou atheist, ou encore pestilence avec l'album spheres). bon, j'arrête là ma digression. morbid angel a souvent permis de repousser les limites du genre, et n'a jamais publié deux fois le même album. parfois le groupe a tapé dans le mille, parfois il a manqué sa cible. mais la qualité, elle, a toujours été au rendez-vous. illud divinum insanus ne déroge pas à la règle, morbid angel livre son lot de nouveautés avec des sonorités et des rythmes empruntés à d'autres styles moins organiques, le metal indus entr'autre. personnellement, j'adore ministry et les revolting cocks, je suis fan de fear factory et de son metal hybride, donc illud divinum insanus ne devrait pas me déplaire. pour ce qui est du côté "traditionnel", nevermore joué au hellfest en 2009, m'avait beaucoup plu, blades for baal et existo vulgore me plaisent aussi. too extreme, premier titre sur lequel morbid angel s'aventure sur le terrain indus, commence plutôt bien mais s'avère trop répétitive sur la longueur. elle aurait gagné à être deux fois plus courte! il en va de même pour l'ensemble de ce disque, le morbid angel que l'on connait assure grâce à ses acquis, le morbid angel nouveau peine à convaincre, parcequ'il ne maitrise pas encore son nouveau propos. cela nous donne donc un album désiquilibré où l'on sent morbid angel le cul entre deux chaises. maintenant, en replaçant illud divinum insanus dans son contexte, il s'agit d'un disque qui amorce un renouvellement pour morbid angel, qui devrait par la suite affûter sa nouvelle orientation en digérant mieux les nouvelles influences, ou alors fera quelque chose de totalement différent! pour ma part, ce disque entretient encore ma fascination pour morbid angel. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Extrême ?,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Illud Divinum Insanus (CD)
Bon, comme tout le monde, j'ai pas compris du tout Too Extreme aux début, par chance quand même, David Vincent m'a un peu rassuré, mais faut reconnaitre plusieures choses, après 8ans d'absence, ou plutot de stand by (et après Heretic, tant mieux !), ce méfait ne pouvait que déplaire aux fans hardcore. Trop d'attente, de promesses et tout, la déception était juste logique chez ces gens là.Quand est-il pour les petits jeunes comme moi qui ont découvert le groupe il n'y a que trois ans ? Bien... C'est beaucoup plus jeune et plus dans l'air du temps que leurs derniers albums, déjà. C'est à dire que Morbid Angel a enfin réussi à se détacher de ce Death Metal qu'ils tentaient de suivre un peu trop à la lettre parfois. Le problème, c'est que le groupe, par indécision ou peur de se faire lyncher, a coupé son album en deux parties. La partie qu'on attendait tous, celle du "comme avant" , qui ma foi, marche quand même bien. Et... la partie qui, là, a juste flingué l'avis des fans pur jus, la partie indus/expérimentale. Je trouve ça un peu c** de juger un album pour trois morceaux, mais bon, okay, je comprends parfaitement pourquoi ils ne font pas l'unanimité. Ce sont des morceaux qui tournent en boucle, qui sont longs et pas forcément entraînants. Desctructos est même plat, surtout au moins de 7mns on est ravis de passer à autre chose, Radikult est un très bon morceau... pour le fan moyen de Marilyn Manson et Too Extreme! est, à mon humble avis, vraiment sympa mais, placé en premier vrai morceau sur le disque, c'est un très mauvais calcul de la part du groupe... Alors, les morceaux comme avant, tant qu'à faire, parlons en un peu, même si, je pense que tout le monde a pu les écouter ben avant la sortie de cet album. Bah... Ils sont comme avant, exit Heretic, exit Gateways to Annihilation et même Domination, non, retour aux sources... Enfin, c'est ce qui est dit. Voila, une fois de plus, cet album a été très mal reçu, je comprends pourquoi, mais perso, j'aime beaucoup, c'est original et quand même bien tenté. Quand on s'appelle Morbid Angel, je sais pas trop ce qui faut avoir en tête pour oser sortir un truc comme ça et, contrairement au dernier Korn, cet album m'a bien éclaté. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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