Tout l'amour le plus digne et le plus absolu qui soit est contenu dans ce livre majestueux. Sublime hymne aussi à la campagne infini, terre de fortune de la nature. Et ici, la base de repère des loupiots se trouve dans une ferme, dans ce quelle a de plus naturelle. Les trois jolis marmots y sont le plus souvent possible immortalisé dans leurs années de cristal. Constat étonnant et quasi-permanent, ils ne sourient sur presque aucunes des photos. Et oui, finalemment, pas besoin de sourire de façade pour démontrer avec vérité, le constat qui va de soi, que l'on est simplement heureux un tant soi peu. Heureux et libres surtout. Ces trois là semblent totalement ignorer et fuir avec suptilité les contraintes phocéennes de la vie. On les vois tour à tour, se baigner, se reposer, jouer à des jeux de société, prendre du plaisir à être saisi du vent dans les cheveux, être en compagnie d'animaux. Avoir également le luxe de voir le temps passé, sans rien avoir d'impératif pour l'occuper. Et les poses que Sally leurs fait adopter, met leurs grâces au pied de l'objectif et en pleine luminosité. Superbe habilitation du noir et blanc à l'éclat sobre, posé et confondant. Une photo contraste avec les autres, quand Emmet et Jessy sont au chevet d'un malade à l'hopital. Et d'autres clichés, ou le talent spontané de Sally Mann apparaît en plein relief. J'ai particulièrement aimé celles ou ils sont groupés. Notamment, quand elle les a probablement pris par surprise quand ils se détendent sur un lit, en train chacun de lire un journal épais de bandes dessinées. L'encadré de la couverture aussi bien sur. Puis, quand ils sont enfoncé dans l'eau jusqu'au nombril. Dans le même genre le très beau Emmet, qui est pris seul et dans la même situation, dans un lac en plein coeur d'une foret, constitue à mon sens l'une des plus belles réussite et avec la poésie et la sensualité qui s'y invitent. Il y a également la page ou Jessie et Virginia jouent au mère imaginaire avec des poupées et l'air vraiment concerné. Quand la plus petite est cliquée sur une terrasse endormi sous une serviette et ou un paysage grandiose se dessine derrière elle. A nouveau Emmet qui comme un prince dévétu et déchu est royalement fixé, les genoux pliés sur une chaise en plastique... sa majesté des enfants ! Et quand il est aussi en compagnie d'un petit copain qu'il tient tendrement par la main. En résumé et conclusion, si l'on aime contempler des enfants qui ont l'infini chance de ne connaitre ni la faim, ni la guerre, ni aucune forme de souffrance et qui s'ébattent dans des draps de joies et de sérénité, ce livre est à recommander sans hésiter. Un ouvrage de référence !