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12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Leur chef d'uvre! L'autre prog.,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : In a Glass House (CD)
Un craquement de verre qui casse et ainsi commence un des albums les plus attachants et énergiques de la planète prog. On comprend pourquoi Steve morse et les Dixie Dregs revendiqueront l'influence de GG sur la complexité et l'esprit aventureux de leur musique. Ce qui frappe aujourd'hui c'est bien plus, que les harmonies précieuses et précises des compositions, la force rythmique (lorgnant parfois vers des phrasés que les plus énergiques de canterburiens ne renieraient pas, je songe à National Health ou les Bruford solo), des signatures rythmiques funambulesques et incroyablement rentre-dedans (certains fans de hard risquent de prendre une bonne butée devant l'art du contre-temps développé par le gentil Géant. Moins évident que Octopus, mais plus énergique, les morceaux de ce disque sont entétants de puissance et de mélodie vicieuse. Le art cover est somptueux, et la pochette CD évoque la beauté originaire de la couverture vynil. L'album n'est pas toujours disponible, alors hatez vous. C'est un des plus parfaits exemples du prog rock à son meilleur, ni opératique, ni inutilement compliqué : quand la complexité rime avec l'inventivité, quand l'énergie sert le talent d'instrumentistes peu démonstratifs mais splendidement collectifs et hors pairs. Get it.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Remaster Alucard 2010: le summum,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : In a Glass House (CD)
Ici, je parlerai de la musique en seulement deux mots pour dire que Gentle Giant reste un groupe exceptionnel qui a produit une musique originale, complexe et innovante, tout au long de sa carrière.Par contre, cette édition 2010 de chez Alucard représente un apport phénoménal au niveau du son. A ce jour, tous les albums (sauf les deux premiers et le dernier il me semble) ont été remasterisés par Alucard (le label du groupe) à partir des bandes master 1/4" originales et sous la supervision des frères Schulman. Le résultat est bluffant et je peux en parler en connaissance de cause car j'ai eu toutes les éditions, vinyles y compris et je connais la musique du groupe par coeur. Les amoureux de Gentle Giant, qui ont déjà les éditons précédentes ne devront pas hésiter une seule milliseconde et se ruer sur ces pressages Alucard avant qu'il ne soient épuisés à la vente !!! Je suis resté baba en les écoutant (à ce jour j'ai dans cette série In a Glass House, The Power and the Glory, Free Hand et Interview et j'attends Octopus et Three Friends). Après les pressages 35th anniversary de 2005 je pensais qu'il n'était pas possible de faire mieux, et bien si..... Ce qui change de manière stupéfiante par rapport aux anciens pressages est la clarté, la séparation des pistes musicales et la vibration des instruments ... le sustain. ces pressages surpassent tous les autres. Vraiment il ne faut pas hésiter, surtout que les prix sont très correct. Ces éditions (sauf Octopus et Three Friends) ne contient pas les morceaux bonus des éditions précédentes. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Religionnaire - Destination Rock,
Par Religionnaire (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : In a Glass House (CD)
Après une tournée éprouvante en première partie de Black Sabbath dont le public n'est franchement pas réceptif aux excentricités de Gentle Giant, le grand frère Phil Shulman décide quitter le groupe. Le reste du collectif, qui doit par ailleurs quitter sa maison de disque en pleine crise, décide de ne pas le remplacer. Bien que cette tournée reste un mauvais souvenir, Gentle Giant semble s'être imprégné des prestations de la formation d'Ozzy Osbourne. In a Glass House témoigne en effet d'un retour en force du rock musclé et des riffs audacieux au sein du médiévalisme jazzy déjanté qui triomphait sur Octopus (1972). Si Pink Floyd rayonne jusqu'à la lune en cette année 1973 avec sa caisse enregistreuse, les bris de verre rythmés placés au début de ce disque lui bloquent malheureusement l'accès au marché américain. En renouant avec le hard rock, Gentle Giant devient pourtant plus accessible, sans sacrifier sa pittoresque fougue, comme il l'avait fait sur Three Friends (1972). Les titres sont en revanche plus longs et volontiers segmentés, rassemblant des fragments parfois très disparates mais dont l'enchainement s'avère extrêmement jouissif. Le tout est organisé autour d'un concept vague, heureusement discret, qui tourne autour de l'enfermement et une fois de plus, de l'aliénation, symbolisé par la phrase : "ceux qui vivent dans des maisons de verre ne devraient pas lancer de pierres...".Manifestant son génie autant dans la composition que dans l'exécution, le groupe virevolte entre riffs extravagants, polyphonies vocales médiévales, hymnes délicats à tendance symphonique et autres détours jazzy, ce sans la moindre indulgence ni grandiloquence. En 1973, les illustres meneurs du rock progressif sombrent dans l'auto-contemplation de leur propre stérilité, établissant alors, de par leurs outrageux excès, des limites à un genre qui se voulait sans frontières. Ce n'est pas le cas des troubadours rabelaisiens, qui, toujours non reconnus à leur juste valeur, conservent cette enthousiasme et cette science de la dissonance jouissive sans équivalent. Le titre éponyme demeure justement l'un des plus beaux exemples d'un affranchissement idéal, qui repousse les contours du rock sans les mépriser. Aussi étranges et imprévisibles que soient les mélodies, harmonies et structures rythmiques, le groove reste permanent, et n'a jamais été aussi resplendissant depuis les débuts du groupe. En dehors d'un léger égarement vocal et percussif, plus expérimental que musical, cet album aussi aventureux qu'attrayant ne possède pas de réel point faible. Chaque seconde y est source d'un bonheur éternellement renouvelable. Ainsi, bien que non distribué aux États-Unis, In a Glass House s'y écoule tout de même à 150 000 exemplaires en importation. Le Religionnaire le sacre ainsi comme une porte d'entrée idéale dans le monde fantasque et réjouissant de Gentle Giant. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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