Qu'on se le dise, et toutes prétentions mises à part, LE Fan ultime de Billy Idol... C'est MOI !!
Ce DVD je ne l'ai même pas vu venir tant je ne l'attendais plus. C'est vrai quoi !! Depuis son retour discographique en 2004 (après tout de même 12 ans d'absence (12 aaaans !)), je pensais bien ne pas attendre aussi longtemps (6 ans) pour avoir enfin entre les mains le témoignage de la dernière tournée promo de son album
Devil's Playground. Enfin ! Je n'irais pas me plaindre outre mesure puisqu'il est là ce "In super overdrive" de mon idole Billy Idol.
Ben oui mais là quand même... M**** !!! 1 heure 07 minutes montre en main, 12 titres pas un de plus. P***** c'est quoi s'bord** !!?
Bien sûr ! Je ne m'attendais pas a voir figurer un seul morceau du plus que controversé
Cyberpunk (au demeurant très bon), mais faire l'impasse totale sur
Whiplash Smile et le non moins superbe
Charmed Life... Là j'ai envie de crier Zut ! Flute ! Crot*e ! Chiii** !! Et quand en plus le dernier album n'est représenté que par deux morceaux...
Voilà en définitif ce qui fait l'objet mon désapointement: Celui d'un concert au rabais, puisque tronqué.
Poursuivons par une note plus optimiste et venons en à ce qui nous intéresse le plus (finalement): La prestation en elle même.
Il n'y a rien à redire sur la qualité de l'image. Le son est également très bon, quand bien même je lui aurais aimé d'avantage de dynamique.
Quant aux musiciens qui accompagnent Billy Idol, c'est évidemment du premier choix, à commencer par l'alter ego de King Billy. En plus de son jeu unique et flamboyant, Steve Stevens n'a nul besoin de gesticuler ou d'arpenter la scène de long en large pour en imposer aux quelques milliers de spectateurs (spectatriiiices !) venus faire la fête après une telle attente. Le bonheur et la joie se lisent sur chaque visages et dans chaque décolletés (waoouuuuu !!). La Classe guitaristique... C'est ça !
Si l'ex Alice Cooper/ Dream Theater (entres autres) Derek Sherinian est aussi discret aux Claviers que sur l'écran, Brian Tichy, lui, est bien visible. Ce type martèle ses fûts avec une énergie proprement sidérante, tout en jouant visuellement de ses baguettes avec une maestria toute aussi étonnante. Regardez les s'envoler à chaque coups portés sur le tom bass de sa batterie sur le Classic "Flesh for fantasy". IMPRESSIONANT !!
Au même titre que Derek Sherinian, le Bassite de Billy Idol, Stephen Mc Grath, est lui aussi scéniquement très sobre. Plus présent à l'écran que son acolyte, le Biker se contente de jouer la partition juste. C'est d'ailleurs ce que l'on demande d'ordinaire à un Bassiste de Rock: Jouer droit.
Venons en à celui sur qui tous les regards convergent.
Billy Idol est physiquement et vocalement dans une forme éblouissante. Quand on sait de quels excès le blond peroxydé est revenu, voilà qui force en tout point respect.
A 50 balais bien tassés, Billy semble avoir tiré les leçons de ses frasques et de ses exubérances passées, de celles qui l'auront fait passé (trop souvent) pour un simple fanfaron ou une marionnette MTVesque, lorsque celui ci égrainait alors les tubes à la pelle. Voilà peut être ce qui vous surprendra le plus dans ce témoignage Live, et que certains seront peut être tentés de le lui repprocher... Ce manque d'extravagance. Moi chez Billy, c'est sa musique qui m'a d'abord et toujours séduit. "In super overdrive" en est une belle illustration.
Avec un concert filmé dans son intégralité, la note aurait été bien supérieure, mais c'est ainsi. On pourra tout de même se consoler en savourant les deux inédits que sont "Touch my love" et "Cry", et qui laissent tout deux augurer de ce qui pourrait être les prémisses d'un nouvel album. Prions ! 14/20