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Après trois albums, Britney Spears troque la pop bubblegum contre un groove érotico-technoïde. Boostée par un single "Me Against The Music" chanté en duo avec la Material Girl alias Madonna, elle fête la fin de sa période virginale à la "I'm Not a Girl, Not Yet a Woman". Linnocence au placard, lex-Lolita devenue femme fatale joue de son souffle dasthmatique sauvé par defficaces techniques de studio dans un bric-à-brac de hip-hop, de house, de R&B voire de reggae light. Elle enjolive dallusions salaces ("Touch of My Hand", une ode à la masturbation) lélectronique policée par une équipe chevronnée dont Bloodshy & Avant (Jennifer Lopez, Ms Dynamite) ou Guy Sigsworth (Bjork). Une mélodie façon Kylie Minogue "Breathe on Me" par ci, un refrain exotique façon Bollywood "Toxic" par là, Britney Spears ninnove guère mais ne laisse pas indifférent. Dailleurs ni Moby ("Early Mornin'"), ni R.Kelly ("Outrageous") ne résistent.
--Sabrina Silamo
Critique
Loin d’être dépité par les ventes en baisse de son troisième album
Britney, Miss Spears revient en 2003 avec ce
In The Zone, moins tapageur mais plus abouti que les précédents. Ce quatrième opus qui délaisse le travail du pygmalion Max Martin au profit de producteurs venus d’horizons divers met en avant une chanteuse désormais adulte capable d’écrire une poignée de titres et de faire évoluer sa musique de façon audacieuse.
Moby, The Matrix, Trixster, Roy « Royalty » Hamilton, Bloodshy & Avant (réalisateurs habituels de Jennifer Lopez et de la rappeuse anglaise Ms. Dynamite), et le fameux R. Kelly – soit une liste des meilleurs producteurs du moment – se sont donné rendez-vous pour concocter ce cocktail aux saveurs hip hop, électro et R&B. Madonna vient même épauler sa « petite sœur » sur un palpitant
« Me Against the Music », entre deux conseils tirés de la Kabbale. Mais l’imprévu étant ce qu’il y a de mieux, c’est
« Toxic » qui crée la surprise et révèle une Britney comme jamais entendue. Le titre s’incruste dès la première écoute, et fait figure de classique instantané, valant à son interprète son premier Grammy Award.
In The Zone n’est depuis rien moins que l’album contenant
« Toxic » .
Après, il reste encore quelques nouveautés parées de trouvailles intéressantes, tel l’électro
« Early Morning » ou
« Breathe On Me » qui n’est pas sans rappeler le sytle de Kylie Minogue. Et le hip hop de l’emballant
« I Got That Boom Boom ». Britney Spears signe quant à elle la ballade
« Everytime », dont le clip met en scène son suicide, lui valant la censure assurée. Une noirceur plus présente dans le flot de sensualité que sa voix offre, et qui lui apporte les faveurs de la presse, émoustillée par l’audace crue de
« Touch Of My Hand ».
Grâce à
In The Zone, Britney Spears est arrivée à ses fins : casser son image de poupée trop lisse. Cet album marque un nouveau tournant dans sa carrière, la révélant en adulte, et s'écoulant accessoirement à six millions d'exemplaire dans le monde.
Jamila Wahid - Copyright 2012 Music Story