Le charisme de Georges Clooney nous fait supporter la froide vilénie de ce personnage, oui il incarne un de ces coupeurs de tête, comme il en existe de plus en plus, de ces gens qui exécutent froidement leur tâche, sans se poser de questions face à tous ceux qu'un tournant de leur vie va mettre en porte à faux vis à vis de la société, certains s'en remettront, d'autres non.
Et çà Ryan Bingham le fait parfaitement, jusqu'au jour où son patron introduit par l'intermédiaire d'une jeune diplômée, des idées nouvelles:
brusquement c'est une remise en cause, ses voyages, sa vie telle qu'elle est, insouciante, emplie de rencontres fortuites, menacés.
Alors prise de conscience de notre ami, réflexion sur son devenir, remise en cause, tout ceci est joué très à propos par un George Clooney en grande forme, jusqu'à un retournement de situation, où ce diable d'homme habitué à charmer les femmes est pris à son propre jeu et s'aperçoit, mais un peu tard que le monde des femmes a aussi évolué... sans lui; un final plutôt amer pour lui, mais on sent qu'il s'en remettra, difficilement peut-être.