undrgrnd Cliquez ici Litte nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici B01CP0MXG6 Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Jeux Vidéo soldes montres soldes bijoux

Commentaires client

3,3 sur 5 étoiles3
3,3 sur 5 étoiles
Format: Poche|Modifier
Prix:6,10 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium

Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article
Partagez votre opinion avec les autres clients

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 25 avril 2008
Mais enfin ! Qu'ont-ils donc tous ces auteurs à se gargariser ainsi ? Quel manque d'imagination que de ne parler que de soi sous les artifices surannés d'un narrateur masculin mal grimé ?

"La littérature n'est pas faite pour les acquittés, elle n'est pas faite pour les élus. Elle est dans le camp des victimes et des sacrifiés, dans le camp des condamnés qui essayent, comme moi, de trouver leur salut et qui se cassent les dents " Linda Lê.
Madame Lê s'est cassée les dents contre son roman pénible à lire, car c'est bien de ressasser dont il est question.
Pour le coup, je ne suis pas trompé par l'intention révélée en quatrième de couverture par l'auteur. Mais question tempête, je n'en ai pas vu la couleur, ni des mots, ni des images induites.

Long monologue d'une fille brisée par la mort de son père. Les déracinés ont ceci de commun : le désir de retour, parfois uniquement obtenu le jour du décès. L'exercice réalisé par Kundera était nettement mieux réussi.

Je ne veux pas rester sur une telle note négative, provenant d'un auteur qui possède un certain talent pour manier la langue française.
J'aime la manière dont elle forme ses phrases.
J'aime cette profondeur des sentiments vécus avant la phase finale de la disparition d'un proche, voulue ou non.

J'aime tout dans ce roman, sauf cette autopsie méticuleuse provenant des pensées d'un homme, qui rendent l'ensemble non crédible. Et c'est bien dommage que Lê n'ait pas pris la place de cette femme disparue, et écrive en son nom.

Un livre à ne pas oublier, malgré cette maladresse.(bertrand-môgendre)
0Commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 16 janvier 2008
C'est le premier ouvrage de Linda Lê dont je fais ici la connaissance. Il est très possible qu'il reste le seul, car après cette lecture turbulente, je demeure partagé, très partagé même. J'y ressens une intense froideur, une absence criarde d'émotionnalité, précisément dans la description des émotions intimes des personnages. Mais est-ce seulement le protagoniste du roman, ou est-ce l'auteur elle-même qui en vient à nous éplucher par le menu les agonies cérébrales d'une intense passion sans laisser transparaître le moindre petit soupçon d'érotisme ? Et pourtant... cette apparente invraisemblance n'ôte rien aux puissants effets anamnésiques du livre, qui ont invité ce lecteur à retracer de larges segments de son existence toute entière. Oserais-je pour la cause le recommander à d'autres, dont le parcours existentiel n'a peut-être rien en commun avec le mien, ni avec ceux de Linda Lê et de ses personnages ?

La langue de Linda Lê est riche et châtiée, mais elle n'en est pas poétique pour autant. Son élégance est un peu celle de la grande mode, ce qui n'est pas vraiment un compliment. Les mots rares et les expressions recherchées n'y font pas défaut, mais la foison de figures de style, métaphores ou autres, presque à chaque phrase, devient plutôt lassante à la longue, car elle requiert, paradoxalement, une concentration qui distrait du fil émotionnel de l'ouvrage. Venant de terminer de relire l'inoubliable « Lys rouge », ce chef-d'œuvre d'Anatole France où la jalousie, tout comme dans « In memoriam », est l'élément central, Linda Lê m'engage dans un univers mental où manqueraient certaines couleurs. Ce qui ne signifie pas que celles qui sont présentes vont disparaître de si tôt de ma rétine.
0Commentaire|5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 27 juin 2016
Simplement pour memoire. Ici encore, Linda Lê fait de nombreuses références littéraires et cinématographiques, comme à son habitude, façon de guider le lecteur qui lui fait confiance, mais aussi par reconnaissance pour ces nouriciers de l'ombre : les Quatrains d'Omar Khayyam (dont vous pouvez trouver une statue à... Bucarest, en Roumanie), le Voyage à Tokyo (certainement le film deYasujirō Ozu), Le Visage, du réalisateur Ingmar Bergman, Les Contrebandiers de Moonfleet de Fritz Lang (« le petit John Mohune […] qui, quand on l'interroge sur les revers qu'il a subi, répond : « L'expérience était profitable, monsieur. » Quelle leçon pour moi !)... je vous laisse le plaisir de continuer la liste.
La fin que connaît Sola, l'écrivaine (comme toujours encore les vertigineuses mises en abîme chez Linda Lê) est le suicide, que Stig Dagerman (autre auteur cher à la romancière) appelait "l'accident de travail de l'écrivain". C'est le pretexte à l'évocation posthume d'évoquer celle qui "règne par le pouvoir de l'absence" et de ses livres, mais aussi son père défunt, jadis venu d'Iran.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus