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Inconnu à cette adresse Broché – 5 mai 2004


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Martin Schulse, Allemand et Max Eisenstein, juif Américain, sont deux galeristes associés, aux Etats-Unis. Ils sont surtout deux amis fervents, deux frères. Malgré l'installation de Martin à Munich, ils poursuivent leur amitié à travers des lettres chaleureuses, passionnées. En juillet 1933 pourtant, les doutes et le malaise de Martin face aux remous du gouvernement allemand font vite place à un antisémitisme que ne tempère plus la moindre trace d'affection. D'une cruauté imparable, sa décision tombe comme une sentence : "Ici en Allemagne, un de ces hommes d'action énergiques, essentiels, est sorti du rang. Et je me rallie à lui." Max ne peut se résoudre à une telle révolution, sentimentale et politique.

Inspirée de quelques lettres réelles, cette courte nouvelle publiée en 1938 par une "mère au foyer" américaine surprend. Par sa forme diabolique superbement maîtrisée d'abord et son aspect visionnaire ensuite : en soixante pages à peine, l'auteur parvient en effet à capter avec justesse l'Histoire en marche et à nous faire saisir, à travers le drame intime des deux personnages, toute la tragédie qui se joue outre-Atlantique. --Laure Anciel --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Extrait

GALERIE SCHULSE-EISENSTEIN,
SAN FRANCISCO, CALIFORNIE, USA

Le 12 novembre 1932

Herrn Martin Schulse
Schloss Rantzenburg
Munich, Allemagne

Mon cher Martin,

Te voilà de retour en Allemagne. Comme je t'envie... Je n'ai pas revu ce pays depuis mes années d'étudiant, mais le charme d'Unter den Linden agit encore sur moi, tout comme la largeur de vues, la liberté intellectuelle, les discussions, la musique, la camaraderie enjouée que j'ai connues là-bas. Et voilà que maintenant on en a même fini avec l'esprit hobereau, l'arrogance prussienne et le militarisme. C'est une Allemagne démocratique que tu retrouves, une terre de culture où une magnifique liberté politique est en train de s'instaurer. Il y fera bon vivre.

Ta nouvelle adresse a fait grosse impression sur moi, et je me réjouis que la traversée ait été si agréable pour Elsa et les rejetons.
Personnellement, je ne suis pas aussi heureux que toi. Le dimanche matin, je me sens désormais bien seul - un pauvre célibataire sans but dans la vie. Mon dimanche américain, c'est maintenant au-delà des vastes mers que je le passe en pensée. Je revois la grande vieille maison sur la colline, la chaleur de ton accueil - une journée que nous ne passons pas ensemble est toujours incomplète, m'assurais-tu. Et notre chère Elsa, si gaie, qui accourait vers moi, radieuse, en s'écriant : «Max, Max !», puis me prenait la main pour m'entraîner à l'intérieur et déboucher une bouteille de mon schnaps favori. Et vos merveilleux garçons - surtout ton Heinrich, si beau... Quand je le reverrai, il sera déjà un homme.
Et le dîner... Puis-je espérer manger un jour comme j'ai mangé là-bas ? Maintenant, je vais au restaurant et, devant mon rosbif solitaire, j'ai des visions de Gebackener Schinken, cet exquis jambon en brioche fumant dans sa sauce au vin de Bourgogne ; et de Spätzle, ah ! ces fines pâtes fraîches ; et de Spargeel, ces asperges incomparables. Non, décidément, je ne me réconcilierai jamais avec mon régime américain. Et les vins, si précautionneusement déchargés des bateaux allemands, et les toasts que nous avons portés en levant nos verres pleins à ras bord pour la quatrième, la cinquième, la sixième fois... --Ce texte fait référence à l'édition Poche .


Détails sur le produit

  • Broché: 89 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche; Édition : Le livre de poche (5 mai 2004)
  • Collection : Littérature & Documents
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 225310826X
  • ISBN-13: 978-2253108269
  • Dimensions du produit: 18 x 0,5 x 11 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.6 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (173 commentaires client)
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16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile  Par NMK sur 9 août 2010
Format: Broché
Un roman épistolaire étalé du 12 novembre 1932 au 3 mars 1934 entre deux amis, Martin Schulse, 40 ans, allemand, marié et père de trois garçons, et Max Eisenstein, 40 ans, allemand d'origine juive et célibataire. Les deux hommes sont des associés de longue date dans une affaire prospère de commerce de tableaux à San Francisco et lorsque Martin décide de retourner en Allemagne, ils correspondent tout naturellement. Martin raconte à son ami son retour au pays natal, ses difficultés et ses succès personnels pour se réadapter au mode de vie allemand, sa redécouverte de l'Allemagne et de la pauvreté matérielle de la plupart des Allemands quinze après la fin de la première guerre mondiale. En racontant l'ambiance économique morose, il évoque aussi l'espoir séducteur d'un monde meilleur qu'insuffle un certain Adolf Hitler, maintenant à la tête du gouvernement, homme charismatique qui semble doté d'une énergie incroyable. Au fil de la correspondance, Martin change son point de vue: au début hésitant et méfiant quant aux motifs d'Hitler et de son parti, il est séduit par les discours prometteurs et change peu à peu son attitude avant d'afficher une adhésion complète (et contrainte?) aux valeurs véhiculées par le nazisme.
Son ami Max, resté aux Etats-Unis, est de plus en plus inquiet par les rumeurs d'anti-sémitisme qui sévissent en Europe et craint pour la sécurité de sa sœur Griselle, une actrice qui joue dans une pièce à Berlin. Il demande donc à Martin de veiller sur elle et de l'aider si besoin est.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile  Par TORNADE COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 10 COMMENTATEURS sur 5 septembre 2013
Format: Broché
Martin est Allemand, Max est juif Américain. Tous deux vivent aux Etats-Unis, tous deux sont associés dans la vente de tableaux. Mais Martin retourne vivre en Allemagne et les deux amis correspondent régulièrement.
1933, Hitler est à la tête du gouvernement. Martin est de plus en plus séduit par la personnalité de ce personnage très charismatique : c'est le point de départ d'une rupture inévitable entre ces deux amis qui se considéraient comme deux frères.
Au fil des lettres, le caractère de chacun s'affine et s'affirme. Les deux hommes seront amenés à faire des choix et à prendre leurs responsabilités, lourdes de conséquences. L'amitié se transformera en haine.
L'écriture est sobre, une sobriété au service de l'efficacité, le récit émouvant et tragique doublé d'un climat sur fond d'incompréhension, d'amertume, de douleur, de trahison et de vengeance. La fin est soignée, imprévisible mais tellement compréhensible.
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41 internautes sur 45 ont trouvé ce commentaire utile  Par "armantine" sur 30 juillet 2003
Format: Broché
Qu'est-ce qu'un chef d'oeuvre? Une oeuvre parfaite, à laquelle il ne faut rien rajouter, rien enlever! Voilà ce qu'est ce livre! Pas un mot de trop, pas une phrase manquante. Bien sûr c'est un peu court, mais cette impression ne nait que parce qu'on souhaiterait que le plaisir dure plus longtemps. Si j'avais dû écrire cette histoire j'en aurais fait 500 pages, pleines de redites, d'à peu près, d'explications inutiles! L'auteur l'a écrite en 50 pages, toutes plus justes les unes que les autres. Chaque mot, chaque phrase, chaque lettre pourrait donner lieu à un débat passionné.
A lire une fois pour ne plus l'oublier, à lire deux fois pour en être marqué, à lire trois fois pour la connaitre par coeur, à lire tous le temps pour ne jamais oublier!
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10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile  Par Cornette de Saint Cyr "Xavier" sur 3 décembre 2012
Format: Broché Achat vérifié
Un petit ouvrage de grande qualité, tout en concision, suggestions et … interrogation. On assiste à l’effritement lent et inéluctable d’une belle amitié qui va se transformer en haine implacable.

Il y a dans les commentaires une seule critique négative et sans en reprendre les termes, elle contient sa part de vrai. Car des trois protagonistes de l’histoire n’est pas le plus « horrible » celui que l’on croit, d’autant plus que cette histoire est à recadrer dans le contexte de l’époque, de novembre 1932 à mars 1934.

Nous avons d’abord Martin qui laisse peu à peu les idéaux environnants détruire ses propres idées. Dans sa lettre du 10 décembre 1932, il dit d’Hindenburg : « un grand libéral que j’admire beaucoup » et dans sa lettre du 18 août 1933, « Existe-t-il rien de plus futile qu’un libéral ? ». Tout ce qui constituait ses valeurs s’en est allé pour adopter celles du plus grand nombre. Là où il apparait quasiment machiavélique, c’est lorsqu’il décrit ce qui est arrivé à Griselle. Encore plus froid qu’un rapport de médecin légiste ; aucune émotion pour celle que peu de temps auparavant, il avait profondément chérie.

Vient ensuite Griselle, touchante au début par ses sentiments entiers, et se découvre peu à peu comme ne voulant que satisfaire son ambition, sa gloire et son égo. Pour cella, elle prend des risques « stupides » (dixit Martin) et ne peut s’empêcher de faire une provocation infantile qui va lui coûter particulièrement cher….
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