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Martin Schulse, Allemand et Max Eisenstein, juif Américain, sont deux galeristes associés, aux Etats-Unis. Ils sont surtout deux amis fervents, deux frères. Malgré l'installation de Martin à Munich, ils poursuivent leur amitié à travers des lettres chaleureuses, passionnées. En juillet 1933 pourtant, les doutes et le malaise de Martin face aux remous du gouvernement allemand font vite place à un antisémitisme que ne tempère plus la moindre trace d'affection. D'une cruauté imparable, sa décision tombe comme une sentence : "Ici en Allemagne, un de ces hommes d'action énergiques, essentiels, est sorti du rang. Et je me rallie à lui." Max ne peut se résoudre à une telle révolution, sentimentale et politique.
Inspirée de quelques lettres réelles, cette courte nouvelle publiée en 1938 par une "mère au foyer" américaine surprend. Par sa forme diabolique superbement maîtrisée d'abord et son aspect visionnaire ensuite : en soixante pages à peine, l'auteur parvient en effet à capter avec justesse l'Histoire en marche et à nous faire saisir, à travers le drame intime des deux personnages, toute la tragédie qui se joue outre-Atlantique. --Laure Anciel
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Télérama
Le livre fut publié en 1938 dans le journal américain Story Magazine. 1938, c'est-à-dire en pleine ascension guerrière d'Adolf Hitler. C'est aussi l'unique texte de Kathrine Kressmann Taylor, une Américaine qui se déclarait humblement « femme au foyer ». Son style clair et tranchant où se noie une sourde tendresse donne à cet Inconnu prémonitoire une force démoniaque. Ce roman incisif n'a pas changé le cours de l'Histoire... Mais on n'a qu'un seul désir, le faire lire. A tous. Vite.--
Martine Laval--
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Présentation de l'éditeur
1932. Martin Schulse, un Allemand, et Max Eisenstein, un Juif américain, sont marchands de tableau en Californie. Ils sont aussi unis par des liens plus quaffectueux fraternels. Le premier décide de rentrer en Allemagne. Cest leur correspondance fictive entre 1932 et 1934 qui constitue ce petite livre inédit, écrit par une Américaine en 1938, et salué à lépoque aux Etats-Unis comme un chef-duvre. Ce livre est un instantané, une photographie prise sur le vif et qui décrit sans complaisance ni didactisme forcené une tragédie intime et collective, celle des débuts de lAllemagne nazie.
--Ce texte fait référence à l'édition
Relié
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Quatrième de couverture
1er août 1933. "Tu es un libéral, Martin. Tu vois les choses à long terme. je sais que tu ne peux pas te laisser entraîner dans cette folie par un mouvement populaire qui, aussi fort soit-il, est foncièrement meurtrier."
18 août 1933. "Tu dis que nous persécutons les libéraux, Max, que nous brûlons les livres. Tu devrais te réveiller : est-ce que le chirurgien qui enlève un cancer fait preuve de ce sentimentalisme niais ? Il taille dans le vif, sans états d âme. Oui, nous sommes cruels. La naissance est un acte brutal; notre re-naissance l'est aussi."
1932. Martin Schulse, un Allemand, et Max Eisenstein, un juif américain, sont marchands de tableaux en Californie. Ils sont aussi unis par des liens plus qu'affectueux - fraternels. Le premier décide de rentrer en Allemagne. C'est leur correspondance fictive entre 1932 et 1934 qui constitue ce petit livre inédit en France, écrit par une Américaine en 1938, et salué à l'époque aux États-Unis, comme un chef d'oeuvre. Incisif, court et au dénouement saisissant, ce livre capte l'Histoire avec justesse. C'est un instantané, une photographie prise sur le vif qui décrit sans complaisance, ni didactisme forcené, une tragédie intime et collective, celle de l'Allemagne nazie.
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.