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Indiana Broché – 5 novembre 1984


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Descriptions du produit

Extrait

Par une soirée d'automne pluvieuse et fraîche, trois personnes rêveuses étaient gravement occupées, au fond d'un petit castel de la Brie, à regarder brûler les tisons du foyer et cheminer lentement l'aiguille de la pendule. Deux de ces hôtes silencieux semblaient s'abandonner en toute soumission au vague ennui qui pesait sur eux ; mais le troisième donnait des marques de rébellion ouverte : il s'agitait sur son siège, étouffait à demi haut quelques bâillements mélancoliques, et frappait la pincette sur les bûches pétillantes, avec l'intention marquée de lutter contre l'ennemi commun.
Ce personnage, beaucoup plus âgé que les deux autres, était le maître de la maison, le colonel Delmare, vieille bravoure en demi-solde, homme jadis beau, maintenant épais, au front chauve, à la moustache grise, à l'oeil terrible ; excellent maître devant qui tout tremblait, femme, serviteurs, chevaux et chiens.
Il quitta enfin sa chaise, évidemment impatienté de ne savoir comment rompre le silence, et se prit à marcher pesamment dans toute la longueur du salon, sans perdre un instant la roideur convenable à tous les mouvements d'un ancien militaire, s'appuyant sur les reins et se tournant tout d'une pièce, avec ce contentement perpétuel de soi-même qui caractérise l'homme de parade et l'officier modèle.
Mais ils étaient passés, ces jours d'éclat où le lieutenant Delmare respirait le triomphe avec l'air des camps ; l'officier supérieur en retraite, oublié maintenant de la patrie ingrate, se voyait condamné à subir toutes les conséquences du mariage. Il était l'époux d'une jeune et jolie femme, le propriétaire d'un commode manoir avec ses dépendances, et, de plus, un industriel heureux dans ses spéculations ; en conséquence de quoi, le colonel avait de l'humeur, et ce soir-là surtout ; car le temps était humide, et le colonel avait des rhumatismes.
Il arpentait avec gravité son vieux salon meublé dans le goût de Louis XV, s'arrêtant parfois devant une porte surmontée d'Amours nus, peints à fresque, qui enchaînaient de fleurs des biches fort bien élevées et des sangliers de bonne volonté, parfois devant un panneau surchargé de sculptures maigres et tour­mentées, dont l'oeil se fût vainement fatigué à suivre les caprices tortueux et les enlacements sans fin. Mais ces vagues et passa­gères distractions n'empêchaient pas que le colonel, à chaque tour de sa promenade, ne jetât un regard lucide et profond sur les deux compagnons de sa veillée silencieuse, reportant de l'un à l'autre cet oeil attentif qui couvait depuis trois ans un trésor fragile et précieux, sa femme. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Présentation de l'éditeur

À Paris, Mme Dudevant est morte. Mais G. Sand est connu pour un vigoureux gaillard, écrit à propos d'Indiana, son premier roman, celle qui deviendra la bonne dame de Nohant mais n'est pour lors qu'une jeune femme vivant courageusement sa solitude après un mariage raté et quelques aventures aussi passionnées que décevantes. Indiana a fait George Sand et c'est à travers l'écriture que celle-ci a conquis sa liberté, sa dignité de femme, son identité même. " La cause que je défendais, dira-t-elle plus tard, est celle de la moitié du genre humain, celle du genre humain tout entier : car le malheur de la femme entraîne celui de l'homme comme celui de l'esclave entraîne celui du maître. " Et : " J'ai écrit Indiana avec le sentiment non raisonné, mais profond et légitime, de l'injustice et de la barbarie des lois qui régissent encore l'existence de la femme dans le mariage, dans la famille et dans la société ".


Détails sur le produit

  • Broché: 395 pages
  • Editeur : Folio (5 novembre 1984)
  • Collection : Folio classique
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2070376044
  • ISBN-13: 978-2070376049
  • Dimensions du produit: 17,8 x 10,8 x 1,8 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.5 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
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Première phrase
ON a chilly wet autumn evening, in a little manor house in Brie, three people, lost in thought, were solemnly watching the embers burn in the fireplace and the hands make their way slowly round the clock. Lire la première page
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13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile  Par Milla le 9 février 2006
Format: Broché
Une très belle histoire d'amour d'une certaine manière, en tout cas, une belle histoire de femme sur fond de regard critique sur la société et les institutions de l'époque... Bien qu'un peu sombre (on évolue souvent dans les profondeurs du spleen des personnages), ce livre se termine cependant sur une note de bonheur possible. Premier roman de G.Sand, à lire absolument !
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Par Quinquinou le 22 décembre 2014
Format: Broché
Ah! George Sand...un paradoxe, presque un syndrome ...Impossible de ne pas trouver de ci de là quelque éloge outrée pour la "grande figure " , le salut pompeux à l" Immortelle "(selon le mot-hommage un brin vitriolé de Victor Hugo), la révérence de convention au "symbole", le désir plus ou moins convaincu de « panthéonisation » de la "muse" que toute bonne disciple du féminisme contemporain ne récite que comme une figure imposée. Bien sûr, on aime le mythe, on énumère avec un poil de voyeurisme salace le tableau de chasse des amants de la femme libérée (ce n’est pas la littérature biographique qui manque là-dessus de Guillemin à Chalon …Bref on contemple cette existence o combien fascinante comme si elle illustrait la célèbre maxime d'Oscar Wilde: "j'ai mis mon talent dans mon œuvre mais mon génie dans ma vie". En soi, George Sand semble la cible d'un pacte tacite consistant à accorder plus de valeur au « roman de sa vie » qu’à ses créations romanesques. On ne s'étonnera pas vraiment que la bibliothèque de la Pléiade ne consacre à "La Bonne Dame de Nohant" que deux volumes à une partie de ses œuvres autobiographiques. Misogynie larvée ou pas, on aime à souligner surtout l'instant de folie vénitien (en réalité assez burlesque) avec Musset ou les caresses maternantes adressées à un Chopin, comme des moments où la présence d'Aurore Dupin valoriserait le génie de l'auteur de "Lorenzaccio" ou celui du compositeur des "Nocturnes".Lire la suite ›
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