Enfin ! Il aura fallu supporter 2 avatars de Benjamin Gates aussi médiocres qu'inutiles avant de savourer un véritable film d'aventures ! Car l'âme qui fait défaut à tous les concurrents d'Indy s'est enfin réincarnée dans le seul héritier de Tyrone Power et Errol Flynn ! On entendra partout qu'Harisson Ford est trop vieux. Certes le héros est fatigué, mais quel panache, quel oeil rieur, quelle pêche ! Ford compense sa fatigue toute relative (quelle pêche néanmoins pour un sexagénère !) par une présence hors du commun qui font instantanément oublier son âge. Les dialogues savoureux, les clins d'oeil aux précédents opus, les retrouvailles avec Marion, la découverte du fils, les aventures extraordinaires font de ce film un pur joyau du cinéma contemporain. Pourquoi ? Grâce au génie de Spielberg, qui fait revivre par sa mise en scène échevelée le vrai cinéma épique Hollywoodien. La photographie surexposée de Kaminski apporte néanmoins une touche contemporaine et la musique de John Williams renouvelle le mythe. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Non pas faire du neuf avec du vieux. Mais reprendre l'existant et le faire évoluer, à l'image vieillissante mais tellement plus profonde d'Harisson Ford. Jason Bourne a brillamment réussi à renouveler le mythe de l'agent secret, et Daniel Craig a su évoluer pour donner une nouvelle dimension au personnage de Bond. C'est aussi ce qu'a fait Spielberg avec son héros dans ce nouvel opus, alors que Benjamin Gates s'est totalement ramassé en tentant de renouveler le mythe de l'aventurier. Reviens-nous vite, Indy !