Quand on est fan de Death , il est de bon ton de préférer Human à Individual Through Patterns. Je m'inscris en faux par rapport à cette tendance, et ce, pour plusieurs raisons.
D'abord, pour le line-up: outre Chuck Schuldiner ( R.I.P ) qu'on ne présente plus, on trouve sur cet album Gene Hogland à la batterie ( ex-Dark Angel, ex-Testament et actuel Strapping Young Lad, excusez du peu ), Andy LaRoque à la guitare ( ex-King Diamond, pas besoin de vous faire un dessin ) et Steve DiGiorgio à la basse ( ex-à peu près tout le monde ).
Ensuite, pour les compositions. Certes, Human est un pur bijou, mais celles de Individual...sont plus humaines, peut-être à cause de leur côté heavy-métal dû aux solos de LaRoque, ou à cause de la basse époustouflante de DiGiorgio qui n'aurait pas dépareillé dans un groupe de free-jazz à certains moments. Et est-ce que j'ai parlé du toucher hallucinant de Hogland et du grand Chuck, souvent imité mais jamais égalé?
Enfin, parcequ'on se trouve en présence d'un chef d'oeuvre, tout simplement, une oeuvre d'une beauté et d'une perfection à couper le souffle, ou l'oreille se perd dans des myriades de détails luxuriants et des compositions à tiroirs pourtant débordantes de feeling.
Un album à posséder pour tout fan de death ( le genre ), mais quel album de Death ( le gropue ) ne l'est pas ?