Indochine

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Biographie

« Je voulais que cet album soit bouleversant. Et c’est la première fois que j’ai la chair de poule en écoutant un disque d’Indochine. » Nicola Sirkis n’y va pas par quatre chemins : La République des Meteors est un album important, qui évoque des sujets graves, qui le touche personnellement, qui marque peut-être l’entrée d’Indochine dans une nouvelle époque de son histoire.
Pourtant, dit-il, « je ne savais pas du tout où j’allais. Pour Paradize, j’avais le titre avant que l’on commence à travailler. Pour Alice et June, j’avais déjà une idée autour d’Alice au pays des merveilles. Mais là, ... Lire la suite

« Je voulais que cet album soit bouleversant. Et c’est la première fois que j’ai la chair de poule en écoutant un disque d’Indochine. » Nicola Sirkis n’y va pas par quatre chemins : La République des Meteors est un album important, qui évoque des sujets graves, qui le touche personnellement, qui marque peut-être l’entrée d’Indochine dans une nouvelle époque de son histoire.
Pourtant, dit-il, « je ne savais pas du tout où j’allais. Pour Paradize, j’avais le titre avant que l’on commence à travailler. Pour Alice et June, j’avais déjà une idée autour d’Alice au pays des merveilles. Mais là, ... Lire la suite

Cette biographie a été fournie par l'artiste ou son représentant.

En 1980, tandis que la vogue punk achève d'agoniser dans le caniveau des excès, le rock relève la tête en France. Dans une ambiance électrique et novatrice, dont le groupe Téléphone est l'un des porte-drapeaux, le jeune Nicolas Sirchis, dit Nicola Sirkis, âgé de dix-neuf ans, tente de se frayer un chemin dans l'univers musical, comme manager du groupe parisien Les Espions. Ayant passé une annonce pour recruter un guitariste, il fait la connaissance de Dominique Nicolas, qui a déjà participé à plusieurs groupes amateurs. La carrière des Espions ne décollant pas, Nicola et Dominique, qui sont ... Lire la suite

« Je voulais que cet album soit bouleversant. Et c’est la première fois que j’ai la chair de poule en écoutant un disque d’Indochine. » Nicola Sirkis n’y va pas par quatre chemins : La République des Meteors est un album important, qui évoque des sujets graves, qui le touche personnellement, qui marque peut-être l’entrée d’Indochine dans une nouvelle époque de son histoire.
Pourtant, dit-il, « je ne savais pas du tout où j’allais. Pour Paradize, j’avais le titre avant que l’on commence à travailler. Pour Alice et June, j’avais déjà une idée autour d’Alice au pays des merveilles. Mais là, rien. » Après le triomphe de l’album Alice et June et de la longue tournée qui a suivi, il y a forcément eu des questions. « Quand on a commencé à monter l’album live et le DVD de la tournée, on s’est demandé si on arriverait à faire mieux. Et faire mieux, c’était une montagne. En rentrant en composition, j’ai dit au groupe que je n’étais pas du tout sûr d’arriver jusqu’au bout. »
Début septembre 2007, tout commence. Indochine a transporté pour trois semaines instruments et matériel dans une grande maison de Normandie. Puis, jusqu’en mai 2008 vont se succéder des sessions de trois semaines ou un mois de travail à Paris. « Nous jouons tous les jours et, tous les jours ou presque, il naît un morceau. Parfois il démarre de zéro, parfois il commence par ce que les uns ou les autres ont travaillé chez eux. Au bout du compte, nous nous trouvons avec une quarantaine de projets. »
A ce moment-là, Nicola Sirkis commence à voir clairement ce que va dire le onzième album studio d’Indochine. « Tout est parti de Sophie Calle, de sa lettre de rupture… » Car il est allé à la Biennale de Venise, où la plasticienne française présentait Prenez soin de vous. L’œuvre est singulière : son amant lui ayant envoyé une lettre de rupture, Sophie Calle a demandé à 107 femmes de lire et de commenter celle-ci. Prenez soin de vous trouve des résonnances dans la vie de Nicola, de même que l’œuvre de la poétesse Sylvia Plath, tandis que les textes qu’il commence à écrire pour l’album tournent autour de l’absence, de la séparation, de la distance. « Je n’ai pas mis mes propres malheurs dans le disque. J’ai pensé à d’autres gens, à ceux qui partaient à la guerre. J’ai réalisé que notre génération, en Europe, a échappé aux drames obligés qu’ont vécu les générations avant nous. Nous n’avons pas eu à faire la guerre… Quand on est séparé de la personne que l’on aime, on est malade physiquement, on ne peut pas manger, on ne peut pas avoir le goût de vivre, et on ne le retrouvera qu’en retrouvant cette personne. Et ces garçons laissaient leurs femmes, leurs enfants, et en plus partaient à la guerre où ils risquaient de mourir. Ce doit être une situation mentale et psychologique horriblement dure à vivre. Mais ils y sont allés quand même. »
Dans Le Lac, Union War, Les aubes sont mortes et La Lettre de métal, ce sont des soldats qui parlent. Et peut-être est-ce encore leur voix dans Little Dolls et Un ange à ma table. « Ce ne sont pas des chansons sur la guerre en elle-même, mais sur le fait de ne pas contrôler son destin, de ne plus avoir sa liberté. La guerre est omniprésente parce qu’elle sépare les peuples, les gens, les amours. »
Et on sent bien la menace qui pèse sur ces destinées… « C’est pour cela que cet album s’appelle La République des Meteors : nous ne faisons que passer et il ne reste que des personnages illustres. La pochette représente des soldats de 14-18 qui posent assis sur des chaises avant de partir au front – c’est peut-être leur dernière photo. Et, derrière, il y a un patchwork de toutes mes influences, mais aussi de photos de dictateurs : Patti Smith, David Bowie, Pierre et Marie Curie, Betty Boop, Jacques Dutronc (le seul artiste Français), Paul McCartney, Sid Vicious, Apollinaire, Staline, Mao… »
Il fallait donc du gros son mais, avec Oli de Sat (« nous sommes le binôme de réflexion, de décision et de choix »), Nicola Sirkis a voulu aussi introduire des sonorités acoustiques : de l’ukulélé, du glockenspiel, des pianos-jouets, quelques notes de bandonéon (dans Le Grand Soir) et même une fanfare un peu ébréchée (un groupe d’étudiantes en architecture de Versailles)… L’album s’est construit, de lieu en lieu, de session en session : les guitares à Paris pendant la phase de composition (« pour garder des choses sans trop d’intentions techniques »), la batterie au légendaire studio ICP de Bruxelles « pour le gros son », les voix dans la grande maison normande en août-septembre. « On a enregistré dans la salle de billard, parce que je ne supporte plus les studios classiques avec la vitre et les techniciens derrière. » Puis le mixage a été réalisé en octobre-novembre : « On a terminé le soir de l’élection d’Obama. »
Au final, une collection de seize chansons dans laquelle on devine la ferveur de la tournée à venir et des concerts au Stade au France. Dans La République des Meteors, chaque génération de fans d’Indochine retrouvera ses repères, mais aussi de franches audaces nouvelles. Ainsi, dans Play Boy, Nicola parle franchement à la première personne de certains de ses goûts et opinions. Et, pour la première fois, Indochine signe une chanson ouvertement politique, Republika, dont le refrain va faire couler de l’encre – « Comme on est si fiers de rien/On sera républicains de loin ».

Cette biographie a été fournie par l'artiste ou son représentant.

« Je voulais que cet album soit bouleversant. Et c’est la première fois que j’ai la chair de poule en écoutant un disque d’Indochine. » Nicola Sirkis n’y va pas par quatre chemins : La République des Meteors est un album important, qui évoque des sujets graves, qui le touche personnellement, qui marque peut-être l’entrée d’Indochine dans une nouvelle époque de son histoire.
Pourtant, dit-il, « je ne savais pas du tout où j’allais. Pour Paradize, j’avais le titre avant que l’on commence à travailler. Pour Alice et June, j’avais déjà une idée autour d’Alice au pays des merveilles. Mais là, rien. » Après le triomphe de l’album Alice et June et de la longue tournée qui a suivi, il y a forcément eu des questions. « Quand on a commencé à monter l’album live et le DVD de la tournée, on s’est demandé si on arriverait à faire mieux. Et faire mieux, c’était une montagne. En rentrant en composition, j’ai dit au groupe que je n’étais pas du tout sûr d’arriver jusqu’au bout. »
Début septembre 2007, tout commence. Indochine a transporté pour trois semaines instruments et matériel dans une grande maison de Normandie. Puis, jusqu’en mai 2008 vont se succéder des sessions de trois semaines ou un mois de travail à Paris. « Nous jouons tous les jours et, tous les jours ou presque, il naît un morceau. Parfois il démarre de zéro, parfois il commence par ce que les uns ou les autres ont travaillé chez eux. Au bout du compte, nous nous trouvons avec une quarantaine de projets. »
A ce moment-là, Nicola Sirkis commence à voir clairement ce que va dire le onzième album studio d’Indochine. « Tout est parti de Sophie Calle, de sa lettre de rupture… » Car il est allé à la Biennale de Venise, où la plasticienne française présentait Prenez soin de vous. L’œuvre est singulière : son amant lui ayant envoyé une lettre de rupture, Sophie Calle a demandé à 107 femmes de lire et de commenter celle-ci. Prenez soin de vous trouve des résonnances dans la vie de Nicola, de même que l’œuvre de la poétesse Sylvia Plath, tandis que les textes qu’il commence à écrire pour l’album tournent autour de l’absence, de la séparation, de la distance. « Je n’ai pas mis mes propres malheurs dans le disque. J’ai pensé à d’autres gens, à ceux qui partaient à la guerre. J’ai réalisé que notre génération, en Europe, a échappé aux drames obligés qu’ont vécu les générations avant nous. Nous n’avons pas eu à faire la guerre… Quand on est séparé de la personne que l’on aime, on est malade physiquement, on ne peut pas manger, on ne peut pas avoir le goût de vivre, et on ne le retrouvera qu’en retrouvant cette personne. Et ces garçons laissaient leurs femmes, leurs enfants, et en plus partaient à la guerre où ils risquaient de mourir. Ce doit être une situation mentale et psychologique horriblement dure à vivre. Mais ils y sont allés quand même. »
Dans Le Lac, Union War, Les aubes sont mortes et La Lettre de métal, ce sont des soldats qui parlent. Et peut-être est-ce encore leur voix dans Little Dolls et Un ange à ma table. « Ce ne sont pas des chansons sur la guerre en elle-même, mais sur le fait de ne pas contrôler son destin, de ne plus avoir sa liberté. La guerre est omniprésente parce qu’elle sépare les peuples, les gens, les amours. »
Et on sent bien la menace qui pèse sur ces destinées… « C’est pour cela que cet album s’appelle La République des Meteors : nous ne faisons que passer et il ne reste que des personnages illustres. La pochette représente des soldats de 14-18 qui posent assis sur des chaises avant de partir au front – c’est peut-être leur dernière photo. Et, derrière, il y a un patchwork de toutes mes influences, mais aussi de photos de dictateurs : Patti Smith, David Bowie, Pierre et Marie Curie, Betty Boop, Jacques Dutronc (le seul artiste Français), Paul McCartney, Sid Vicious, Apollinaire, Staline, Mao… »
Il fallait donc du gros son mais, avec Oli de Sat (« nous sommes le binôme de réflexion, de décision et de choix »), Nicola Sirkis a voulu aussi introduire des sonorités acoustiques : de l’ukulélé, du glockenspiel, des pianos-jouets, quelques notes de bandonéon (dans Le Grand Soir) et même une fanfare un peu ébréchée (un groupe d’étudiantes en architecture de Versailles)… L’album s’est construit, de lieu en lieu, de session en session : les guitares à Paris pendant la phase de composition (« pour garder des choses sans trop d’intentions techniques »), la batterie au légendaire studio ICP de Bruxelles « pour le gros son », les voix dans la grande maison normande en août-septembre. « On a enregistré dans la salle de billard, parce que je ne supporte plus les studios classiques avec la vitre et les techniciens derrière. » Puis le mixage a été réalisé en octobre-novembre : « On a terminé le soir de l’élection d’Obama. »
Au final, une collection de seize chansons dans laquelle on devine la ferveur de la tournée à venir et des concerts au Stade au France. Dans La République des Meteors, chaque génération de fans d’Indochine retrouvera ses repères, mais aussi de franches audaces nouvelles. Ainsi, dans Play Boy, Nicola parle franchement à la première personne de certains de ses goûts et opinions. Et, pour la première fois, Indochine signe une chanson ouvertement politique, Republika, dont le refrain va faire couler de l’encre – « Comme on est si fiers de rien/On sera républicains de loin ».

Cette biographie a été fournie par l'artiste ou son représentant.

En 1980, tandis que la vogue punk achève d'agoniser dans le caniveau des excès, le rock relève la tête en France. Dans une ambiance électrique et novatrice, dont le groupe Téléphone est l'un des porte-drapeaux, le jeune Nicolas Sirchis, dit Nicola Sirkis, âgé de dix-neuf ans, tente de se frayer un chemin dans l'univers musical, comme manager du groupe parisien Les Espions. Ayant passé une annonce pour recruter un guitariste, il fait la connaissance de Dominique Nicolas, qui a déjà participé à plusieurs groupes amateurs. La carrière des Espions ne décollant pas, Nicola et Dominique, qui sont devenus amis, décident d'abandonner le groupe à son sort pour tenter de leur côté une aventure musicale.

Le héros s'appelle Bob Morane

En 1981, c'est la naissance d'Indochine, qui tire son nom de la sonorité « exotique » de quelques accords de guitare de Dominique Nicolas : les deux jeunes musiciens composent une première maquette. Mais, une expérience de la scène étant indispensable pour convaincre des producteurs, les larrons recrutent à la dernière minute Dimitri Bodianski, saxophoniste de formation, pour assurer une partie de l'instrumental (saxophone et synthétiseur). Le groupe se produit pour la première fois le 29 septembre 1981 à Paris, au club Le Rose Bonbon : ce concert, couronné de succès, leur vaut un contrat et Indochine sort son premier single, « Dizzidence politik », quelques mois plus tard.

Stéphane Sirkis, le frère jumeau de Nicola, devient au début de 1982 le quatrième larron du groupe, en tant que guitariste : c'est au complet que l'équipe d'Indochine assure les premières parties des groupes Depeche Mode et Taxi Girl. Leur succès est tel que le manager de Taxi Girl obtient leur éviction de la tournée, considérant qu'ils font trop d'ombre à ses propres poulains. En septembre 1982 sort le premier album d'Indochine, L'Aventurier, dont la chanson-titre fait référence à l'univers de Bob Morane, le personnage de bande dessinée créé par Henri Vernes. Ce bref album de six titres se vend à 250 000 exemplaires, mais c'est le single de la chanson homonyme qui lance définitivement les quatre compères sur orbite : à l'été 1983, « L'Aventurier » est le succès numéro un en France, Indochine devenant le groupe-phare du jeune public.

En décembre 1983, Indochine creuse la veine « asiatique » avec son second album Le Péril Jaune et son single « Kao Bang ». Un nouveau clin d'oeil à Henri Vernes, avec « Miss Paramount », et la mayonnaise prend à nouveau : l'allure gentiment destroy et ambiguë des membres du groupe, leur musique énergique, cristalline et sautillante, fonctionnent parfaitement auprès du public, qui leur fait un triomphe lors de leur passage à l'Olympia et de leur tournée à travers toute la France. En 1984, la France est en pleine « Indo-mania » : avec en poche le Bus d'acier, récompense décernée par la critique rock, l'équipe d'Indochine est on top of the world.

Le coeur tendre dans le lit de Miss Clark

En 1985, Indochine prend appui sur son énorme succès public pour aborder une musique plus élaborée, et des chansons aux thèmes moins bande dessinée. Le troisième opus d'Indochine, tout simplement intitulé 3 est moins prosaïque que son titre : empreints d'allusion au sexe et ses ambiguïtés, l'album fait sensation, grâce aux tubes « 3ème Sexe », « Canary Bay », « Tes yeux noirs » et « 3 Nuits par semaine ». Cautionné par un incontournable de la musique française comme Serge Gainsbourg, qui réalise le clip de « Tes yeux noirs », Indochine gagne sur tous les tableaux : l'album se vend à environ 750 000 exemplaires et la tournée française de 1986, qui passe par le Zénith de Paris, est un énorme succès. Le groupe s'exporte désormais dans plusieurs pays européens, comme la Suède, où il est n°1 du hit-parade.

Avec son quatrième album, 7000 Danses, Indochine s'aventure sur des chemins plus expérimentaux, plusieurs chansons étant jugées assez surprenantes et indiquant un nouveau changement de registre. Mais, même en se faisant plus pointue, la musique d'Indochine ne fait plus l'unanimité auprès des critiques : sans doute agacés par l'omniprésence du groupe, un certain nombre de spécialistes du rock commencent à se défouler sur Indochine, qu'ils considèrent comme une baudruche à dégonfler. Cela n'empêche pas l'album de bien fonctionner - sans atteindre cependant les scores de 3 - et le groupe de remporter un grand succès en 1988 avec sa tournée internationale (dans des pays francophones comme la France, la Belgique, la Suisse et le Canada, mais aussi au Pérou). Mais la fin des années 1980 marque aussi la fin de l'équipe mythique d'Indochine, avec le départ de Dimitri Bodianski.

Les frères Sirkis et Dominique Nicolas continuent en trio : si les ventes de l'album Le Baiser, tout en restant correctes, marquent un certain fléchissement, celles du Birthday Album de 1991 qui fête les dix ans du groupe, montrent que la popularité d'Indochine n'est pas si entamée que cela.

Egarés dans la vallée infernale

Le début des années 1990 est cependant le début d'une période plus sombre pour le groupe, victime de sa surexposition médiatique, et donc du passage des modes. Un sketch du trio comique Les Inconnus, qui caricature Indochine en groupe ressassant inlassablement la même chanson aux paroles idiotes, avec des variations minimes (« Isabelle a les yeux bleus » et sa resucée « Gwendoline a les yeux verts ») est le signal de la lassitude vis-à-vis du groupe. Il devient peu à peu branché de considérer Indochine comme ringard : en 1993, les médias et les radios opposent une souveraine indifférence à l'album Un Jour Dans Notre Vie, qui passe en conséquent relativement inaperçu (100 000 exemplaires vendus, ce qui est un bon résultat dans l'absolu, mais ridicule en comparaison des anciens scores du groupe).

En 1995, Dominique Nicolas, l'un des moteurs d'Indochine, quitte le groupe, en partie par découragement. Les frères Sirkis le remplacent par Alexandre Azaria. L'année suivante, l'album Wax se vend encore moins bien que le précédent ; les relations d'Indochine avec sa maison de disque BMG se tendent, et aboutissent à la fin du contrat liant le groupe au label. Jetés comme des vieilles chaussettes trouées, les frères Sirkis et consorts réussissent néanmoins à se relancer par la scène, en sortant le CD Indo Live tiré de la tournée de promotion de leur dernier album. Cela suffit à convaincre un nouveau label, et Indochine signe avec la filiale française du groupe belge Double T Music. Mais la préparation de l'album come-back d'Indochine est endeuillée par un drame : le 27 février 1999, le public apprend la mort de Stéphane Sirkis, des suites d'une hépatite foudroyante. Différé, l'album Dancetaria sort néanmoins quelques mois plus tard.

Sauvés de justesse des crocodiles

Après une tournée acoustique réalisée en 2001, à la suite d'un concert donné en l'honneur de Stéphane Sirkis, Indochine réalise son grand retour : en 2002, l'album Paradize, à l'inspiration rock, remporte un grand succès, grâce notamment au single « J'ai demandé à la Lune », signé par Mickaël Furnon, de Mickey 3D. Jean-Louis Murat offre au groupe un autre titre, « Un singe en hiver ». Une certaine nostalgie des années 1980, et la curiosité de revoir des vétérans que l'on croyait carbonisés, jouent à plein. Avec plus d'1 200 000 albums et 150 000 singles vendus et une tournée de deux ans qui remporte un véritable triomphe, Indochine est relancé au plus haut des cieux.

Le groupe persévère dans la veine rock avec l'album suivant, Alice & June, qui remporte un très bon succès sans approcher le record de Paradize, et une nouvelle tournée de deux ans (2005-2007) qui déplace les foules avec de nombreuses dates doublées, triplées, et même quadruplées. Naguère méprisé et traité de tous les noms, Indochine (qui ne garde de la formation d'origine que la présence de Nicola Sirkis, entouré d'une succession de musiciens) est désormais à nouveau une référence rock en France, prouvant que les « retours gagnants » ne sont pas qu'une invention des as du marketing.

La sortie au printemps 2009 de La République des Météors consolide la position d'Indochine au sommet du rock français. Cet album, s'il ne change guère la formule gagnante du groupe, rapporte une nouvelle moisson de hits avec les singles « Little Dolls », « Le Lac » et « Le Dernier jour ». Le 26 juin de l'année suivante, Indochine frappe un grand coup en devenant le premier groupe français à remplir le Stade de France, en préambule à une longue tournée qui le voit sillonner l'Hexagone, faire un Bercy en décembre et un tour européen en janvier 2011 à l'occasion de la sortie du double album live et du DVD Putain de Stade. Le fameux concert triomphal marquant l'apogée du groupe de Nicola Sirkis se permet le luxe d'être diffusé dans les salles de cinéma le 16 janvier.

La période qui suit est aussitôt consacrée à l'écriture et la réalisation d'un douzième album. Produit par Shane Stoneback et inspiré par des sujets d'actualité comme les soulèvements de rue ou le mariage pour tous, mis en résonance avec les vers de la poétesse lesbienne Mireille Havet, le nouvel opus Black City Parade est entièrement dévoilé en février 2013. Toujours aussi riche et tortueux, le rock d'Indochine s'aventure dans des chansons dépassant souvent les six minutes comme en témoignent le premier simple « Memoria » et le titre « Traffic Girl » coécrit avec Lescop. Cette nouvelle salve ne manquera pas d'attirer les fans vers une nouvelle prestation fleuve au Stade de France en juin 2014. Copyright 2014 Music Story Nikita Malliarakis


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