Après un disque rose, un orange et un jaune voici....un bleu ! Cela tombe bien, l'un des meilleurs morceaux de l'album s'appelle justement "strange color blue" !
J'ai acheté ce disque il y a bien longtemps (1999 ?) sur un malentendu. J'étais alors en pleine période "Rock Scandinave" et je récoltais vaillemment tout ce qui provenait de ces terre glaciales du nord où brulait alors le feu ardent du rock'n'roll : Hellacopters, Backyard Babies, Turbonegro, Glucifer, Hives, Flamin Sideburns, 59 time the Pain.... enfin tout... et parmi eux ces étranges Madrugada, groupe norvégien au nom espagnol dont les journaux spécialisés ("crossroad" je crois...) disaient le plus grand bien !
Et effectivement, bien que l'on ne soit pas dans le domaine du pur rock 'n' roll high energy, voilà un disque qui méritait que l'on y prête attention. Le groupe y exécute une musique habitée, sobre et distante qui n'est pas sans rappeler, pêle-mêle, Grant Lee Buffalo
Fuzzy, Sixteen Horsepower
Low Estate, Spain et même des groupes plus confidentiels comme the Call
Walls Came Down: Best of ou les hollandais de Mecano
Half Inch Universe.... Mais ce n'est pas tout ! Dans la grande tradition des disques invitant au voyage, "Industrial Silence" nous convie à un périple solitaire au coeur des contrées désertiques du grand nord où l'on rencontre tour à tour les figures tutelaires de Chris Isaac, Randy Newman, Nick Cave, Grant Lee Phillips ou David Eugene Edwards ! C'est dire la richesse de l'objet !
Réédité en 2010 avec un CD bonus proposant 18 titres supplémentaires, "Industrial silence" est une vraie réussite; un disque à garder et à écouter encore et encore...
Pour le prochain, il va falloir que je trouve....un vert !