Inferno, 1980, marque l'apogée stylistique de Dario Argento entre Suspiria et Tenebres. Scénario affranchi de toute barrière rationnelle, mise en scène opératique, ambiances psychedeliques, le film ne retient plus du giallo que de longues scènes fetichistes précedant le meurtre de chaque protagoniste. Conte de sorcellerie pour adulte, le film n'est qu'une longue suite de meurtres aussi beaux et sauvages qu'absurdes, le tout berçé dans une ambiance nocturne irréelle (la scène de la cave engloutie soit disant filmée par Bava, celle du viel homme dévoré par les rats) et grand guignol.
Une symphonie de la mort, avec le requiem de Verdi pour appuyer le propos !
Un chef d'oeuvre du cinéma fantastique.