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Commentaires client les plus utiles
8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Surprenant mais un peu decevant,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inglourious Basterds [Blu-ray] (Blu-ray)
Je dois dire que mon coeur balance au sujet de ce film. Il est vrai qu'il traine un peu en longueur et que Mr Tarantino s'est autorisé une vision très personnelle de la seconde guerre mondiale... Mais je dois reconnaitre aussi que les longues phases de dialogues sont finalement assez captivantes. Le colonel SS interprété par Christophe Waltz est vraiment étonnant. Son coté raffiné dissimule un personnage imprévisible et cruel et le jeu d'acteur est remarquable. Diane kruger s'en sort très bien également, reste un brad pitt dans un rôle un peu spécial (scalpeur de nazis) et une Mélanie Laurent surprenante dans son rôle de rescapée juive qui prépare sa revanche.Bref un film un peu spécial qui manque de rythme mais c'est le style Tarantino. Les scènes de dialogues restent un vrai régal selon moi. En ce qui concerne le blu-ray: Excellent, dès le premier plan dans la campagne française on se rends compte immédiatement que l'encodage est très bon. De ce coté là y'a rien à redire. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Uchronie survitaminée,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inglourious Basterds (DVD)
Il arrive que des films vous scotchent dès la première scène, comme parfois la première phase des bons romans. Inglorious Basterds en fait partie par cette phénoménale scène d'ouverture où un officier SS se livre à une séance de torture mentale sur un paysan français pour le contraindre à dénoncer les juifs qu'il cache chez lui, le tout dans un style qui rend hommage aux westerns de Sergio Leone. Puis vient l'éternelle interrogation face à une représentation stylisée, de prime abord désinvolte de la période la plus sombre de notre Histoire: peut-on traiter du nazisme sur un autre mode que le documentaire (sans risquer de relativiser l'horreur absolue de l'idéologie national-socialiste)? Tarentino y parvient bien. Il réinvente une page noire de notre Histoire avec cet art consommé du remploi efficace des codes cinématographiques sans que cela n'édulcore en rien la barbarie, bien au contraire. Il met en scène une équipe de mercenaires juifs limite demeurés dirigé par un redneck grossier chargés de semer la terreur dans les troupes SS en les scalpant et qui vont favoriser l'incendie criminelle fomenté par une victime du génocide juif dans un cinéma où sont réunies toutes les sommités du parti nazi, Hitler inclus . N'était le côté un peu con-con de la métaphore (le cinéma est plus fort qu 'Hitler), il n'y a guère que Tarantino pour oser introduire un morceau de Bowie en illustration sonore de la scène finale, d'un sadisme savoureux, qui emprunte aux meilleurs moments de De Palma. Il y a dans cette ultra violence jubilatoire, un exercice cathartique; y voir une atteinte à la dignité des victimes du nazisme, comme j'ai plu le lire, est un contresens. Vive le cinéma!
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121 internautes sur 158 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
DANS LES CONTES ON OSE TOUT, C'EST MEME A CA QU'ON LES RECONNAIT !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inglourious Basterds (DVD)
CHAPITRE UN : LES REFERENCES.On le sait, Quentin Tarantino a biberonné aux vidéos club. Il a amassé une culture cinématographique allant des grands classiques aux séries Z. Son cinéma regorge de références. INGLORIOUS BASTERDS ne fait pas exception. Dès le générique, différents lettrages sont utilisés, renvoyant à des genres différents. La musique utilisée est celle que Dimitri Tiomkin avait composée pour ALAMO. La moitié des musiques sont de Morricone. La première scène renvoie au massacre de la famille dans IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST. Il en sera ainsi pendant deux heures trente, via des clins d'oeil à HG Clouzot, René Clair, un plan de porte de LA PRISONNIERE DU DESERT, du western italien au film d'épouvante des années 30, à Von Sternberg, Georg Wilhelm Pabst ou Emil Jannings (qui s'est réellement compromis avec le régime Nazi). Tarantino pousse plus loin son hommage au cinéma, en en faisant le personnage central de son film, le héros, par qui les ennemis trépasseront (ne dévoilons pas la fin...). Notons au passage cette phrase citée par le personnage de Mélanie Laurent : « En France, on respecte les réalisateurs ». Et paf ! CHAPITRE DEUX : LES DIALOGUES. A l'instar de Mankiewicz (cf L'Affaire Ciceron) Tarantino est un remarquable dialoguiste. Dans son film, les moments de suspens et de tension passent non pas par l'action pure, mais par de longues scènes dialoguées. La première scène entre Lapadite et le colonel Landa est un modèle du genre, où l'angoisse née du passage du français, à l'anglais, à l'allemand (film à voir en VO !). La longue scène de la taverne est tout aussi remarquable. Tensions, digressions, faux semblant, chacun avance masqué, jusqu'au moment où finalement, les mots ne peuvent plus rien, et la poudre se met à parler. Dans une des dernières scènes, des personnages se font passer pour des italiens, sans en connaître un traître mot... mais Landa, encore lui, avec une aisance confondante, l'oeil pétillant, l'instinct du chasseur en alerte, se met à parler italien. Les mots peuvent trahir, les mots peuvent tuer, tout autant que des balles. Autant Sergio Leone étirait ses scènes, par des gros plans silencieux, autant Tarantino ne peut s'empêcher de combler le vide. Les personnages de Tarantino parlent, de tout, de rien. Et le rien, chez Tarantino, c'est toujours quelquechose ! CHAPITRES TROIS : LA MISE EN SCENE. Cette fois, Tarantino a fait sobre. Les plans séquences alambiqués ou les télescopages temporels tarantinesques, marques de ces premiers films, ont disparu. Tarantino sait choisir le bon cadre. Plans d'ensemble magnifiquement composés, ou gros plans. Il ne nous en met pas plein les mirettes. Hommage à Leone, dans la première scène, le danger arrive de loin, derrière le linge qu'on étend, le silence de la campagne, les trois soldats allemands que l'on aperçoit au travers d'une fenêtre, et qui disparaissant ensuite (où sont-ils ? que font-ils ? où sont les trois filles de Lapadite ?). Les scènes d'action, fort peu nombreuses quand on y pense, sont sèches, rapides, mais font du dégât ! Le film n'est pas centré un personnage précis (Brad Pitt, jouissif, utilisé avec parcimonie), mais les scènes convergent lentement jusqu'au dénouement, que l'on devine être grandiose. Et chose rare dans le cinéma hollywoodiens, les Allemands parlent allemand, les Français parlent français, les Américains parlent anglais... C'est une des grandes forces du film. CHAPITRE QUATRE : L'HISTOIRE. Le film s'ouvre avec cet inter-titre issu des contes de notre enfance : « Il était une fois... ». Cette précaution nous invite donc à ne pas prendre les évènements qui vont suivre pour argent comptant. Tarantino n'est pas bête, ni révisionniste. Ce qu'il aime c'est raconter des histoires, faire vivre des personnages, les (mal)mener du bout de son stylo, au gré de son imagination fertile. Personnages fictifs ou réels. Alors il bouscule l'Histoire, se joue d'elle, mais ne la réécrit pas. Allez lui chercher des poux sous le casque à pointe, au nom d'une quelconque vérité ou vraisemblance historique, est nul et non avenu. A ce jeu là, il faudrait mettre au pilori 50% de la production romanesque mondiale. Oui, Hitler ne se trouvait pas à une avant première à Paris en 44. Et alors ? Oui, s'il avait été réellement présent, c'est quatorze divisions SS qui auraient cerné le cinéma, et non deux malheureux soldats devant sa loge. Quand Tarantino filme Hitler sortant de sa loge, justement, s'étirer, et demander au planton : « vous n'auriez pas un chewing-gum ? », il place évidemment son film dans la catégorie du divertissement. Ne pas le comprendre, et hurler à la désinformation, relève le crime de lèse-imagination. Tarantino ose, il pulvérise les frontières entre le réel et l'imaginaire, botte le derrière des biens-pensants. C'est ce qu'on est en droit d'attendre d'un auteur, d'un iconoclaste. EPILOGUE : Ce dernier opus de Tarantino est un réel bonheur. Chaque scène fonctionne. Toujours sur le fil. Le soin accordé aux images (les gros plans sur le strudel ne donnent-ils pas envie de s'en goinfrer nous aussi ?), la composition des plans, le rythme de l'ensemble (pas ennuyeux une seconde). Et bien sûr l'interprétation des comédiens, au premier rang desquels Christoph Waltz. Il est époustouflant, il compose un colonel Landa qui fera date. Regardez-le manger son strudel ! Se jouer sadiquement de l'angoisse de ses victimes, flatter, séduire, menacer sans même froncer un sourcil, ou exploser comme une bête féroce. La manière qu'il a de mettre en doute une déclaration apparemment anodine (avec le plâtre de Diane Kruger : « des montagnes, à Paris ? ») et faire surgir l'angoisse dans la même seconde chez ses interlocuteurs. Il est terrifiant. Encore une fois, grâce aux mots. Mélanie Laurent est magnifique, Diane Kruger aussi, Brad Pitt s'amuse comme un fou ! INGLORIOUS BASTERDS est un magnifique hommage au cinéma, aux films de genre, une pièce tragi-comique parfaitement et subtilement maîtrisée, par un Tarantino qui s'affirme de films en films, comme un très grand auteur. Le doigt d'honneur lancé à ceux qui avaient hué sa palme d'or en 1994 (et décerné par le très classique Eastwood) est plus que jamais dressé ! Inflexible Tarantino ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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