Dans la discographie de Stevie Wonder l'album de la reconnaissance est "Talking book"(1972) et celui de la consécration est "Song in the key of life"(1976). Mais il ne faut oublier qu'entre les deux, il y a eu "Innervisions" en 1973.
Tout est déjà dit dans le titre et la pochette: des visions de l'intérieur qui vont innonder le monde, comme la musique intérieure de Stevie!
D'abord, un "Too high" au style soul-jazzy, puis un slow douceureux à la guitare "visions" et le fameux "Living for the city", avec ses paroles engagées sur la vie dans les ghettos noirs américains, commence par des synthés et une basse rythmées qui accompagnent l'envol de la voix bluesy de Stevie (une de ses meilleures prestations vocales).
On enchaîne sur "Golden Lady" rythm'blues à la manière de Stevie avec basse bondissante qui vous transporte; tandis que "Higher ground" et "Jesus Children of America" révèlent encore ses talents vocaux et instrumentaux.
Il se permet même une petite incursion dans le mambo avec "Don't you worry 'bout a thing" (repris magistralement 20 ans plus tard par Incognito), chante à nouveau un merveilleux slow (all in love is fair) et finit par le majestueux "He's misstra know it all" , dont la mélodie et le piano en apparence simplistes vous emmènent vers des cimes inégalées.
Un album riche, qui va droit au but et vous parle au coeur à travers ses textes et sa musique et que l'on doit écouter d'un seul trait les premières fois tant les chansons sont éblouissantes.
Un chef d'oeuvre mémorable et intemporel!